vendredi 13 juin 2014

Entre deux maux

Je ne sais pas ce qui me chagrine le plus, du gros pot de confiture de prunes explosé sur le carrelage de la cuisine ou des fraises sauvages du jardinet qu'aucune petite menotte ne viendra cueillir en juin et qui, trop mûres, se détachent du pétiole et ne trouveront pas, en agissant ainsi, la voie vers une bouche gourmande et fendue jusqu'aux oreilles. Peut-être, quand même,  le pot échappé des mains d'Épouse-précipitée ?N'ai-je pas, à l'étourdie, promis de ramasser les morceaux de verre et de nettoyer le sol ? Pour les fraises,... [Lire la suite]
Posté par Old_Papistache à 08:43 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

dimanche 6 avril 2014

Sommeil paradoxal

Si les rêves sont prémonitoires, alors celui qui m’a réveillé cette nuit à quatre heures cinq mérite que je l’oublie le plus rapidement possible. Par conséquent, le relater ici irait à rebours de ma volonté.S’ils ne le sont pas, quel intérêt à ce que je couche ici un mauvais rêve qui m’a tiré du lit avant l'aurore ?
Posté par Old_Papistache à 15:51 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,
samedi 6 avril 2013

De profil

Un nez rouge sur mon bureau   rond   un nez de clown  sur mon bureau   enfin, sur une enveloppe de papier kraft   elle-même posée sur un petit paquet de feuilles imprimées voici un mois et en attente d’être lues   un nez rouge appuyé à un pot de yaourt en verre rempli de trombones et agrafes sur le dessus duquel un stylo bille en métal vert émeraude côtoie un gros feutre orange made in Japan    à ma main droite, entre le clavier de l’ordinateur et l’imprimante qu’un... [Lire la suite]
Posté par Old_Papistache à 14:01 - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : , , ,
vendredi 14 décembre 2012

Lettre au Père Noël, ne pas publier en l'état, l'archiver en mode brouillon s'il vous plait, mérite d'être travaillée de nouveau

Cher Père Noël,C’est encore moi : le Papistache. Veuille m’excuser de ce harcèlement et considère que, ne t’ayant adressé aucun courrier depuis ma naissance (hors les trois qui précèdent), ma soif de correspondance — pour astringente qu’elle puisse te paraître —  appelle plus à une tournée générale qu’à une gorgée en solitaire (d’où l’ouverture, à qui pose un œil sur mon journal intime, de ma lettre du jour au Père Noël).A propos de tournée, Cher Père Noël, qu’est-ce que tu prends ?  J’ouvrirais volontiers une parenthèse... [Lire la suite]
Posté par Old_Papistache à 11:54 - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,
mercredi 14 novembre 2012

Bonjour !

Je reviens de la poste. L’air est humide et froid, mon col relevé et mon bonnet enfoncé sur le crâne. Les poings dans les poches, je marche sur le bas-côté. A gauche de la route. Vite. Derrière moi, une voix :— Bonjour !Avant que je ne regarde en arrière, une jeune cycliste me dépasse. Je lui rends son bonjour. Mal assurée sur son vélo, elle ne se retourne pas. Je n’ai pas reconnu sa voix. Elle s’engage dans une rue à sens unique. A contre-sens. Ce n’est pas un indice suffisant. Ce matin, une jeune inconnue qui, elle, a identifié... [Lire la suite]
Posté par Old_Papistache à 14:05 - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mardi 13 novembre 2012

Portrait de groupe

L’un a les cheveux noir corbeau et l’autre les a blancs comme neige.L’un est petit et l’autre grand.Si vous voyez le petit brun, et le grand chenu, alors vous êtes influencés par la construction de mes deux premières phrases en apparence calquées sur le même mode descriptif. Mais si j’avais, volontairement, inversé l’ordre choisi pour la première dans la deuxième ? Hum ?Vous vous en battez l’œil* avec une patte de mammouth congelé !D’accord ! * Soyez gentils, ne cherchez pas à comprendre l'origine (somme toute un peu triviale) de... [Lire la suite]
Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : , ,

lundi 12 novembre 2012

A défaut d’être rigolo, au moins, ce n’est déjà pas morbide, aujourd’hui.

Dimanche matin, j’achète une baguette traditionnelle aux graines.— Un euro dix, s’il vous plaît.Je tends une pièce de deux euros et une de dix centimes.La boulangère me rend un euro.C’est fini.Ca me fait songer à cette histoire canadienne où un client achète un tube d’aspirine à la pharmacie et, ne le trouvant plus en arrivant chez lui, déclare :— J’ai dû l’oublier à la pharmacie.En y réfléchissant, je crois avoir déjà narré, en ces papistacheries, ce must de l’histoire drôle, mais j’ai oublié quand.— Et avec ça ?— Ce sera tout !
Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , ,
lundi 24 septembre 2012

Je vous le laisse en tas sur le trottoir, vous le rentrerez avant que la pluie ne vienne...

Pas de Français sur le podium aux Mondiaux de Valkenburg. Point.Les titres de France Inter sont invariablement chauvins.  La majorité des alpinistes emportés par une avalanche au Népal le sont, eux, Français.Les informations sur cette radio qui me tire du lit chaque matin sonnant sont traitées au travers du prisme national.Je ne suis pas multilingue mais j’ai eu l’occasion de constater qu’ailleurs le prisme est identique. Le cyclisme belge doit pavoiser et l’alpinisme hongrois ignorer qu’un sérac s’est détaché des hauteurs du... [Lire la suite]
Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,
mardi 4 septembre 2012

Encore un billet que le vent emportera

Le bouillant Papistache a failli être échaudé à c’soir.Ou ébouillanté ? Va savoir. Écoute. Il (le Papistache) annonce à Épouse-Affairée (la sienne) qu’il a pondu un court billet matutinal. Elle, ne captant que deux syllabes (peut-être un peu plus, mais peu au demeurant, les autres se perdant entre deux portes) — ce que c’est du destin des mots hachés et marmonnés —, entend “pondu” et “court-bouillon”. Et voilà qu’elle imagine son assiette, au dîner — souper, amis Wallons —,  qu’elle imagine... qu’imagine-t-elle ? est-on dans... [Lire la suite]
Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , ,
lundi 23 juillet 2012

Vacuité

Un voisin a les clés. Les plantes seront arrosées si besoin, et les tomates et haricots cueillis.Je ne risque pas de bronzer, j'emporte l'écran total.C'est la migration estivale ; difficile de lutter contre. Pourtant, si je m'écoutais... mais, voilà... Je fais partie des bagages ; je suis. — J'arrive ! Si je m'écoutais...
Posté par Old_Papistache à 12:18 - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags :