vendredi 17 mai 2013

Radar

 Flashé ! En pleine nuit. Ça surprend.Je n’avais pas vu le panneau de limitation.Flashé ! J’étais bien, détendu, les mains souples… une nuit noire, épaisse... comme j’aime… et là, flash, bref, intense, et de nouveau la nuit noire…Je ne savais même pas qu’il existait une limitation sur cette portion de la nuit.Flashé, en plein sommeil, comme je le disais, ce matin, parodiant Alain Bashung et buvant mon thé vert à l’amende : « J’ai dû rêver trop vite. »  

samedi 10 novembre 2012

L'homme qui rétrécit

Le plateau de la table de la cuisine est de bois. Un assemblage savant que tenons, mortaises et chevilles unissent dans les règles de l’art. Toutefois, l’âge venant, le bois travaille (ce qui, paradoxalement, est le contraire de qui m'advient) ; il se rétracte (quand moi je me momifie, ce qui, finalement, n’est pas très éloigné). Alors, sous mon nez, soumettant la cheville carrée à une tension formidable, deux pièces s’éloignent l’une de l’autre. Un fossé s’ouvre entre elles, ravin aux parois parallèles et irréprochablement... [Lire la suite]
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jeudi 20 septembre 2012

Thé MMLXXXIX

Les étagères du placard à vaisselle, au fil des ans, se sont encombrées.— Comme te voilà à la retraite, tu vas pouvoir faire du tri et les réaménager à ta guise, me suggère Épouse-Opportuniste.Ça n’a pas traîné : en sortant deux assiettes à dessert, j’ai fait valser la pile de bols. Me voilà réduit, ce matin, à laper mon thé dans une assiette plate. C’est pas d’bol !Et écrivant cela, je me prends à éprouver un sentiment de déjà vu. N’ai-je pas, ces dernières années, pondu un billet de cette veine-ci ? C’est que, retraite ou pas, je... [Lire la suite]
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samedi 4 février 2012

On lui versera de l'eau dans sa soupe

M’arrivait-il, petit, de me plaindre d’une contrariété, causée soit par ma sœur aînée soit par mon petit frère, que ma grand-mère, clin d’œil à l’appui, me susurrait :—  Je lui mettrai de l’eau dans sa soupe ce soir.J’étais consolé.Plus tard, quand mon petit frère ou ma sœur cadette, née entre temps, allait se plaindre auprès de notre aïeule et qu’elle lâchait « Je mettrai de l’eau dans la soupe de votre grand frère Papistachounet » avec oeillade aux petits et sourire complice au grand benêt, je me flattais de la connivence... [Lire la suite]
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mercredi 12 janvier 2011

Thé MCDLXXIII

Mille-quatre-cent-soixante-treize — Épouse-Encore-A-L’étage, je fais chauffer de l’eau ?— Essaie toujours.Essaie toujours ? La confiance règne.Notons qu’on ne se répètera jamais assez la somme de connaissances requises pour cette opération que d’aucuns exécutent en sifflotant. Chez nous, seule l’amie bouilloire s’autorise une telle décontraction.D’abord, tendre la main vers la bouilloire et calculer son geste avec suffisamment de précision pour que les doigts se referment sur la poignée dudit ustensile. Combien d’essais et d’erreurs... [Lire la suite]
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jeudi 16 septembre 2010

Un millimètre ? C'est guère épais Papistache

Un millimètre !                     Un millimètre !                                       Il est tombé un millimètre d’eau dans la journée de mercredi.Ridicule la pluviométrie en ce mois de septembre.Que voudriez-vous que nous arrosassions d’un millimètre de pluie ?Enfin, je dis un millimètre parce qu’un site dédié aux anticipations... [Lire la suite]
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mardi 7 septembre 2010

Tiens, c'est bête, avec juste un peu plus de temps je glissais trois mots de ma boisson favorite et je livrais un énième thé

Mamoune, la Mamoune à Mowgli — "de Mowgli" eût été plus correct mais m’ôtait une allitération “ma-mou-na-mou-gli” plaisante aux lèvres et à l’oreille — me harcèle aux petits déjeuners — déjeuners chez Walrus et son ministère en formation, et tant qu‘à ouvrir un aparté réglons le sort du pluriel, c‘est  que la scène s‘est trouvée reconduite quelques matins :— Mon amour, montre-moi tes lunettes, il me semble y voir comme un éclat au verre droit.¹Moi, je suis réticent à confier ma monture, c’est vrai, même si peu rétive,... [Lire la suite]
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mercredi 4 août 2010

D'un battement d'ailes d'un papillon

Ce mercredi matin, 4 aout, le géniteur éreinté de ces pages s’accorde une pause.— « Il était, monsieur le commissaire, aux alentours de 10 h 45, 11 heures. Plutôt  11 heures ; le soleil atteignait la brique de l’angle du mur qu’on aperçoit depuis le tabouret du bureau si on veut bien accepter de se reculer un peu et de tourner la tête vers la gauche. »La mousse d’un café corsé affleure du mug posé à sa droite.— « C’est un fait, monsieur le commissaire, que depuis quelques mois, le breuvage dont le compagnon écrivain s’abreuve est... [Lire la suite]
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lundi 26 juillet 2010

Ce couteau !

Dur, le pain est dur, ce matin.Je descends l’escalier pieds nus. Le carrelage est froid. J’enfile les mules qui se chamaillent sous la table basse.Gestes quotidiens : le bol, la cuiller, l’eau dans la bouilloire. Température maximum. Parvenir au plus vite à 100°C.Une pomme. Ce n’est pas un fruit de saison. C’est un fruit.J’ouvre le tiroir — un tiroir, le geste est machinal, j’ai dit “gestes quotidiens” — je saisis un couteau. Ce couteau ?Je puis dire pour chaque objet de la maison et son origine et la date de son entrée chez nous. Ces... [Lire la suite]
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dimanche 4 juillet 2010

Thé MCCCXXI

Stupeur ! Épouse-Du-Dimanche, levée avant moi — non, la stupeur ne gite pas là —  prépare le petit déjeuner ; si mon bol fume, comme de coutume, le sien est resté lové sur l’étagère !Devant elle — mon épouse ! pas l’étagère ! —, un grand verre dont les parois — fines — se couvrent de condensation. Deux glaçons flottent à la surface du breuvage.Un thé glacé !Banal, diriez-vous, mais vous négligeriez la présence d’un sachet détrempé  proprement posé dans la coupelle, à cela destinée et aux motifs floraux d’inspiration... [Lire la suite]
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