vendredi 9 mai 2008
La modernité pervertira-t-elle l'ami sur le dos duquel les progrès glissent comme pluie sur plumes de canards laqués
— Vous avez gagné un téléphone portable !
— Mamoune, entends-tu ? Nous avons gagné un téléphone portatif !
— TU as gagné et... il est PORTABLE !
— Oh ! Je reconnais ta manie pour les synonymes ! Conseille-moi ! Dois-je accepter ?
J'ai fini par me rendre. A fréquenter (même virtuellement) des jeunettes, hyper connectées, je me devais d'adopter au moins une des icônes de la modernité.
Votre téléphone vous est livré sans batterie. Pour la modique somme de 49,90 € (hors frais de port) vous pourrez accéder au monde de la communication débridée.
Débridée ? J'ai souri ( jaune ! ). La batterie est à commander en Chine !
Je n'allais pas interrompre une si belle volonté d'entrer dans le monde du XXIe siècle.
Pour charger votre batterie, nous vous conseillons d'acquérir le cordon XiV6-BIo# au prix exceptionnel de 19,90€ (hors frais de livraison).
J'ai acquis !
Le cordon, étant aux normes chinoises, il importe de le brancher sur l'adaptateur européen, vendu 9,90 € (hors frais de livraison et uniquement auprès de notre agence de Pékin).
J'ai vécu sans téléphone mobile plus d'un demi-siècle, j'attendrai le mois supplémentaire requis par la livraison expresse.
Combien ?
9,90 €.
Bientôt, la société Ping m'offrira de l'argent.
Incroyable comme en Chine, les prix baissent.
La condition nécessaire pour que vous puissiez bénéficier de notre offre est que vous souscriviez un abonnement auprès de notre fournisseur d'accès à la téléphonie mobile Pékin-Pï-Jonh.
Qu'à cela ne tienne ! Je ne refuse pas le progrès.
Pour 29,90 € par mois vous bénéficiez d'une connexion illimitée vers le Bhoutan, la Birmanie et la Mongolie intérieure. Au-delà de ces frontières et pour simplifier votre gestion tout appel sera facturé forfaitairement 9,901 € la minute.
J'ai signé.
"Cher monsieur Papistache, nous vous remercions de votre souscription, laquelle n'est résiliable qu'en cas de guerre nucléaire comme stipulé page 235 du contrat que vous nous avez retourné en bonne et due forme.
En réponse à votre dernier courrier, nous vous précisons que nos offres, en direction de l'Europe, ne comportent pas de clause précisant que les divers affichages de l'écran (particulièrement lumineux, avez-vous remarqué ?) devaient se faire dans la langue autochtone.
Néanmoins, par souci de préserver de bonnes relations commerciales, nous avons édité un petit guide français/mandarin que nous nous ferons un plaisir de vous retourner dès réception d'un chèque de 7,50 € (hors frais de livraison).
Arnaque, pensez-vous !
Vous auriez tort.
Une délicieuse amie d'enfance de Mamoune, une fille à la voix mélodieuse, après avoir épousé un militaire et élevé cinq enfants, est parvenue à ses fins : enseigner le chinois, langue qu'elle a apprise en ses années universitaires et qu' elle a rêvé, pendant trente ans, de partager. De M.J.C. en stages d'été, elle a caressé l'espoir d'intégrer un lycée où sa passion pourrait s'épanouir. C'est fait depuis deux ans.
Les vicissitudes de la vie ont éloigné les deux amies. Nous interprétons l'offre des représentants de l'empire du Milieu comme un signe. Il est temps que nous renouions avec Marpie.
mardi 6 mai 2008
On ne prête qu'aux riches
Aux environs de 00 h 25, Tiphaine serait la première à déposer un commentaire. Elle dirait... ma foi, elle dirait :
“Oh ! Papistache, vous ne vous êtes pas foulé. Vous voulez nous refaire le coup de l’an dernier. Eculé le procédé, je vous avais connu plus inventif. Vous vieillissez.”
Bises à Mamoune, elle en a bien besoin !
Ensuite, si InFolio parvenait à se lever tôt, elle lâcherait :
“Un billet vide m’emplit de plus de bonheur que plein de billets vains. Un poète a écrit cela, dès que j’en ai le temps je recherche qui et j’oublie de vous donner le résultat de mes investigations.”
Caro-carito, sa salière à points de suspension à la main, s’émerveillerait :
“Mais...... où...... va-t-il chercher tout cela.... moi.... ça me fait là..... comme .... un énorme.... poufffff! ... trop c’est trop.... je remonte aux estives....”
Ekwerkwe depuis son balcon, le clavier sur les genoux et les pieds en éventail nous (vous) pondrait un joli quatrain, rimes pauvres, rimes riches, féminines et masculines. Un bijou à encadrer, comme d’hab, quoi ! Et tout cela en écoutant la radio et en finissant de repasser sa pile de linge de la semaine.
Tilu, décalage horaire oblige, téléphonerait à Val qui baignerait ses gosses, pour lui demander de lui sous-louer un commentaire à glisser sur le blog au Papistache parce qu’elle n’oserait pas le contrarier des fois qu’il passe l’arme à gauche en lisant sa prose dépourvue d’accents aigus.
Tilleul passerait et s’abstiendrait de tout commentaire, jugeant que le poisson serait trop maigre à son goût.
“Moi, du goujon ? Je ne reviendrai que lorsque la sardine bouchera le port de Gardane.
Joëlle, tapie en embuscade, en verve après cette escapade aux Antipodes, déposerait un billet surréaliste et non dénué de philosophiques observations tout en auto-dérision. Ses lectrices, réduites à traquer ses moindres billets passeraient comme des ombres et recueilleraient le suc de la substantifique pensée sur un carnet en peau d’Impala.
Miss-Ter, pour se reposer de la tonte de ses 22 000 hectares de pelouse, s’assiérait un instant et dirait qu’un message comme celui-ci ne l’encouragerait pas à créer son propre blog et que tout compte fait cela pouvait encore attendre un peu.
Claire, nouvelle venue, enverrait un courriel à qui vous savez :
— Dis Sandrine, toi qui es l’exégète du bonhomme, en quel jour, en quel lieu, à quelle heure a-t-il, par le passé, déjà joué du billet sans substance tout en commentaires simulés ?
MAP, chatoyante, apporterait une bouffée d’optimisme :
Le dalaï-lama, un jour, voyant une souris dans son bol de muesli, déclara :
“Si le chat de *** avait été là plutôt que là-bas, la souris qui est ici aurait renversé le bol en s’enfuyant et mon muesli aurait coulé sur la nappe. Il est donc bon que *** garde son chat, moi, je m’arrange avec la souris.”
Walrus de Lyon mais qui n’en a pas l’accent couvrirait la blogosphère de bisous répétés et déclarerait :
“Cher Papistache, il est vrai que rouge est mon canapé mais en Noir et Blanc la différence ne saute pas aux yeux.” Bisous.
Claire sortirait le grand LOL, celui du dimanche, en pâte d’amandes avec de petits vermicelles au chocolat tout autour. LOL Papistache.
Lol à gauche, lol à droite. Et moi, je le dégusterais tout doucement en allant vers le fond du jardin pour donner les miettes aux pinsons.
InFolio, sortie des ses ennuis, regretterait que justement aujourd’hui où enfin son ordinateur voulait bien accepter la connexion elle tombe sur un non-billet. Donc, elle signerait un non-commentaire et oublierait de l’envoyer, ce qui fait que je ne saurais même pas qu’elle serait passée ni elle non plus d’ailleurs.
Bien sûr, Kloëlle serait revenue après avoir séché ses petits et leur avoir innocemment suggéré que peut-être Angelo avait un message à leur délivrer.
La seule femme du groupe crucifierait l’auteur : A l’impossible nul n’est tenu, Papistache fait mentir l’adage !
Ce qui serait impudemment exagéré ! ! !
Val, se serait, elle aussi, manifestée pour demander la raison pour laquelle elle n’avait pas eu l’honneur d’être invitée au banquet. Qu’un commentaire de temps en temps ne signifie pas une lecture de temps en temps.
Et d’ailleurs, une idée me vient.
Il était temps. Je sais !
Je reprends mon billet et je mélange tous les pseudos.
A vous de jouer.
Merci de me lire.
Ça me comble de joie, tous les soirs, quand je m’agenouille devant l’écran.
Vous ai-je dit que c’était à genoux que je m’installais pour vous lire ?
lundi 5 mai 2008
L'un dit : Saint Mai
Lundi cinq mai.
L’un dit : Sein ! mais que dit l’autre ?
L’autre sein ?
Le gauche ?
Le droit ?
L’indice ? Hein ? Mais ?
Quel indice nous dira lequel a dit : Sein !
Il l’a dit ou l’a hurlé, sein.
La hure. Les seins.
Un sein ou deux seins ?
Mes seins ou les siens ?
Et pourquoi Messins ?
Qu’ont mes seins à faire à Metz, comme essaim, à Metz ?
Essaim de seins ?
Miel des seins de l’essaim.
Pas Saint des Saints, les seins.
Rien que mes deux seins, pas mes reins, ni d’airain, les seins.
Seins pas d’airain, corps de bronze.
Bronzer seins nus, au soleil, qui tape sur les seins.
Bzzzzz ! Vol de l’essaim. De lait. Seins.
Le lait des seins, à dessein, nus au soleil, qui tape.
Qui a dit seins ?
L’Abyssin a dit sein.
Deux fois. Bis.
Bisse un, dit deux !.
Sein, sein.
Sains, sains, sains, les gars de Locminé...
L’un dix un ! Mai.
Mai : deux seins. Un, un.
Hum ! Hum ! Toussez pour voir, dit le médecin.
Je tousse seul.
Tous !
Seul !
Tous !
Seul !
Je n’y vois guère plus.
Tousse en corps.
Tout s’enchaîne.
Cent chênes, sans gêne ou cent gènes ?
Lundi cinq mai.
Saint mai dit l’un.
M’est-ce un sein, là ? dit l’autre.
C’est bien un sein ! dit l’un.
Est-ce bien un sein, ça ?
Dis, si ça, c’est un sein ; ça, qu’est-ce ?
Qu’est-ce un sein ?
Qu’est-ce un sein ?
Zozote à dessein, voir !
Qu’est-ze un zein ?
Qu’est-ze un zein .
Qué zinzin !
Zain, zain, zain, les gars de Locminé
Qui ont de la maillette
Dessous leurs souliers...
dimanche 4 mai 2008
Le jour n'est pas seul à décliner
A Bordeaux on trouve des filles qui s'appellent Florence,
en revanche, à Florence...
samedi 3 mai 2008
Eros et Thanatos sont dans un bateau
Les pi, les pipipi, les pi, les pissenlits
Je les ai bouffés par la racine
La racine-ne, la racine-ne
Les pi, les pipipi les pissenlits
Bouffés par la racine-i-i-i-i-neu !
Non, ne vous réjouissez pas trop vite, je ne suis pas mort.
Enfin, pas encore.
Pourtant, cet après-midi, cette chanson s’est installée là.
On prête à nos disparus cette curieuse aptitude à débarrasser nos jardins de cette salade envahissante.
Madame Yvonne ne cache aucun cadavre en son jardinet.
Mais, en fait, je n’ai nulle intention de vous entretenir jardinage. L’entretien du jardin, c’est mon rayon de soleil à moi.
Le soleil, justement !
Il a tapé fort !
Pas assez pour me conduire au champ de naviots, mais fort !
Les pi, les pipipi, les pi, les pissenlits
Je les ai bouffés par la racine
La racine-ne, la racine-ne
Les pi, les pipipi les pissenlits
Bouffés par la racine-i-i-i-i-neu !
Mais je portais mon couvre-chef et l’insolation est allée s’abattre un peu plus loin, cette fois.
Je revenais de la ferme transformée en magasin de décoration quand l’air s’est insinué en moi.
Pourquoi des pissenlits ?
Une ferme déco. Le style de boutique installée à la campagne (en plein Perche, of course) où le parking compte au maximum six voitures dont quatre immatriculées 75.
Des prix rustiques : 195,00 € la chaise de jardin.
750,00 € le banc.
Une ambiance atypique.
Dans le sillage des clientes, de capiteux parfums rarement humés sur le marché de N*gent-Le-R*trou.
Pourquoi les pissenlits ? Épouse-En-Virée n’a pas chanté au retour.
Oh ! Le thé !
Une accorte jeune fille m’a proposé un thé au comptoir. Pas un verre de cidre, ni un cruchon de lait tiède, encore moins un carafon de berluche. Non ! Un thé !
A BUT, rien, même pas une bière ! LECLERC ne s’est aucunement fendu d’un café ni MONOPRIX d’un viandox.
Là, un thé ! Pour mes beaux yeux. Mamoune a décliné l’offre. Elle a dû penser que se cachait une employée invisible au fond des toilettes. Moi, j’ai la vessie spacieuse. J’ai pris le risque. J’ignorais que le thé “Eros” aux saveurs citronnée et fleurie cachait un puissant euphorisant. Ce qui expliquerait la chansonnette.
Je ne vois pas d’autre explication.
Épouse-Indécise a noté les dimensions du miroir (120 cm × 180 cm) en forme de plein cintre.
— Je reviendrai, a-t-elle cligné de l’œil.
Elle reviendra ?
NOUS reviendrons.
Il faudra bien que je goûte au thé “Thanatos” cette fois-ci !
Qui sait s’il n’y eut pas inversion des étiquettes ?
Le retour promet d’être excitant !
Les pissenlits seront fanés,
mais les foins... point.
vendredi 2 mai 2008
D'artichaut ?
— Oh ! Des fi d'artichaut ?
— Des filles ! ! !
— Non, mon père avait toujours dit des fi !
— S'il avait voulu parler des œilletons qui rejettent au pied des plantes mères, il aurait dû dire "des filles d'artichaut."
— Enfin, dans mes souvenirs, j'entends papa qui me dit des fi !
— Je ne veux pas attenter à la mémoire de ton géniteur, mais ne trouves-tu pas logique la filiation ?
— Si, mais... à mes oreilles sonnent encore ses paroles. Ecoute ! Il, oui c'est bien c'est ça, me dit des fi !
— Whaaaaaoooooh ! J'ai compris ! samedidefipointcanalblogpointcom, le blog à Janeczka & Val, sur lequel vous pourrez retrouver, dès samedi, neuf heures, la participation de le Papistache et de ses camarades de jeu. Eh ! bè ! Què prise de tête !
— Eh ! De tête... deux têtes d'artichaut, peuchère ! Qué poilade !
http://samedidefi.canalblog.com/
jeudi 1 mai 2008
Petits vers holorimes pour rendre hommage à la fois au dur labeur d’un couve-plumes tantôt en son jardin tantôt à son écritoire
Papy s’tache, lassé de cette rave aux orties, colle.
Rêvassons Lio ! Oh ! doux et mots laids rayés !
Papistache, lassé de ses travaux horticoles,
Rêve à son lit aux douze et mols oreillers.
mercredi 30 avril 2008
Allez ! Asseyez-vous, la leçon reprend
Ce matin Grisette est repartie de bonne heure.
Finalement ce ne fut qu’une courte halte
sur la route vers Saint-Brieuc.
Un fest-noz pour lequel
une amie l’a invitée...
à tenir la buvette !
La couture mène à tout !
Elle repassera — ça, c’est plus dans ses cordes.
Repasser ! — en fin de semaine.
Peut-être !
Petit cours de jardinage sommaire (suite)
Avertissement : Je ne vais livrer que mon expérience personnelle.
Elle ne vaudra donc qu’à titre d’illustration et non de dogme.
Mes lectrices s’interrogent.
Un jardin exige-t-il énormément de soins ?
Oui et non !
Oh ! Je croyais que le Percheron n’était point Normand !
Un jardinet !
J’ai choisi un terrain à la mesure de ma disponibilité. Essentiel.
Ne pas se montrer gourmand si on sait devoir compter son temps.
Exemple : les rosiers !
Exigeants les rosiers ?
Oui,
entretenir la terre nue au pied des arbustes se révèle assez contraignant.
Outre que la terre est basse, éliminer les herbes indésirables (pas mauvaises, juste indésirables) cela prend du temps et la fréquentation des branches couvertes d’épines est susceptible de provoquer quelques égratignures disgracieuses. Je suis manucure !
Solution : Faire en sorte que la terre ne soit jamais nue au pied des rosiers.
Ma solution ( j’ai dit que je ne traitais que mon expérience) : J’ai repiqué cent boutures de pervenches qui forment un paillasson qu’aucune indésirable ne parvient à franchir. Nos rosiers émergent d’un tapis émeraude et bleu du plus bel effet !
Pour combler quelques trous dans la moquette, j’ai semé des graines d’herbe à Robert.
Si vous saviez comme l’herbe à Robert me plaît. C’est une conquérante qui s’étale et fleurit jusqu’aux gelées.
Les rosiers = sort réglé = quasiment pas d’entretien hors la suppression des fleurs fanées.
Je n’ai pas dix règles, ni cinq, ni quatre. J’en ai une !
Je couvre le sol.
Exemple : les rhododendrons, les azalées, les hortensias. Je répands des écorces de pin au pied. Le sol reste frais et ne demande pas de sarclage épuisant.
Les fleurs annuelles sont contraignantes : semis, éclaircissage, arrosages, repiquage, désherbage.
Je leur préfère les plantes vivaces. Pour les néophytes, ce sont celles qui résistent à l’hiver et repartent de leur souche au printemps, ou qui gardent une partie aérienne en hiver et qui bourgeonnent dès que les beaux jours reviennent.
Très vite, elles s’étalent et leur masse freine l’ardeur des indésirables, de plus le sol est recouvert d’écorces ou de végétaux broyés.
Mes chouchous : des buis, des lupins, des pavots, des bleuets, des marguerites, des bruyères, des crucianelles, des fraisiers des bois, des iris, des hémérocalles, des lavandes, des fougères, des lysimaques, des arums, des asters, des œillets, des violettes, des plumbagos, des pivoines, des menthes, de la mélisse, des fuchsias, des géraniums (pas des pélargoniums, attention !), et des bulbes, des bulbes, des bulbes...
Autre secret : accepter que poussent des plantes qui ont décidé de s’installer là, à leur guise. Co-habiter avec elles, ne pas jouer son petit Louis XIV. Les primevères qui se ressèment partout, ainsi que les euphorbes, les violettes, les marguerites, les myosotis, les lunaires, les nigelles, les campanules, les delphiniums, les onagres, les digitales, les soucis, les pensées, les giroflées, les bugles, etc...
Exemple : La pelouse. Pourquoi vouloir un gazon anglais si c’est se rendre esclave d’une tonte tous les six jours ? La laisser fleurir, la pelouse. Une pelouse fleurie, c’est joli, surtout si on a pris soin de mêler des graines de fleurs aux graines de gazon. Se contenter de tondre des passages sinueux pour aller d’un point à un autre.
S'amuser.
Etre spectateur.
Se laisser surprendre.
J’en ai trop dit.
Un résumé ?
Non, je vais plutôt souligner quelques points clés.
Logiquement, vous auriez déjà dû les repérer.
Sinon, passez faire un tour à la maison.
Un jour où on est là !
mardi 29 avril 2008
Petit cours de jardinage sommaire
"Petit cours de jardinage sommaire :
Un jardin...est un lieu clos... en forme de
jardin...qui comporte huit côtés. Si l'on partage le
jardin en deux par le milieu
(ce qui n'est pas à conseiller...)
On obtient deux moitiés de jardin..."
Euh ! Papistache, ce n'est plus du pastiche mais du plagiat... et piètre encore !
Que tu souries aux doux poèmes de l'ami Bobby soit...
mais au moins, si tu veux lui rendre hommage, hausse un peu le niveau.
Deux amies internautes me demandent un conseil pour réduire l'entretien du jardin sans pour autant tout riblonner ni bétonner à outrance, ou en Charente voire dans les Vosges.
"... voilà, voilà comment on s'y prend...
la toute première fois, on hésite un peu...
après ça va beaucoup mieux..."
Les chœurs : "Non, on veut du vécu, de l'authentique.
(On cultive de l'authentique, dans ton jardinet, Papistache ? )
Toi, ma Galinette, tu poses trop de questions...
— Déonnnng ! Déonnnng !
— Qui sonne à cette heure ?
— Oh ! C'est Grisette !
— Grisette ? Elle est à Toulouse !
— Eh ! Non ! Ou alors, Toulouse touche au jardinet !
Veuillez m'excuser pour l'arrêt brutal de cette chronique. Une visite éclair de Grisette pour ses vieux parents z'émus mérite une suspension d'audience.
Le cours reprendra demain, à la même heure.
A demain !
lundi 28 avril 2008
Migration pendulaire
Chaque matin,
en voiture,
toujours au même endroit
— de l’avantage et des inconvénients de partir à heure régulière —
nous le croisons.
Même dégaine,
même silhouette,
même coup de pédale un peu heurté.
Un homme.
Un homme,
à vélo,
blouson ouvert,
tête nue
— même en hiver —
mains au guidon ;
il quitte le lieu
où nous allons
pour se rendre
là d’où nous venons.
Un navetteur.
Peut-être vient-il de plus loin pour aller encore plus loin ?
Nous ne le connaissons pas et pas facile de nouer une conversation sur une départementale. Zou !
Ce n’est pas le coup de pédale de l’amateur de cyclotourisme.
Une allure lente
— ça monte un petit peu dans ce sens, on quitte la vallée —
des vêtements civils
(point de panoplie à la publicité et aux couleurs tapageuses).
Un ouvrier qui se rend à son travail ?
Ce n’est pas l’allure d’un promeneur du dimanche.
Dans l’obscurité des mois d’hiver,
sous la pluie,
la grêle,
il monte son petit chemin de croix
chaque matin où nous descendons vers le fond de la vallée.
Nécessité.
Ce n’est pas un écologiste adepte des transports alternatifs.
Encore que : une ! deux ! une ! deux !
Il pédale.
En force.
Pas en souplesse.
Peut-être un avare voulant économiser sa voiture ?
Ou un masochiste ?
Ou un pauvre ?
Un navetteur de retour d'un after ?
Un amant qui quitte de bon matin les draps accueillants d’une maîtresse aimée et qui s’en retourne au domicile conjugal ? Amant chassé par l'arrivée du mari veilleur de nuit ?
Il me ressemble, comme se ressemblent deux Percherons secs, barbus et chauves.
J’aurais cette position sur le vélo.
La selle un peu plus haute peut-être ?
Il me ressemble dix fois plus que mon frère ne me ressemble.
D’ailleurs, si Épouse-Aux-Ongles-De-Nacre ne me pinçait pas la cuisse, chaque matin, je pourrais croire que c’est la part de mon être se refusant à pointer qui s’en revient à la maison quand l’autre poursuit sa route vers la salle des machines.
— "Aouille !"
Je tourne la tête,
il a disparu.
A demain !
