lundi 23 novembre 2009
Le vent de novembre a déshabillé le poirier
Au cœur de la ramure : un nid d’herbes entrelacées.
Un nid de merles ? ? ?
Stupeur !
Le poirier se dresse à deux mètres de l’angle sud de la charmille !
Jamais !
Jamais !
Pas une seule fois, nous n’avons aperçu le va-et-vient du couple entre le garde-manger (le jardinet) et le nid dissimulé.
J’ai compris !
Avec ma manie d’écrire ton sur ton (ce weekend encore chez les amis des défis) j’ai eu — nous avons eu — affaire à un merle as du camouflage.
Un merle bleu sur le ciel de l’été,
un merle vert poirier,
un merle brique comme le muret...
Le seul couple de merles-caméléons du Perche, qui sait ?
Et je ne l’ai pas photographié !
Ni mâle !
Ni femelle !
Ni merluchons et merluchettes !
Le printemps me tarde.
vendredi 17 juillet 2009
Ah, ça ira, ça ira, ça ira...
Je l’ai prise la photographie.
Je l’ai prise et vous ne la verrez pas.
Je ne l’éditerai jamais.
Hier matin, tôt — les lampadaires brûlaient encore — des piaillements excessifs nous ont tirés du lit, Mamoune et moi — la fenêtre est ouverte.
Nous avons reconnu les hôtes prolétariens de la charmille.
Quelle agitation !
Mamoune a entrouvert les volets.
Un chat, rempli de morgue princière, remontait l’allée, se dirigeant vers le portillon.
Sans se retourner, la queue droite et le pas léger, félin, il a sauté sur le muret et disparu vers son écuelle, pleine à n’en pas douter.
Sur la terrasse, encore chaud — nous sommes descendus vérifier — le corps d’un des petits de la couvée.
Mille atrocités surviennent quotidiennement au genre humain. La mort d’un oiselet ne va pas troubler mon existence, juste rappeler combien le fil de la vie est ténu, quelle que soit l’enveloppe où le cœur bat.
samedi 11 juillet 2009
J'ai faim
samedi 4 juillet 2009
Petit déjeuner matutinal
jeudi 2 juillet 2009
Seconde couvée de l'an
mardi 26 mai 2009
Réponse à une question technique
L'an dernier, déjà, Walrus m'avait demandé le type de matériel que j'utilisais.
J'ai remisé, technologie oblige, mon vieux Minolta SRT 101 et son prodigieux objectif de 135 mm.
Je rêve d'acquérir un réflexe numérique, mais, allez comprendre, dès que j'ai économisé un peu, un aléa d'importance se fait jour (ah ! vous connaissez aussi !), alors, pour l'instant, je me sers de ce petit appareil, là, sur la gauche de l'écran.
La preuve, regardez, au fond de l'image, c'est ma main gauche qui détourne l'attention de l'oiseau. Imaginez, alors, que la droite n'est pas loin. Je dirais... vingt centimètres de l'oiseau.
Ainsi, Tilu et Virgibri, ce qui fait la qualité de la série de photos, c'est l'instinct maternel de la merlette qui ne s'enfuit qu'au contact de la main ennemie, pas avant.
lundi 25 mai 2009
La starlette s'est fait désirer : La voici ! Elle n'y est plus !
samedi 23 mai 2009
La ponte de la merlette
Vous vous souvenez de mes relations intimes avec la merlette, l'an dernier. (Sinon, suivez le lien donné par le tag "merlette" dans le nuage de droite.)
Il manquait à ma collection d'images celle montrant les œufs de la dame.
Aujourd'hui, j'ai pu compléter la série.
Si j'avais un peu de temps, je réaliserais volontiers un album photos, mais, il fait beau et je dois cavaler derrière Épouse-Reconstituée.
C'est qu'il en faut du souffle pour marcher dans ses pas. Toutes les photographies que je tente d'elle sont floues ! ! !
Alors, tant pis, une autre de la merlette. Elle, au moins, accepte la pose !
La preuve !
mercredi 25 février 2009
Gammes horticoles (1) [supplément illustré]
A l’automne, j’ai été négligent (ne me demandez pas où j’ai bien pu perdre mon temps) j’ai omis de débarrasser le jardinet des plantes fanées.
Bien m’en a pris. L’hiver ayant été rude, cette couverture végétale a protégé les plants du gel et de la neige. Alors, plutôt que de me reprocher mon incurie, félicitez-moi de ma clairvoyance.

Toutefois, mardi matin, Mamoune m’apostrophe :
— En ouvrant les volets de la chambre, il m’a semblé voir des taches violettes près de la rivière de galets. Seraient-ce donc les iris que tu croyais perdus ?
C’étaient bien les iris nains, mais masqués par le feuillage desséché et néanmoins humide des hémérocalles voisines.
La journée douce et printanière de ce mardi m’a donc retrouvé au jardinet pour une grande toilette.
Mes ongles sont cassés et noircis, mes reins douloureux et mes cuisses sensibles, mais... le jardinet s’ouvre aux beaux jours.
J’ai ramassé trois brouettées de végétaux divers, repiqués quinze nouvelles vivaces en attente sous le préau couvert, arraché un cassissier et un groseillier — il a fallu faire de la place pour les nouvelles — planté un saule qui végétait en pot, déraciné le figuier décidément trop envahissant pour notre petite surface — il est parti chez Grenouille qui possède un grand terrain — déplacé une clématite Montana qui poussait trop à l’ombre de la charmille, fait le deuil d’un grand fuchsia blanc, rasé les crucianelles, évacué les déchets et ratissé la pelouse.
Il reste beaucoup à faire, mais, n’empêche, déjà, comme ça, le jardinet semble sourire de nouveau. Le théier a survécu aux basses températures, un peu brûlé aux extrémités mais gaillard.
Ah ! que je vous dise, Mamoune a commandé un jujubier. Je vais devoir lui trouver de la place, pour quatre ou cinq ans, car, s’il prend de l’ampleur, allez ouste, chez Grenouille ! On s’invitera chez elle pour l’aider à cueillir les précieuses madeleines de Mamoune.
S'il fait beau ce mercredi, je poursuis mon grand ménage. Ah, j’allais oublier, j’ai mis en pleine terre le rosier de Banks offert par Tilu, à la place du groseillier. Personne n’en fera des confitures [ du rosier, évidemment, Tilu ? son mari s'y opposerait farouchement], mais de toutes façons, si le groseillier était resté à sa place, la merlette nous en aurait-elle laissé l’occasion ?
Je ne sais pas vous, mais moi, ça me réjouit de retrouver l’usage de ce riche vocabulaire horticole. Le printemps sera explosif !
mercredi 28 janvier 2009
Pour complaire à certaines les commentaires du billet sur la mort du merle


























