samedi 14 juin 2014

Quelle salade !

Oignons-nous d'huile* : il serait malvenu que ma peau frît** au soleil tandis je jouerai de la cisaille et du sécateur. Paradoxe***, dans la poêle de fer**** noircie, huile et oignons ne se conjuguent*****-ils pas pour un résultat contraire ?* Où l'on déduira, un peu plus loin, de quelle graisse le Papistache, avec soin, s'oint ! Tagada !** Frire ne se conjugue pas à l'imparfait du subjonctif. J'en fais fi ! *** Il faudra accepter l'idée que le Papistache n'est pas un ognon. Qui, d'ailleurs, rêverait d'en faire l'ingrédient... [Lire la suite]
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samedi 7 juin 2014

Poussière

  De piteux ficus étiques oubliés dans un hall gris et affligeant ou dans un renfoncement sombre d'une salle d'attente négligée voire chez un parent dans une encoignure que jamais la lumière du soleil n'atteint, chacun en a vu ; mais, derrière la porte vitrée de cette salle polyvalente intercommunale, il est en plastique le ficus et il perd ses feuilles : la surface du pot qu'une poignée de billes d'argile couvre à peine est jonchée des feuilles chues, couvertes d'un voile gris de poussière ; des rameaux dénudés, dans lesquels... [Lire la suite]
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mercredi 16 avril 2014

Gravité sans importance

Précisément à l'aplomb des boules de graisse offertes aux oiseaux cet hiver, des céréales ont germé et se développent. — Même sur la terrasse ? — Affrmatif, mon lieutenant ! Tombées dans les fissures du béton vétuste, les plus hardies des graines incluses dans les boulettes suspendues ont cédé à la germination. Ce qui dénote : une belle aptitude à la reproduction en mileu hostile, un mauvais état général de la terrasse, une tendance au gaspillage chez nos amies mésanges, un profond respact de votre serviteur pour les végétaux... [Lire la suite]
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jeudi 10 avril 2014

Ceci n'est pas une brève de comptoir

J’écaille un poisson. Dehors, luminosité et chaleur s’ingénient à faire croire à l’été ; je m’installe sur la terrasse. Dans les rayons rasants du soleil déclinant, les écailles qui volent décomposent la lumière.Il y avait le vieux qui lisait des livres ; il y aura désormais celui qui capturait les arcs-en-ciel avec des écailles de bar.
dimanche 3 novembre 2013

De l'intervention providentielle de saint Fiacre et de diverses autres menues bricoles à la chlorophylle

Je quitte la rue du Coucou pour m’engager sur le boulevard Pivert et, immanquablement, je passe devant cet arbuste, massacré par je ne sais quel accident.Chaque fois, je ressens la même admiration devant le phénomène. Sur le tronc éclaté et éventré comme une saucisse de Francfort trop cuite, à un petit mètre du sol, une branche s’est reformée et érigée en un parasol harmonieux. J’ai déjà évoqué cet arbrisseau martyr.Venu d’un pays exotique assurément. Rare, assez, pour que je ne trouve aisément ni son nom ni son origine.Bien des fois... [Lire la suite]
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vendredi 30 août 2013

Des molécules et des ailes

  Au jardin, près des ancolies, tous les ans, à la même époque, les fourmis volantes sortent en masse et prennent leur envol ; ensuite le calme revient. L'agitation dure une heure, guère plus ; et pourtant, chaque année, depuis dix ans, je crois n'avoir jamais manqué la célébration nuptiale. Quelle chimie préside-t-elle à la cérémonie que les petites fourmis s'ingénient à parader précisément un jour où je suis à la maison et à une heure où mes yeux se posent sur la touffe des ancolies ?

lundi 26 août 2013

iPhone 5, 32 Go blanc

  Je taillais un silex, gentiment, à l'ombre d'une fougère, un enfant s'approche de moi : — Tu fais quoi ? J'explique, je montre. L'enfant s'assied sur la mousse, saisit un éclat tranchant comme un rasoir et pèle une baguette de noisetier dont il fouettait les herbes folles.   Le soir, au téléphone, son père l'interroge : — Qu'as-tu appris en vacances, mon fils, en vacances aujourd'hui ? — J'ai taillé des silex pour en faire des outils et demain, si on trouve de l'amadou, Grand-Père a promis : on... [Lire la suite]
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jeudi 29 novembre 2012

J'avais accouché d'un texte plus long, mais je revenais du jardin où j'ai taillé les buis, j'ai élagué un peu trop près du tronc

Une feuille morte :Tombée d’un arbre !Sinon, quoi ?
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mercredi 24 octobre 2012

Un élan en forêt du Perche (oui, mais de solidarité !)

Une fois n’étant pas coutume, le papistache va rester dans le purement narratif. « Nous partîmes cinq-cents ; mais par un prompt renfortNous nous vîmes trois mille en arrivant au port… » Non, non, stop ! J’ai eu beau lire que Walrus songeait à rendre son tablier, le temps n’est pas encore venu d’écrire mes billets en alexandrins. Je n’ai pas été élevé par les pères, moi. Néanmoins, nous partîmes bien cinq cents… En revanche, et malgré l’humidité ambiante, notre nombre ne gonfla pas au cours du périple. Épouse-Au-Pied-Menu... [Lire la suite]
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jeudi 13 septembre 2012

Et aujourd'hui ? Qu'as-tu fait pour ton rêve ?

J’ai toujours rêvé d’être mon propre fossoyeur.A l’ancienne. Une pelle, une pioche.J’en ai creusé des fosses, sectionné des racines, pelleté des cailloux.Je me suis souvent allongé, mains sur le ventre, au fond du trou, yeux ouverts sur le ciel nuageux au-dessus.J’ai senti l’humidité de la fosse pénétrer mes os, senti les racines tronquées reprendre vigueur et enserrer mes membres, senti les vers venir humer cette promesse de festin offerte à leur estomac.J’ai souvent changé le lieu de la sépulture. Je n’ai pas couru au plus facile.... [Lire la suite]
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