Papistacheries

C'est curieux quand je dis que je suis fêlé mes amis de blogue rient mais ne démentent pas...

mardi 18 août 2009

Chemin de traverse : acceptez l'invitation !

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dimanche 5 juillet 2009

Doit-on toujours dire la vérité aux adultes

Samedi, nous nous trouvons, tout un petit groupe, autour d’une grande table.
J’apprends que Ramsès-Aux-Jambes-Torses revient d’un séminaire au cours duquel il a appris à gérer toutes les aspects de la nouvelle vie qui l’attend, lui, néo-retraité.
Il est enthousiaste.
Ce séminaire lui a apporté plus qu’il n’en attendait.

Moi, sur ma chaise, à l’ombre d’un saule, je croise les doigts :
— Pourvu que personne ne songe à me demander mon avis sur la question  !
Il m’aurait fallu être sincère et avouer que ce genre d’endroit est vraiment le dernier où j’aimerais me rendre, déjà que j’avais refroidi et Grenouille et l’assemblée en  démontrant que sa méthode — à notre amie amphibie — pour choisir les melons, était d’une sottise absolue.

Ce qui m’amène à poser deux questions :

  1. Quel est l’endroit où vous souhaiteriez le moins vous retrouver jamais* ?
  2. Comment choisissez-vous vos melons ? (Je dirai, après, la méthode de Grenouille, des fois que vous ayez la même !)

* le moins se retrouver jamais : j'ignore si la formule est correcte, elle me plait ; accessoirement, vous pourriez  répondre à cette question (laquelle n'en est pas formellement une, d'ailleurs, mais en juillet on considèrera que les tenues vestimentaires s'allégeant, le protocole se donnera une petite entorse qui ne prêtera guère à conséquence)

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dimanche 17 mai 2009

Tandis que je pelais une botte d'asperges...

Pas de lectorale en ce dimanche. Partie remise.
Mais cadeau partagé.
Samedi matin, je pelais une botte d'asperges, ce qui ne prend guère de temps avec mon rasoir à légumes — car, depuis  que je sais tenir une fourchette, nous avons, dans la famille, utilisé un rasoir à légumes, plutôt qu'un couteau économe, comment faites-vous, en votre cuisine,  sans ?—, Grisette se saisit de son carnet de voyage — sa tête est encore en Nouvelle-Zélande— et elle me croque avant que j'aie terminé mon opération culinaire.

asperge

Pour les amateurs, d''autres aquarelles sur le site de voyage de Grisette ainsi que des photographies.

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lundi 11 mai 2009

Qu'une oreille amie est une douce chose...

Ces trois derniers jours, au centre médical, les couloirs se sont désertifiés. Ne sont restées que les personnes les plus récemment admises, comme Mamoune, et celles qui n’ont pas d’endroit où se rendre.

Vendredi, dans la salle du restaurant — c’est noté ainsi sur la porte — l’ambiance était au recueillement. De nombreuses pathologies se retrouvent ici : amputations, ablations, prothèses, etc... Néanmoins, Épouse-Charpentée-d’Inox a trouvé le moyen de briser l’épaisseur de l’atmosphère et elle a dû sortir son carnet de bal pour y noter quelques rendez-vous arrachés entre le yaourt et la compote.
Venez donc me voir dans ma chambre, je reçois si peu de visites...

Samedi, l’hôtesse d’accueil a tenu à s’entretenir avec notre Mamoune : un mal de dos chronique devrait la contraindre à subir une opération. Elle appréhende. Voyant notre chevrette fouler à pas menus les longs couloirs du labyrinthe et ayant eu vent de la nature des arthrectomie, ostéosynthèse et autre arthrodèse récréatives réalisées sur le squelette de qui vous savez, on put voir une patiente convalescente délivrer son expérience à la préposée à l’information à l’entrée principale du bâtiment de soins.

A l’occasion, le soir, Épouse-Au-Dos-De-Fer-Hérissé, quémande, avec force gentillesse, une bouillotte chaude à l’infirmière de garde — comprendre qu’elle a su trouver un palliatif à l’absence de celui qui d’ordinaire préside à la régulation de sa température, mais mon lectorat ne sera pas surpris de l’ingéniosité féminine, quand moi je me gèle sous la couette en solitaire—.

A noter que, là-bas, les bouillottes sont remplies de paraffine et que, abandonnées, au petit matin, au pied du lit, elles deviennent dures comme béton.

L’infirmière de garde ! Enfin, nous en venons au titre de ce billet.
Épouse-Au-Torse-Galvanisé s’enquiert du moral des patients restés au pavillon les 8, 9 et 10 mai. La dame à la blouse liserée de bleu répond qu’il lui est facile de gérer les états dépressifs des malades esseulés mais que l’agressivité et l’insolence de certains la mettent toujours mal à l’aise.

Et Épouse-Bi-Squelettée de lancer :
Si vous avez envie d’en parler, vous savez où me trouver. Chambre 91.

Et moi, je dis qu’il ne faudrait pas que Mamoune s’attarde trop en ce lieu. J’en connais qui seraient capables de lui casser un os ou deux pour la garder plus longtemps auprès d‘elles. Cela s'est vu et pas seulement chez Stephen King.

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dimanche 5 avril 2009

Les mains-poèmes continuent à arriver

Une nouvelle, .

Et Zigmund m'envoie une photographie que  vous apprécierez à sa valeur, laquelle n'est pas seulement liée au pouvoir épineux du végétal ; je l'ai placée ici — cliquez pour agrandir (ce serait si facile ?? ?) —

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samedi 4 avril 2009

Suite du rébus, appelée à se construire en cours de journée en fonction des arrivées dans la boite courrielle

Consigne empruntée à Bernard Friot dans son ouvrage illustré par Hervé Tullet :
L'Agenda du (presque) Poète, à la date du 26 juillet.


"Pose ta main à plat sur une feuille de papier,
doigts légèrement écartés.
Trace les contours de ta main.
Et puis écris sur cet espace.
Imagine que tu tatoues un poème sur le dos de ta main.
"

Les poèmes sont reçus ici : papistache@laposte.net

La main-poème de Tilu :
a_450

La main-poème de Valérie :

deval

La main-poème de Caro-carito : Kaléidoscope

kaleidoscope

La main-poème de Capitaine Lili :

 

_main Comme le mystère
D’une bouteille à la mer
J’ai sous les lignes
De ma main
Des mots tatoués un peu indignes,
Un peu mutins…
Des doigts, effleurez-les,
Ils pleurent comme la rosée
Comme les embruns
Sur un rocher
Sur ma main
Sont tatoués…
« Trois, mais aucun.
Et d’eux, j’apprends »
La poésie
Habille ma peau
Mieux qu’une pièce de lingerie
Elle donne à mon tempo
Une texture sans alibis
Les vers sont comme des îles dont je me vêts.

La main-poème de Tilleul

maintilleul

Vive le renouveau
Devant la fenêtre une flaque d'eau
Salle de bains des moineaux

Sous la corniche tout là-haut
Quelques roseaux
C'est un nid d'étourneaux
Demain sera beau
Ne pas écrire trop
Ma main n'a pas grand dos !

La main-poème de MAP

MAP

La main-poème de Teb

une_main__la_mienne_____

La main-poème de Walrus

main001

 

Ah, tous ces droitiers qui montrent leur main gauche !

Celle du cœur

Celle qui ignore ce que fait la droite

Celle qui tient, nonchalante, le volant

Celle qui porte l'alliance

Celle dont le petit doigt parle au creux de l'oreille

Je vous montre ma droite mais ne suis pas gaucher  !

 

 

 

 

 

 

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lundi 23 mars 2009

Solennelle communion

J’avais fait un pain,
                    dimanche matin,
                                      un pain chaud pour déjeuner.

J’y avais mis de l’eau,
                                      un verre plein.

Du sel marin,
                 entre trois doigts,
                                         trois fois, au moins.

Du miel.
Je sucre ma pâte au miel de châtaignier ; c’est ma signature.
               Combien ?
                             Deux cuillères dégoulinantes et rebondies.

De la farine,
                 trois verres — de celui qui avait servi pour mesurer l’eau —.

Deux cuillerées à soupe d’huile d’olive
                            et encore un peu, comme ça, que la mesure soit bonne.

Vingt-cinq centilitres de coulis de tomates
                            et douze ou seize olives noires — à la grecque — dénoyautées.

Une poignée grosse
                          et pleine d’inflorescences de thym de l’été.

Une dosette de levure de boulanger,
                                         billes beiges à l’odeur marquée.

Y avais-je glissé du gingembre ?
                          Il faut le croire,
                                           le pot trainait,
                                                            ce soir encore,
                                                                             auprès du four.

Pétrie deux fois,
                    levée autant
                                 et cuite longtemps.

Ah ! La bonne pâte à Pâtepistache !
Cuite et odorante.


J’ai fait un pain, quoi.
                    Belle pâte cuite levée comme jamais.
                                                     L’alchimie sans moi avait opéré.

Le petit Nicolas (onze ans, je crois), fils des amis invités, est connu pour son chiche appétit. Vous l’auriez vu savourer sa tranche de pain. Il n’en a rien laissé, ni mie ni croute ; il en a même repris et je crois bien trois fois.

Sa mère l’a tancé :
— Nico, ne mange pas tout le pain.

Vrai, le gamin, n’était pas là.
                                           Il communiait,
                                                                     c’était certain.

Etait-ce le thym ?
                                le coulis ?
                                             les olives ?
                                                              le miel ?
                                                                                la farine boulangère ?

Bref, le pain était frais — encore tiède — et l’appétit du gamin en a fait cent bouchées savourées.

La Pâtepistache, ravi, regardait l’enfançon s’enfiler la miche quasi toute entière.
Au dessert, Nicolas n’avait plus faim.

Du pain d’épices à la tomate ?
Où donc ailleurs aurait-il pu en manger ?


La recette, je vous l’ai donnée.
                                                         Essayez-la !

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mardi 10 février 2009

Je passe mon tour

Ce matin,

je n’ai guère le temps d’écrire.

          Je passe mon tour.

                        Le commentaire que vous pensiez déposer à ma porte,
                                                                             offrez-le à un inconnu qui passe.

Il en sera peut-être
       tout réchauffé
           et moi
               attendri de savoir
                    que grâce à votre générosité
                           et à mon inorganisation,
                                   une réflexion amicale 
                                            aura illuminé une matinée.

                                                        Si vous le voulez bien,
                                                            revenez juste
                                                               me dire
                                                               à qui
                                          ce commentaire
                                                     est allé.

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jeudi 22 janvier 2009

Le petit frère de François (Titre susceptible de modifications)

Cette nuit, je ne dormais pas. Non ! Pas d’insomnie, je ne dormais pas, c’est tout. Disons... que je me suis réveillé à une heure à laquelle, habituellement, je dors.

Des soucis ? Non ! Pas de soucis, j’étais préoccupé, c’est tout. Disons... qu’on a la droit d’être préoccupé sans avoir, soi, des soucis.

Mais le sujet n’est pas là, la cause de ce réveil n’est pas encore tombée dans le domaine public, de plus, elle ne m’appartient pas, alors...

Alors ! La chaleur d’Épouse-A-Mon-Côté diffusant, je me suis pris à rêver éveillé (puisque je ne dormais pas ! ! ! ). Moitié inconscient, moitié conscient, mon esprit a tourné — oh, pas bien vite, il a tournicoté — et j’ai fini par me rendormir. Rendormi, car, j’avais dormi avant d’être réveillé à cette heure inhabituelle pour moi, si nous suivons bien.

Le souci — voyez qu’il en a un quand même le bougre et qu’il le cache — enfin, non, puisqu’il le dévoile— à ses lecteurs — le souci, donc, c’est que du produit du rêve ne restait, au réveil — officiel, celui-là — que bribes et lambeaux.

Balayant les objections de son épouse en même temps que les scories du sommeil au coin de ses yeux, le bonhomme soucieux s’en vient confier son trouble à ses lecteurs, lesquels, il en est sûr, sauront réparer, du sommeil, le désastreux effet sur sa pensée “nocturnale”

Oh, là, là ! Où s’embarque-t-il ?

Le bonhomme a la conviction que les feuillets épars de sa construction de la nuit se sont logés chez l’une et l’autre d’entre vous. Si je suis trop clair, ne lisez qu’un mot sur deux !

J’ai échafaudé une histoire pour enfants — notez : pour enfants — dont il ne me reste que le principe et les première et dernière pages :

Le héros est un garçon de six à sept  ans environ. Il se prénomme François mais c’est sans importance aucune, il aurait pu répondre à Charles, ou Louis.

La première phrase de l’histoire — c’était un album, à la couverture  cartonnée — je la livre :

François avait échangé son petit frère contre les moufles bariolées de Vincent.


La dernière :

Au tirage de la tombola, c’est de son petit frère que François hérita.


J’aimerais que vous cherchiez bien en votre domicile si, par hasard, vous ne retrouveriez pas les pages manquantes de l’album. Vous me les enverriez en commentaires et je scotcherai tout cela proprement.

La première personne qui répondra, sera celle qui aura trouvé ce que Vincent aura fait du petit frère de François. La seconde s’emparera de la page apportée par ce premier pour donner la sienne, et ainsi de suite. Si vous trouviez deux pages, laissez au moins un autre de nos amis blogueurs se glisser entre les deux vôtres.

Le verbe “échanger” ayant été utilisé une fois, nul ne devrait le trouver chez lui. La langue française est si riche que je me doute que j’avais bien dû imaginer de saugrenues situations saupoudrées de verbes imagés.

Comme j’ai parlé d’album, je vous entretiendrai, une autre fois, de la manière dont j’espère que la page illustrée réintégrera sa place et sa fonction.

Cherchez bien, comme je pensais à vous, cette nuit, en composant cet album, une page est obligatoirement cachée quelque part dans votre univers familier. Il ne sera fait aucun usage commercial de l’album reconstitué, à moins du contraire, évidemment !

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mardi 20 janvier 2009

Y'a des jours sans (je sais, même mon titre je l'ai piqué, y'a vraiment des jours sans...)

Quelle idée de s’appeler Grenouille et de ne pas aimer la pluie ! C’est peut-être que Grenouille n’est qu’un pseudonyme dont j’use pour protéger l’anonymat d‘une de mes collègues de travail.
Ce weekend, en allant voir son fils, elle, Grenouille, a essuyé des trombes d’eau. Façon d’écrire. Les trombes, elle ne les a pas essuyées, juste traversées avec sa voiture. Traversée, même pas ! Sa voiture est étanche !
Un weekend à cinq cents kilomètres de là, sous la pluie, logée dans une chambre d’étudiant : la grenouille est revenue d’une humeur de chien. Mouillé !

***

Une autre collègue de travail, celui  de Mamoune. Appelons-la Mercedes, ou plutôt Gitana. Gitana s’inquiète. Son pied, sa fesse. Pardon ! C’est la lecture des Mots Dits d’Aude qui me joue des tours. Son pied s’affaisse. Sa fesse ? Je ne sais pas !

***

Un mien collègue, ce matin... Rien à en dire, il est au lit avec la Grippe.
Congé parental. Veinard ! La Grippe, elle, allaite son petit bout. Pourquoi la Grippe ? Elle n’est pas mauvaise. C’est juste que lui est Espagnol et que c’est elle qui lui a mis la main dessus. Et depuis, elle l’agrippe l’Espagnol. Personne n’a trouvé mieux. Tout le monde n’a pas le talent de MAP pour aligner les calembours comme si c’étaient des perles.

***

Une dernière et je vous laisse pleurer votre déception dans un mouchoir.

Troistartes, troistartes travaille — sans “ent”, Troistartes est une jeune femme de quinze ans de moins que nous — avec Mamoune, Troistartes donc, se lamente — l’humeur était sombre aujourd’hui autour de Mamoune-La-Radieuse — ses enfants ont un appétit d’ogre. Ce weekend, elle a fait trois tartes, elle voulait en porter une part à ses collègues chéries... bernique. Les minots ont tout mangé, même les miettes. Les mésanges envisagent de faire une manif entre le pêcher et la porte de la remise ! Mamoune est contrariée, elle aime les pâtisseries de Troistartes. Pour se consoler, en rentrant, elle s’est vengée sur le pain aux noix que j’avais cuit dimanche. On devait, en théorie, le faire durer jusqu’à mercredi. Ne serait-ce l’écueil de l’âge, Mamoune pourrait bien être le quatrième enfant de Troistartes, laquelle s’appellerait Quat’tartes dans ce cas. Sinon,  j’ai écrasé le dernier petit pain suédois pour nos mésanges et puis... ne commençais-je pas à prendre un peu de bedaine ?

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