Papistacheries

C'est curieux quand je dis que je suis fêlé mes amis de blogue rient mais ne démentent pas...

lundi 6 avril 2009

Poème en carré

croixBrûler la politesse à son rival et devant lui
Passer au flambeau l’épingle qu’il vient de sortir du jeu
Se brûler comme l’éther, là, boule de feu instantanée

Avoir la politesse d’ôter l’épingle de la discorde
Celle qui brûle l’amitié
L’épingle, qu’on trempe dans l’éther, avant que d’ôter les échardes du cœur

croixVapeurs de l’éther qui montent, volutes en épingles,
Volatile volute subtile comme l’est, de l’autre, la politesse
Esprit rembruni qui s’embrase aux émanations toxiques

Politesse surannée, épinglée à la boutonnière
Politesse impondérable, fusion des alcools acides
Partir le premier : Brûler la politesse à son rival et...


Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags :

jeudi 2 avril 2009

Le blogueur n'aime pas la sueur

                              

  Monsieur quitte ses souliers usagés sans les délacer.
                                                         Et les pompes,  de rester nouées, toute la nuit,

s'angoissent.


Commencer une nouvelle journée, sans avoir respiré !


                                Monsieur, s'il vous plait, permettez que vos chaussures, un peu,

se délassent.



J'aurais pu transpirer un peu plus sur mon texte, mais,

le blogueur a le nez fin.

Le blogueur n'aime pas la sueur.

                                        Transpirer à l'écriture transparait à la lecture.
                                        Un billet faisandé  ferait moins recette qu'un frais.
                                        Le blogueur a le palais délicat, 
                                                                     j'ai peur que mon billet  ne sente des pieds.

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , ,

mardi 24 mars 2009

Maigre bilan

Au jardinet

Le rosier a rosi
Le cœur de Marie démarré,
Y’a qu’le forsythia qu’a forci !

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : , ,

samedi 14 mars 2009

Six heures zéro une (+ making of du montage photo)

cal

                            Du jouvenceau, monté en graine,
                      Le poignet maigre laissait flotter
                      Sa montre d’or* et d’acier, zen.

                      Le remontoir** fort cannelé,
                      Lui meurtrissait le dos d’la main.
                      Un cal s’y était même bourrelé.

                                    Sa mère eut l’idée
                                    Qu’au bras droit, sa montre
                                    Il allait porter.

“Nulle rugosité ne s’y installera !”
Docile, le damoiseau entreprit d’essayer.
Existait-il, alors, des montres pour gauchers ?

                      A son poing nu, il punaisa***
                      Un pense-bêta,
                      Il oubliait, sans cesse, qu’à droite**** il portait.

Passant devant l’échoppe d’un réputé tatoueur,
Il décida, à la légère, d’ornementer
Son poignet, d’un cadran creux de Chine. Même pas peur !

                                     L’artiste, aux aiguilles fines
                                     Régla, à sa fantaisie,
                                     Celles d’encre cramoisie.

                                    Six heures une minute,
                                    Vous aviez deviné !
                                    Quelle histoire ! C’est trop cute.


* tout ce qui brillait à l’époque paraissait d’or !
** superfétatoire ornement, de nos jours, les piles ont voué tout remontoir à la caducité !
*** en ce temps-là, la colle qui ne colle pas restait à inventer.
**** l’heure ! ! !

makingof

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : ,

vendredi 13 mars 2009

Jusqu’au 15 mars, c’est encore la quinzaine de la poésie

J’aidais cent dindons, mon jars d’Inde
                                       ***

J’aidais cent dindons, mon jars d’Inde (biche)
Pourvu que gire dur Omar 1
Jean tique haut. Clique omerta !
Jean, t’it coq, lit conne ou veau ?

Gênant navet. Pâques mouille huit rois bruns ! (biche)
Quinze russes ignobles vinssent, hures carmin.
Jean tique haut. Clique omerta !
Jean, t’it coq, lit conne ou veau ?

Ile, maudit tram, osant lapin (biche)
Gueux, les hommes : nœud galérien
Jean tique haut. Clique omerta !
Jean, t’it coq, lit conne ou veau ?

Gueux, les hommes : nœud galérien (biche)
Ailées gares, sondes en corps mous Indiens
Jean tique haut. Clique omerta !
Jean, t’it coq, lit conne ou veau ?

“DEAD” à mille nœuds. Maudit riz, hein ? (biche)
Mais “DEAD” moi ? Zelbo ? Coude bien !
Jean tique haut. Clique omerta !       
Jean, t’it coq, lit conne ou veau ?

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags :

jeudi 5 mars 2009

Des cadeaux comme s'il en pleuvait

Posté par Old_Papistache à 18:01 - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,

Walrus, Calliope d'un soir

Notre ami Walrus m'a inspiré ce poème.
Jaloux,
         j'ai voulu me prouver que je saurais réaliser un abécédaire.
                 Le mien ne sera qu'oulipien.
                                  Tant pis, au moins sera-t-il allé au bout.

Allons, Butine Cette Délicieuse Etrangère, Fraiche Gourgandine Hospitalière. Imagine, Jeune Kabyle, Les Mignons Nichons Oviformes, Pamplemousses Quasiment Rondelets, Sublimes Tétons Usinés : Vertigineuse Wallonne Xénophile ! Youplaboum Zigoto ! ! !

Et ce cadeau que je partage avec très grand plaisir :

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,

mardi 3 mars 2009

Valérie et Fabeli, muses d'un soir...

Le printemps des poètes 2009 Le printemps des poètes 2009 Le printemps des poètes 2009 Le printemps des poètes 2009 Le printemps des poètes 2009 Le printemps des poètes 2009

Petit dialogue entre Valérie et Fabeli chez la dernière.


[J'aime beaucoup ce billet.
J'adore les carnets du matin (ou pas!).
Moi aussi, je vis la même chose plus ou moins. J'ai fait un choix surprenant : je repousse la nuit.
Posté par valérie, 28 février 2009 à 21:59]

...

[Valérie, tu repousses la nuit? Lapsus ou pas ?
Posté par fabeli, 01 mars 2009 à 11:09]


[Non, non, je repousse, sinon la nuit, du moins l'heure du coucher.
Posté par valérie, 01 mars 2009 à 16:31]


...

[Val, tu repousses donc les limites du temps!!!
Posté par fabeli, 01 mars 2009 à 18:43]


La porte était ouverte,
je n’ai pas eu à la pousser
(ni à la repousser)
et les bribes de conversation
sont venues jusqu’à moi.

Repasse.
Repasse la nuit,
POUR repousser la nuit.
Elle y pense et j’y repense.

Pousser le linge pour repousser la nuit,
Les noctambules y pensent
Et y repensent.

Sans réponse,
La blanchisseuse ponce son linge.
Va-et-vient lent du bras qui danse.
J’y pense.

Elle y pense. Pas  de réponse.
Le linge, sur le fil, tient par cent pinces.
Le sommeil  fuit la noctambule
Et son fer.

L’insomnie la repince,
Encore et encore.

J’y pense et elle y repense.

Repasser sa nuit pour éviter les faux plis.
Pierre ponce à gommer les poches
Sous les yeux, manque de sommeil.
Pionce peu, repasse mal.

Manque de sommeil,
Manque de chance,

Poisse et repoissse.
Le fer colle,
Les paupières gonflent.


Une nuit passée à repasser,
Parfois sans fer
et sans s'en faire
Est-il possible que cela se pût-ce ?
Et se repût-ce ?

Suée, suées, le fer bouillonne ;
Les joues s’échauffent.

Combien de noirs cafés bus par nuit blanche ?
Blanches nappes à repasser.
Cent cafés bus,
La repasseuse les pisse et repisse.


Nuits sans repos,
Sans répit aux corps repus

Nuits volées au temps qui fuit
Idées noires qui se repaissent
de phosphènes dansants

Entre passages et repassages du fer incandescent.

Yeux las qui lissent
Les toiles tendues

A l‘extrême bout des bras blancs.

Elle y pense et y repense.
Pousse le fer et repasse les plis.
Pense la noctambule à son fer liée.
Jamais de réponse.

L’aube blanchit l’aube.
Aube blanchie aux plis repassés
Suspendue par ses pinces
Au fil tendu entre les murs.

Repousse la nuit.
Repousse le sommeil.
Repousse le jour.
Qui vient, qui vient,
Repassé de frais,
Tandis que la blanchisseuse
Enfin lasse et relasse
Repousse son fer
Se repasse sa nuit
Passée à repousser
Le démon des enfers
de ses nuits blanches.

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags : , , ,

vendredi 13 février 2009

Est-ce en priant qu'on devient prion ?

D’accord,
                   d’accord,
                                       d’accord !
C’est en forgeant qu’on devient forgeron. Mais qui dira si en aciérant on peut également prétendre à un avenir en acier rond.
Et question existentielle, est-ce en massant qu’on devient maçon ?
Parce que écrivaillon en écrivaillant, ok ! Curetons aux trop curetant et espions aux espionnant, je l’admets. Marmitons en marmitant et trop bouffant les bouffons, également.
Seulement, on s’interroge. Maton, le devient-on pour avoir mâté ou maté et en expiant, mérite-t-on le statut d’ex-pion ? Autre question récurrente : Comment fait-on les enfants ? Mon petit apprends que c’est en lardant qu’on fait les lardons et en violant les violons.

Dans le règne animal, qu’en cochant (mais que cocha-t-il, le porc, sinon la coche ?) le cochon, croûtant un croûton, de la ferme fleurant soit le fleuron peut étonner même un pigeon bien pigeant. Pigé ?
Plus difficile à admettre, qu’en poissant on vire au poisson et que se ravisant on finisse rat-vison. Sous l’eau, le gardon n’est pas trop regardant et dans la prairie le hérisson hérissant ses piquants lorgne, en plein ciel,  le héron errant (je ne sais où, sur ses longues pattes...) non ? Pour achever ce bestiaire, accepteriez-vous que divisant dix visons on saucissonne en plus, au saucisson sonnant saucissonnant, cent ratons en les ratant ?

Au saut du lit, l’homme las chaussant ses chaussons, dans sa glace lui mentant, la barbe lui pousse au menton plus qu’au nichon nichant haut. Et cette marque bleue, est-ce en se suçant qu’elle s’est muée en suçon ? Certes, grison il le devint, en se grisant tout comme sa Marion, le mariant, vira graillon en graillant ; mais polisson, le fut-ce en se polissant ou se poliçant ?
Sous sa douche, il chante, l’homme las, comme pinson pinçant prisant peu la prison et le savon moussant lui annonce comme un air de mousson.

Toute sa vie, il aura vécu, boxant dans les boxons et au café se gorgeant d’un gorgeon. Au soir de sa vie, il piquera un roupillon. Roupillant alors, si la mort le surprend au lit, enfin il saura que c’est en canant qu’on devient canon.

D’accord,
                d’accord,
                                 d’accord !
                                                     C’est en forgeant qu’on devient forgeron.

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,

lundi 19 janvier 2009

Le cri de la Krevette

Je suis un peu surpris, encore que pas trop, par le nombre de visites et de commentaires sur mon faux blog de samedi.

Vous ne vous y êtes pas trompé(e)s. Cette Krevette et son complexe du homard ont bel et bien donné naissance à ce vieux crabe dont vous suivez les non-aventures sur les Papistacheries.

Walrus a eu la belle idée de nous pondre un récit de science-fiction et de paradoxe temporel ; je n’ai eu qu’à me souvenir de mon adolescence pour tirer du vivier le petit crustacé que je vous ai servi en apéritif.

L’une de vous l’a bien dit : “Mais c’est le blog de Papistache à quinze ans !” Exact !
Exact, sauf l’orgueil du jeune homme.  A quinze ans, je ne pensais pas à devenir célèbre, juste à survivre un jour de plus au précédent.

Je n’ai que retrouvé l’essence des textes que j’écrivais alors. Je me gorgeais de mots parce que, du fond de mon ignorance, je pressentais qu’ils deviendraient mes maîtres et mes compagnons.

Le jeune LaKrevette a recueilli, en une journée, plus de visites sur son espace rose et bleu que LePapistache n’en obtient, les grands jours, sur le sien.

“Il y a de ça !” a dit une autre visiteuse. Forcément, il y a de ça. A quinze ans, on se torture et les soupirs qu’on exhale sont faits de notre chair et de notre âme.

Je suis content pour lui, le petit LaKrevette — je mesurais déjà un bon mètre quatre-vingts à quinze ans —, qu’il ait trouvé, ne serait-ce qu’une journée, un public pour écouter son cri. Le cri de la crevette, il faut une bonne oreille pour l’entendre.

Cette consigne fut très réjouissante. C’est formidable de nous voir suivis dans le moindre de nos délires. Et si plutôt qu’une cour de récréation le défi du samedi était un lieu de thérapie ?

Je viens de terminer de me confectionner deux dés en bristol et je les jette en direct, sous vos yeux. Penchez-vous vers l’écran et comptez vous-mêmes. Vous jugerez, samedi prochain, si j’ai convenablement exécuté la contrainte.

Bon lundi !

Bonne semaine !

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , ,
« Accueil  1  2   Page suivante »