Papistacheries

Mes amis de blogue sont des héros.

vendredi 30 octobre 2009

Cimicifuga / actaea

Vous pensez bien que je n'allais pas me priver de sommeil : j'ai enquêté.
La plante dont j'avais  oublié le nom (je risque de l'oublier encore d'autres fois) est un cimicifuga white pearl. Mon enquête m'a même permis d'apprendre qu'en fait le genre cimicifuga a été regroupé dans le genre actaea.

LIEN


Pour Map qui doute (c'est bien de douter MAP, sur le net, il faut toujours douter) je joins une photographie d'ensemble de mon petit cimicifuga* lequel n'a pas dû trouver les bonnes conditions à son développement. Je le laisse en place en 2010 et s'il souffrait de nouveau, je le déplacerais près des rhododendrons dont il serait susceptible d'apprécier le voisinage.

pour_MAP

* planté en novembre 2008, probablement en un lieu trop ensoleillé, il faut admettre que 2009 ne nous priva pas de soleil.

P.-S. : Hier, vers 18 h 00, de retour de balade. 2paniers

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vendredi 28 août 2009

Écrire, c’est donner la parole à celui qui ne parle pas*

Je ne suis pas malade, je lis des magazines que je trouve sur ma propre table de salon, on n’a pas tous les jours l’occasion de poireauter dans la salle d’attente d’un médecin.


Un entretien entre une journaliste de
Télérama — n°3111— et un auteur que je découvre, Jean-Bertrand Pontalis**.

La journaliste demande au vieux philosophe s’il est d’accord avec le poète Georges Perros quand il a dit : « On n’écrit que lorsqu’on est au bord de se taire... »  Jean-Bernard retourne la phrase : « On écrit pour laisser la parole à ce qui ne s’est jamais dit, à ce qu’on n’était pas à même de dire. »

Est-ce que ces phrases me déboussoleraient ?

*Le titre est très exactement issu de l'article de Marine Landrot
** L'ouvrage dont l'article fait l'article est : Le Songe de Monomotopa.

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dimanche 9 août 2009

Il faut, parfois, savoir se résigner à n'être pas l'élu

J’avais douze ans et sur la main me poussait une verrue d’horrible aspect. Pour être franc, disons que pour devenir si vilaine il avait fallu lui donner du temps. Nous n’étions pas très réactif pour ce genre de disgrâce. Je supportais. Main droite. Je la revois.

Mon grand-père paternel, poussé par ma mère, se propose de me conduire chez le maréchal. Au village, le maréchal-ferrant faisait passer les verrues. Il me touche.

Un an et demi plus tard, la verrue avait disparu. Entre temps, ma mère s’était convaincue qu’il fallait demander l’avis du pharmacien. Le produit corrosif dont on enduisait l’excroissance bavait tout autour et ça brûlait.

J’avais douze ans et commençais ma carrière d’incrédule. Néanmoins, je restais encore un peu perméable au conditionnement mis en place au sein de la famille et surtout par les dames catéchistes.

J’avais entendu qu’un mécréant — ce que je me préparais à devenir —  passant un jour au pied d’un calvaire jeté à terre par la vétusté s’était vu octroyer le don de guérison par imposition des mains après qu’il eut — allez savoir pourquoi il le fit — redressé la croix et crucifié, une nouvelle fois, le bonhomme  qui se reposait dans l’herbe.

Cette anecdote eut un double effet sur le développement de ma personnalité :
a) à quoi bon se montrer dévot si le père éternel choisit ses auxiliaires parmi les mécréants ?
b) quand l’occasion se présentera à moi de  relever un crucifié je m’empresserai de tester mon nouveau pouvoir sur le premier lépreux que je croiserai !

Mes pas m’ont bien guidé, voici une vingtaine d’années, vers un monument à caractère religieux mis à mal par les intempéries mais c’était du côté de Carnac, un menhir  érigé voici belle lurette par une tribu un brin mégalomaniaque et rompu en trois morceaux. J’ai fait celui qui avait oublié. Hélas, ce devait être  la seule perche tendue par l’époux de la grande Clémence.

Maintenant, je commence à me faire vieux, on ne débute pas une carrière de guérisseur à l’aube de sa retraite professionnelle. Je vous passe le récit, soyez plus circonspect que je ne le fus.

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dimanche 7 juin 2009

Papistache se rend au maxidiscompte

logonelleorthoJ’avais quoi dans mon charriot de maxidiscompte ?

Trois cartons de soixante briquettes de jus d’orange. On a eu peur de manquer alors Mamoune m’avait demandé de retourner en acheter.
Pour faire bonne mesure, d’ailleurs, j’ai rajouté deux fois dix briquettes.

Les génoises au chocolat, il en restait trois-cent-trente.
— Pousse à cinq-cents, m’a suggéré Mamoune.
Cent-soixante-dix de plus, ça faisait dix-sept paquets de dix. J’en ai pris vingt.

Alors, je récapitule :
— Vous pourrez m’éditer une facture ?
— Bien sûr. Donc, deux-cents briquettes de jus d’orange, autant de génoises premier prix : deux-cent-trente-et-un euros.

 

Là, en temps normal, je tends mon chèque déjà signé (je n’ai pas pouvoir sur ce chéquier-là) et j’embarque ma marchandise. En temps normal ! Là, allez savoir pourquoi, j’ai réagi :
— Deux-cent... ?

Le caissier — oui, le caissier ; malgré sa boucle d’oreille, aucun doute, c’était un homme — jette un œil sur le contenu du charriot métallique et... oui, réalise que 231,00 €, même dans un supermarché maxidiscompte, ça faisait un peu lourd pour le volume embarqué. Certes, mon prédécesseur dans la file en avait pour plus cher avec un volume moindre — mais les génoises c’est plein d’air et les destinataires des biscuits fourrés n’ont pas le droit encore de boire de l’alcool. Vous saviez, vous, qu’on pouvait acheter du whisky, de l’anisette de Marseille et du champagne dans un supermarché maxidiscompte ? Moi, je l’ignorais, les jus d’orange et les biscuits fourrés sont dans la première travée du magasin. Mais je m’égare.

 

Le caissier réalise son erreur et d’un tour de main habile effectue quelques manipulations sur sa caisse enregistreuse et me sort une facture de quarante-sept euros et quelques centimes.

 

Et moi, je sors tout fier de m’être rendu compte de la boulette dans le magasin. En temps ordinaire, j’aurais dû  :

  • essuyer  la condescendance de Mamoune,
  • reprendre la voiture,
  • aller trouver le responsable du magasin,
  • lui démontrer qu’avec toute la meilleure volonté du monde, je ne pouvais pas avoir chargé pour 231,00 €  de biscuits fourrés au chocolat dans un seul charriot,
  • reprendre mon chèque,
  • m’apercevoir que je serais reparti sans que Mamoune ne m’en signe un nouveau,
  • retourner à la maison,
  • revenir,
  • et enfin solder l’aventure.

 

Au lieu de cela, avec une âme de héros, je rentre au foyer et annonce, pour jouer :

— 231,00 €, le hard-discount* a monté ses prix”.

Sans me regarder, mon épouse me lance :
— Tu n’as pas payé ça ?

Je me dégonfle un peu et lui narre l’aventure. Elle hoche la tête. Je me sens un peu moins héroïque qu’au sortir du magasin ; le maxidiscompte, finalement, c’est un peu surfait non ?

* Un hard-discount (ou maxidiscompte en français) est un magasin libre-service à prédominance alimentaire qui se caractérise par des prix en dessous de la moyenne, une petite surface de vente et un assortiment de produits restreint (moins de 1 000 m² pour moins de 1 000 produits).

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samedi 9 mai 2009

Que faut-il y lire ?

Ces jours-ci, enfin ces nuits-ci plutôt, je me suis couché tard et me suis levé tôt. Sitôt réveillé, sitôt levé. Cette nuit — la toute dernière, celle qui vient de s’achever — je me suis retourné sur le côté droit et ai voulu poser mes lèvres sur l’épaule de Mamoune.
C’est la première nuit — le premier matin — depuis le 21 avril, que je n’ai pas la conscience aigüe et instantanée qu’elle se trouve à quatre-vingts lieues de là — du lit —.

Que faut-il y lire ?



Sinon, pour me lire — et vous lire, c’est dire — aujourd’hui encore, c’est au défi du samedi que la bonne compagnie se rassemble.

Sur la reproduction proposée par Janeczka, j’ai sorti un texte — parution à midi — qui n’obtiendra pas le label “Petite maison dans la prairie”. Il faut croire que mon crayon rose s’est égaré. Juste quand une consigne picturale est proposée. C’est ballot.

Que faut-il y lire ?

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mercredi 6 mai 2009

Un prénom de jardinier

— “J’aimerais lui donner un prénom de jardinier.
— A qui ?
— Au petit que je porte, là, dans mon ventre.”


Je lui aurais bien conseillé Nicolas, à la dame. On a connu Nicolas le jardinier. Mais, Nicolas, est-ce assez “in” ? Michel ? On se souvient de Michel le jardinier. Mais, justement c’est déjà pris.

Papistache ?

Papistache ?

Papistache ?


— Oui, première lectrice du matin* ? J’écris mon billet du jour, revenez après le petit déjeuner.
— C’est que Papistache, je crois qu’il y a maldonne, vous nous refaites le billet de mardi.
— Comment cela ?
— Oui, Le prénom du jardinier, c’est le billet de mardi !
— Non ? Michel le jardinier ?
— Oui, oui ! Michel, Nicolas, le tire-bottes, le machin mal emmanché, la binette, tout ça, on l’a lu hier.
— Oh ?
— Oui, scrollez vers le bas, vous verrez.
— Ah ! non, je ne relis jamais mes vieux billets. Vous devez faire erreur. Cette nuit, j’ai eu une idée géniale (n’en déplaise à Tilu qui ne supporte pas cet adjectif) je vais me comparer à un instrument agraire, juste histoire de me dénigrer ( mes lectrices adorent que je me rabaisse plus bas que terre, là, je me rabaisserai au niveau du sol) de me comparer à un objet usuel. Je vais me la jouer préfet Poubelle, ou Alexis Godillot... C’est un bon concept.
— Papistache, je vous assure, vous avez déjà écrit ce billet hier.
— J’ai parlé d’un hectare de betteraves ?
— Oui, oui “biner un hectare de betteraves”...
— J’ai écrit “gaulé comme une papistache” ?
— Oui !
— Une ? Au féminin ?
— Oui !
— Knock-le-Zout alors ! Vous croyez que les lecteurs vont s’en apercevoir ?
— J’en ai peur. Encore, vous ressortiriez une chronique ridée de 2007, mais là, deux jours de suite... Vous allez passer pour un vieux...
— Tire-bottes ?
— J’aurais dit autre chose, mais tire-bottes, peut-être.
— Bon, mais, je mets quoi maintenant. Il est 6 h 00, et je dois poster dans la minute. Aidez-moi, lectrice matutinale*
— Ah, non, c’est votre blog, Tirebottes, vous devez assumer vos faiblesses. La blogosphère c’est la loi de la jungle, le plus fort bouffe le plus faible. Vous avez perdu. Game over. Ciao ! Bye, bye. Le champ de naviots, c’est en haut de la côte ; n’oubliez pas votre binette ; vous aurez l’éternité pour sarcler les pissenlits.
— Là, Lectrice-Tôt-Levée, je vous trouve féroce. Rodrigue !
— Papa ?
— Viens, mon fils, viens, mon sang, viens réparer ma honte ; viens me venger.

* Ici, je prends des risques, Walrus pourrait bien être le plus prompt des lecteurs. Tant pis, dans la brume matutinale, vu de loin, vous aurez la gentillesse de faire comme si... et si Walrus me comprend à demi-mot, je lui sais assez de tact pour s’abstenir de commenter le premier.

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mardi 5 mai 2009

Un prénom de jardinier

— “J’aimerais lui donner un prénom de jardinier.
— A qui ?
— Au petit que je porte, là, dans mon ventre.”


Je lui aurais bien conseillé Nicolas, à la dame. On a connu Nicolas le jardinier. Mais, Nicolas, est-ce assez “in” ? Michel ? On se souvient de Michel le jardinier. Mais, justement c’est déjà pris.

Papistache ?


Je vous voyais venir. Vous êtes si prévisibles amis lecteurs.
Papistache ? Ce n’est pas un prénom, c’est en passe même de devenir un nom commun. Certains d’entre vous n’ont-ils jamais posé un article devant le patronyme. Le papistache ? Jamais ? Qu’est-ce qu’un papistache ? Un outil de jardinier ? On ne baptise pas un enfant du nom d’un outil, fût-il agraire !

Un outil au long manche.
Un râteau aux dents émoussées.
— T’as vu comme il est mal emmanché le papistache ?


Ou un  balai sans poils. Une binette.
— Non,  mais tu comptes biner ton hectare de betteraves avec un simple papistache ?

Une gaule à faire tomber les noix.
— Ce mec, il est gaulé comme une papistache.

Pas un outil tranchant.
— Il coupe pas trois pattes à un canard ce papistache.

Un plantoir :
— Arqué comme un papistache à repiquer les poireaux.

Un tire-bottes. Un tire-bottes !
— Où t’as rangé le papistache ? Jamais là quand on en a besoin.

Non, sérieux, vous donneriez à un enfant le nom d’un tire-bottes ?

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mardi 24 février 2009

De fil en aiguille

Je ne sais pas si je vais être très disponible aujourd’hui, je dois redresser tous ces trombones. C’est trop insupportable de les voir ainsi tout repliés sur eux-mêmes, j’ai l’impression de lire la radiographie de la colonne vertébrale de Manoune.

unetz_ro


Oh ! A propos de trombones. C’était cet été, en juillet. Madame Yvonne recevait pour quelques jours sa petite-fille, que dis-je, son arrière-petite-fille. Une jolie brunette aux cheveux bouclés et à l’air déluré. La gamine, Guenièvre, avait vite sympathisé avec les enfants du quartier et partagé leurs jeux.

Un jour, vers midi, Madame Yvonne nous apostrophe par dessus le muret mitoyen :
— Ma Guenièvre n’est pas dans son assiette. Croyez-vous qu’elle s’ennuie ? Que l’herbe n’est pas assez belle, pour elle, ici ?

J’abrège. Mamoune, bonne âme, s’en va questionner la chevrette.

— Je vais mourir, lâche la mignonne.
— Et pourquoi ? s’étonne Épouse-qui-S’étonne.
— J’ai avalé un trombone ?
— Un trombone ?
— Non, un morceau de trombone !

Mamoune la presse de questions :
— As-tu mal ? Le morceau était-il pointu ? L’as-tu senti passer dans ta gorge ? Etc.

La petiote ne ressentait aucun symptôme. Dans la voiture, pendant que nous embarquions la mémé décomposée (bien qu’encore en vie) et la gamine trombonophage nous avons appris qu’en sautant à la corde, elle avait avalé le morceau de trombone métallique qu’elle suçait distraitement.


Nous, nous la rassurions en argüant du fait qu’elle ne ressentait aucune douleur et que les médecins aux urgences sauraient lui donner de bons conseils. Madame Yvonne voyait déjà l’estomac de sa descendance ouvert par un bistouri inquisiteur.

Cependant, Épouse-Je-Veux-Tout-Savoir poursuivait son interrogatoire.
— Si tu ne l’as pas senti passer dans ta gorge, es-tu certaine de l’avoir avalé ?
— Oui, avec les filles on a regardé par terre et on l’a pas trouvé.
— Dans tes vêtements ?
Elle ne portait qu’un débardeur sans manches et un petit short.
— Non ! J’ai bien cherché et les filles ont dit que j’allais mourir.

Vingt minutes pour arriver à l’hôpital. Une radio dans l’urgence et, bien sûr, pas plus de trombone dans l’appareil digestif que dans les plis du corsage de la demoiselle Guenièvre.

Bon, ce n’est pas tout, mais moi, je bavarde, je bavarde et je dois encore redresser tous ces trombones avant midi.

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samedi 24 janvier 2009

Parlez-en autour de vous

lect

Vous recevez cette carte.

Vous savez que c'est une initiative de la région Centre.

"Parlez-en autour de vous", stipule une note laissée au bas du verso par l'auteur du message.

C'est fait !

A votre avis, quelle  est la nature de l'invitation rédigée au dos de la carte ?

Vous avez trouvé : il s'agit de lectures  données dans les petites villes de la région.

Mais, mais, mais, cette illustration ! ! !

Une chaise vide ! Une chaise vide, une misérable chaise de collectivité si perdue.

L'an dernier, la lecture  (deux jeunes comédiens) a eu lieu à la bibliothèque  du village.

Nous étions dix, dont les deux bibliothécaires. Dix ! !

Cette année, c'était jeudi soir, huit ! !  !

Comment vouloir donner envie de venir assister à une lecture avec une illustration aussi engageante ?

L'an prochain, je vais militer pour que ça se passe dans notre salon et je vais intriguer auprès du conseil régional pour que ce soit cette image-ci.

paingraines

Promis, si vous venez, je refais du pain aux noix (ou au tournesol, ou aux sardines, ou aux pommes de terre, ou aux bigorneaux (non, pas les bigorneaux) ou aux olives) et je sers à boire  à tout le monde.


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dimanche 16 novembre 2008

Un peu

J'avais posé un billet énigmatique, en fin d'après-midi... je n'aurais pas dû, je l'enlève...
en fait, je suis un peu... débordé... du coup, je commence à faire mal certaines choses... je vais devoir redéfinir quelques priorités... je crois que je vais me reposer un peu.

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