Papistacheries

C'est curieux quand je dis que je suis fêlé mes amis de blogue rient mais ne démentent pas...

vendredi 4 décembre 2009

Faudra-t-il encore immoler un épineux pour le solstice d'hiver ?

Partir travailler quand il fait nuit ; rentrer du boulot quand il fait nuit.
Pourquoi mon épouse tient-elle tant à ce que j’ouvre les volets en me levant pour me demander de les fermer dès mon retour ?
Ne répondez pas "parce qu'elle est à la maison", c'était pareil les années précédentes quand elle m'accompagnait...

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : ,

dimanche 22 novembre 2009

Fumer peut provoquer des rencontres hallucinantes

Mamoune et moi nous rendons au chef-lieu d’arrondissement — nulle part ailleurs ne poussent les herbes dont nous calons nos estomacs. Du plus loin que porte ma vue — verres progressifs, anti-reflets, auto-nettoyants, la panoplie bourgeoise du presbyte — je la reconnais.

Elle fume ce qui me semble, malgré la distance, être une cigarette. Long manteau noir, cheveux longs sur les épaules, même sourire, même yeux clairs. Je ne l’avais pas vue depuis vingt ans — dix-neuf peut-être, si on veut être rigoureusement précis — elle en a trente. Une camarade de classe de Rosette, l’aînée de nos filles.

Embrassades polies.

Elle est revenue s’installer dans son village natal depuis deux jours et attend son père parti chercher un café au distributeur dans le hall du centre commercial.

Deux jours !

Moi : Quel hasard heureux !
Elle : La poisse ! Ces mondanités rurales ne finiront-elles donc jamais ?

Non ! J’ignore ce qu’elle a pensé.
Elle m’a souri.
Vingt ans ! Elle en avait dix !

Quelle mémoire !

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : , ,

mardi 1 septembre 2009

La blogosphère est immense, la terre petite...

Ne voyez pas, dans mon parti pris de prendre pour titre la dernière phrase de mon billet de dimanche, une comptine du style "Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats, chats, chats, chapeau d'paille...".

Grisette s'est envolée pour le Québec. L'avion s'est posé. Elle est sortie de l'aéroport. Elle a beaucoup marché. Son sac à dos est lourd. Dans un parc, elle s'est assise sur un banc pour jouir du spectacle et reposer ses pieds. Un homme s'approche d'elle et lui lance : « Salut Grisette, je t'offre un verre ! ». C'était B***, un camarade de lycée qui vit à Montréal depuis plusieurs mois.

Amis québécois, dites-moi que Montréal est un village.*


* Et ce n'est pas zigmund, l'ami d'Élise, s'il passait par ici qui contredirait mon hypothèse.

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : , ,

samedi 15 août 2009

Vidéo-surveillance

J’avais tendu une ficelle entre deux clous au-dessus d’un des carrés potagers d’Épouse-30×30. Pendant la nuit, la ficelle s’est contractée au point d’arracher un des clous. J’aurais voulu assister au phénomène.
Certains font un vol de 9000 km et manquent l’éclipse du siècle à cause de la pluie, moi, je dormais à vingt mètres du jardinet  et j’ai pareillement manqué la chose, et nulle consolation pour le jardinier, aucune caméra n’était braquée sur le carré en question au moment du prodige. Point de séance de rattrapage donc.

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , ,

dimanche 9 août 2009

Il faut, parfois, savoir se résigner à n'être pas l'élu

J’avais douze ans et sur la main me poussait une verrue d’horrible aspect. Pour être franc, disons que pour devenir si vilaine il avait fallu lui donner du temps. Nous n’étions pas très réactif pour ce genre de disgrâce. Je supportais. Main droite. Je la revois.

Mon grand-père paternel, poussé par ma mère, se propose de me conduire chez le maréchal. Au village, le maréchal-ferrant faisait passer les verrues. Il me touche.

Un an et demi plus tard, la verrue avait disparu. Entre temps, ma mère s’était convaincue qu’il fallait demander l’avis du pharmacien. Le produit corrosif dont on enduisait l’excroissance bavait tout autour et ça brûlait.

J’avais douze ans et commençais ma carrière d’incrédule. Néanmoins, je restais encore un peu perméable au conditionnement mis en place au sein de la famille et surtout par les dames catéchistes.

J’avais entendu qu’un mécréant — ce que je me préparais à devenir —  passant un jour au pied d’un calvaire jeté à terre par la vétusté s’était vu octroyer le don de guérison par imposition des mains après qu’il eut — allez savoir pourquoi il le fit — redressé la croix et crucifié, une nouvelle fois, le bonhomme  qui se reposait dans l’herbe.

Cette anecdote eut un double effet sur le développement de ma personnalité :
a) à quoi bon se montrer dévot si le père éternel choisit ses auxiliaires parmi les mécréants ?
b) quand l’occasion se présentera à moi de  relever un crucifié je m’empresserai de tester mon nouveau pouvoir sur le premier lépreux que je croiserai !

Mes pas m’ont bien guidé, voici une vingtaine d’années, vers un monument à caractère religieux mis à mal par les intempéries mais c’était du côté de Carnac, un menhir  érigé voici belle lurette par une tribu un brin mégalomaniaque et rompu en trois morceaux. J’ai fait celui qui avait oublié. Hélas, ce devait être  la seule perche tendue par l’époux de la grande Clémence.

Maintenant, je commence à me faire vieux, on ne débute pas une carrière de guérisseur à l’aube de sa retraite professionnelle. Je vous passe le récit, soyez plus circonspect que je ne le fus.

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : , ,

jeudi 23 juillet 2009

J'ai la tête qui tourne et pourtant je me vois toujours dans le miroir sans bouger les yeux.

Paradoxe : un gâteau sec oublié sur la table est retrouvé mou au retour de la balade digestive ; une tranche de pain  frais, échappée à l’appétit matutinal et à la poubelle, devient dure après quelques heures d’exposition à l’air ambiant.

  • Qu’est-ce donc que cette maison où trainent tant et tant de denrées alimentaires ?
  • Que l’on soit gâteau sec ou pain frais n’est-on jamais content de son sort ?
  • Existe-t-il un état intermédiaire entre le sec et le mou dans lequel gâteau et pain du jour pourraient se retrouver ?
  • Le gris est-il plus consensuel que le noir ou le blanc ?
  • Entre se taire et ne rien dire quelle alternative devrait prévaloir ?
  • Eh dis, Papa, quand tu étais petit, tu étais un garçon ou une fille ?

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags :

samedi 18 juillet 2009

Faut-il y voir un signe du destin ? Dites-moi lequel ?

J’allais à C**rv*ll* pour récupérer une nouvelle n**fb*x — l’ancienne n’avait pas failli, mais, que voulez-vous, nous vivons dans un monde d’infidélité — (entre parenthèses — oui, je sais, le dire et le faire, c’est redondant — en trente minutes, j’avais déballé le tout et procédé à la nouvelle installation) quand, dans un champ aux courts chaumes — oui, ici, on a déjà moissonné l’escourgeon depuis belle lurette — sur ma droite, trois lièvres — leurs grandes oreilles permettent même au néophyte de les distinguer des lapins de garenne — couraient, parallèlement à la chaussée, en se suivant, à moins de quinze mètres les uns des autres et... cerise sur le gâteau, ils ne s’enfuyaient pas, ils venaient vers moi !

Oui, vous avez bien lu.

Mais pour les distraits, je répète : trois lièvres couraient parallèlement à la route (j’ajoute ceci : à vingt mètres de la berme) en venant vers moi. Eh bien, malgré les poils blancs qui tapissent ma poitrine, je n’avais jamais assisté à un tel spectacle.

Si je vous disais que me voyant, ils se sont assis sur leur derrière et m’ont salué en agitant les oreilles vous trouveriez que parfois j’en fais un peu trop, aussi me tairai-je.

Pour les fans, un extrait du constat dressé par la police :

constat

Posté par Old_Papistache à 18:01 - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags :

lundi 6 juillet 2009

De l’art de savoir choisir son melon

Sous-titre

Le Papistache au marché



Lourd, parfumé et cédant à une légère pression du pouce à l’opposé du pédoncule.
C’est ainsi que votre ami choisit, à l’étal, son melon, la saison venant.
Agissant ainsi, comme chacun, il lui arrive de se tromper et de regretter sa décision.

Grenouille, elle, m’affirme :
— Je n’achète que les femelles. Aux ignorants et aux ploucs les mâles.
(Je synthétise)

  Les femelles ?

— Oui, une astuce donnée par un ami-maraicher. Les melons femelles (melonnes ?) se reconnaissent à une large auréole (aréole ?) au pourtour de la queue.

Je n’avais jamais entendu parler
(et je ne suis pas né de la dernière pluie) de melons femelles.

TOUT FRUIT NE NAIT-IL PAS DES OVAIRES FÉCONDÉS D’UNE FLEUR ?


J’explique qu’il me semble impossible (j’aurais pu dire improbable mais cela laissait la place au doute) qu’une fleur mâle donne naissance à un fruit. Chance, l’amie Grenouille a suivi de fort près des études scientifiques et un peu de botanique fut à son programme. Elle convient de la bizarrerie de sa croyance héritée d’allez-savoir-où, son ami-maraicher la tenant de son père qui la tenait de son père lequel...

Les courgettes, les citrouilles (pour ne citer qu’elles) s’ornent, sur le même pied, de fleurs mâles et de fleurs femelles, pourquoi pas les melons ?
De là viendrait la confusion ?
Mais jamais personne ne vit le pédoncule d'une fleur mâle devenir mère. Prenons la courgette de Nice : au mieux la fleur mâle achève son existence dans la pâte à frire les beignets du même nom ; au pire elle tombe au soir de son existence sur le sol surchauffé et s'en va nourrir la terre qui la fit naitre.

Quant à l’aréole (sein maternel ?) ?
Bien d’autres signes distinguent les variétés entre elles. Les unes sont ridées, les autres lisses, certaines dotées d’une résille du meilleur aspect et sur beaucoup s’épanouit une étiquette de couleur attrayante de la plus belle allure.

Je voudrais bien que l’une ou l’autre de mes lectrices (Madame Walrus étant admise à participer) me démontre la faille de mon raisonnement. Les messieurs enfanteraient-ils donc au royaume des courges ?

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags :

dimanche 7 juin 2009

Papistache se rend au maxidiscompte

logonelleorthoJ’avais quoi dans mon charriot de maxidiscompte ?

Trois cartons de soixante briquettes de jus d’orange. On a eu peur de manquer alors Mamoune m’avait demandé de retourner en acheter.
Pour faire bonne mesure, d’ailleurs, j’ai rajouté deux fois dix briquettes.

Les génoises au chocolat, il en restait trois-cent-trente.
— Pousse à cinq-cents, m’a suggéré Mamoune.
Cent-soixante-dix de plus, ça faisait dix-sept paquets de dix. J’en ai pris vingt.

Alors, je récapitule :
— Vous pourrez m’éditer une facture ?
— Bien sûr. Donc, deux-cents briquettes de jus d’orange, autant de génoises premier prix : deux-cent-trente-et-un euros.

 

Là, en temps normal, je tends mon chèque déjà signé (je n’ai pas pouvoir sur ce chéquier-là) et j’embarque ma marchandise. En temps normal ! Là, allez savoir pourquoi, j’ai réagi :
— Deux-cent... ?

Le caissier — oui, le caissier ; malgré sa boucle d’oreille, aucun doute, c’était un homme — jette un œil sur le contenu du charriot métallique et... oui, réalise que 231,00 €, même dans un supermarché maxidiscompte, ça faisait un peu lourd pour le volume embarqué. Certes, mon prédécesseur dans la file en avait pour plus cher avec un volume moindre — mais les génoises c’est plein d’air et les destinataires des biscuits fourrés n’ont pas le droit encore de boire de l’alcool. Vous saviez, vous, qu’on pouvait acheter du whisky, de l’anisette de Marseille et du champagne dans un supermarché maxidiscompte ? Moi, je l’ignorais, les jus d’orange et les biscuits fourrés sont dans la première travée du magasin. Mais je m’égare.

 

Le caissier réalise son erreur et d’un tour de main habile effectue quelques manipulations sur sa caisse enregistreuse et me sort une facture de quarante-sept euros et quelques centimes.

 

Et moi, je sors tout fier de m’être rendu compte de la boulette dans le magasin. En temps ordinaire, j’aurais dû  :

  • essuyer  la condescendance de Mamoune,
  • reprendre la voiture,
  • aller trouver le responsable du magasin,
  • lui démontrer qu’avec toute la meilleure volonté du monde, je ne pouvais pas avoir chargé pour 231,00 €  de biscuits fourrés au chocolat dans un seul charriot,
  • reprendre mon chèque,
  • m’apercevoir que je serais reparti sans que Mamoune ne m’en signe un nouveau,
  • retourner à la maison,
  • revenir,
  • et enfin solder l’aventure.

 

Au lieu de cela, avec une âme de héros, je rentre au foyer et annonce, pour jouer :

— 231,00 €, le hard-discount* a monté ses prix”.

Sans me regarder, mon épouse me lance :
— Tu n’as pas payé ça ?

Je me dégonfle un peu et lui narre l’aventure. Elle hoche la tête. Je me sens un peu moins héroïque qu’au sortir du magasin ; le maxidiscompte, finalement, c’est un peu surfait non ?

* Un hard-discount (ou maxidiscompte en français) est un magasin libre-service à prédominance alimentaire qui se caractérise par des prix en dessous de la moyenne, une petite surface de vente et un assortiment de produits restreint (moins de 1 000 m² pour moins de 1 000 produits).

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [21] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mercredi 13 mai 2009

En voilà une question...

Grisette est rentrée de son périple en Nouvelle-Zélande. Sa vie parisienne reprend son cours. Hier soir — j’allais me coucher — elle me téléphone :
— Papa (c’est sa manière de prononcer Papistache) comment fait-on quand le disjoncteur a sauté, qu’on a débranché tous les appareils, éteint toutes les ampoules et que quelque soit l’interrupteur qu’on actionne le disjoncteur saute à nouveau ?
— Tu (je tutoie mes enfants) as débranché le chauffe-eau ?
— Peut-être pas !

Elle va voir (sans lumière, c’est malin) et :
— C’est fait !
Sur ce, elle interpelle sa colocataire qui refuse de descendre de sur la table  du salon et actionne ,elle-même, un interrupteur lambda. Noir !
— Tu crois que ça viendrait du chauffe-eau ?
— Non, je n’accuse pas sans preuves. Tu sais juste que l’eau et l’électricité ne font pas bon ménage...
— Maintenant que tu me dis cela, hier, on a eu un dégât des eaux. Les voisins avaient laissé couler un robinet et l’eau suintait du plafond. Ils étaient chez eux, nous sommes allés les prévenir, c’est classé.
— Ma grande, tu tiens peut-être l’origine de ta panne. Il fera jour demain, voici ce que je te suggère de faire...

La vraie question, cependant, est celle-ci :
Que diable la colocataire de Grisette pouvait-elle bien faire juchée sur la table du salon à cette heure tardive qu’elle refuse d’en descendre pour aider à localiser la panne ?
Indice : cela n’a aucun rapport avec la dite panne. Aucun.

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : , ,



« Accueil  1  2  3   Page suivante »