Devant la gare : un rond-point. Fleuri. Avec amour. Par les jardiniers de la ville. Soigneusement refait à neuf deux fois l’an. Au printemps et à l’automne. Parfois l’inverse. Et régulièrement, sans faillir jamais, les roues arrière d’un semi-remorque, voire d‘un simple camion, mordent copieusement au-delà de la bordure disloquée du trottoir et impriment de profondes ornières dans la terre ameublie. Immanquablement.

Et je ne jette pas la pierre aux camionneurs, j’ai eu conduit (comme aurait eu dit mon grand-père), jadis, quelques poids lourds ; malgré mon amour pour les fleurs, descendant l’avenue de la Gare pour prendre ensuite la rue des Jésuites, je n’aurais pas pu éviter ce massacre. Qui le pourrait ? Déjà, à vélo, la courbe est difficile à négocier.


Rond-point à vendre* !

 

*d'où le titre