samedi 7 novembre 2009
Ma participation au défi du samedi lequel portait le numéro 80
Tir’ eul’ bobinett’ eul’ ch’villett’ cherra (Papistache)
M’l’avait dit la mèr’, faut pas, faut pas, jamais, i’faut pas jamais s’mêler d's affair’s aux z’aut’. C’que l’pèr’ toujours i’y’répétait, eul’père,
Sous sa belle gueule d'apôtre
Et dans son cadre en bois
du temps qu’i suçait pas ’cor’ eul’ pissenlits par la racin’.
Eul soir, les gens i’disaient comm’ ça, qu’derrièr” la port’ à Mathurin, à des fois, comm’ ça, b’en, paraît — moi j’chais pas, jamais j’y suis-t-allé toquer à la port’ à Mathurin — paraît, à des fois, qu’y’avait des cris qu’on les z’entendait si qu’on collait s’n’oreill’ à la serrur’ à la port’ à Mathurin. Jamais r’en entendu. B’en trop peur qu’la mèr’ é’m’file un’ roust’ avec eul nerf eud‘ bœu’. Mathurin l’était pas l’genr’ qu’on fréquentait, nous autres, à c’tt’époqu’. Mathurin,
Qui fait rien de ses dix doigts
Mais lui qui n'en peut plus
Lui qui est complètement cuit
Et qui se prend pour le roi
Qui se saoule toutes les nuits
Avec du mauvais vin
Mais qu'on retrouve matin
Dans l'église qui roupille
Raide comme une saillie
Blanc comme un cierge de Pâques
Un’ fois, un’ fois seul’ment, j’lai poussée la porte à Mathurin. La mèr’ l’était ret’nue à la m’son rapport à sa phlébit’ qu’avait tourné façon manièr’ à des ulcèr’s. J’y’a collé mon nœil à c’tt’ foutue bon sang d’tabernac’ ed’serrur‘.
C’te porte è’ m’a chu
‘acristi’ bordel d’ hasard
Tout drêt su’ la goul’
B’en les voisins, l’en ont eu des cris, c’tt’ fois, c’taient les miens. I’m’aiment pas les voisins. I’disent
Que je suis tout juste bon
A égorger les chats
J'ai jamais tué de chats
Ou alors y a longtemps
Ou bien j'ai oublié
B’en
m’croyez pas ou b’en m’croyez pas, y’en a pas un qu’est v’nu m’aider à
m’rel’ver, j’m’en su’s traîné tout seul jusqu’au gourbi où qu’là mèr’
è’ braillait rapport à sa phlébit’ qu’avait tourné manièr’ d’ulcèr’s...
et p’is l’lend’main, b’en... la port’, l’était r’mise tout’ drête comm’
si que r’en n’eud’ r’en s’avait passé.
Comm’
j’vous dis, c’t un mystèr qu’est mystérieux, c’tt’ affair’. J’en sais
pas p’us que c’qu’j’en dis et pourtant j’y ai tout dit ce qu’j’en
savais.
lundi 20 juillet 2009
C'est un peu facile aussi ai-je dit que j'étais fort las
Je suis allé aider à un déménagement. Quel remue-ménage !
Je suis trop fatigué pour aligner trois phrases un peu cohérentes.
Alors, un petit jeu.
- L'une de ces photographies a été prise au jardinet. A ou B
- La seconde a été prise à six kilomètres de la maison. A ou B
- Que représente chacune d'elles ?
Indices :
- La fleur est une plante à bulbe, dont le nom commence par la lettre I.
- Les arbres sont les seuls que je connaisse qui possèdent une écorce souple, vous pourriez y donner un coup de poing (sous réserve d'y trouver quelque utilité) sans trop en souffrir.
mercredi 10 juin 2009
Chiche (J'aurais pu écrire un titre plus long, mais, pris par le temps, j'ai trouvé plus judicieux de faire court pour une fois)
Valérie dira... Non ! Valérie ne dira rien.
Valérie dirait que... Non ! Au présent...
Valérie aime à dire que j’aime... Non ! Répétition !
Valérie dit que j’aime tout le monde. Ce n’est pas vrai. D’abord, cela ôte du mérite à ceux que j’aime et ensuite me laisse imaginer comme plus sage que je ne suis.
J’ai l’empathie facile. C’est plutôt cela. Encore que je ne donne à voir que le côté éclairé de ma personnalité.
Un exemple ?
Je viens d’être touché par un personnage entraperçu dans une nouvelle de quelques lignes. L’auteure le malmène. Je veux prendre sa défense. Dans un commentaire, je tente un éclairage sur le bonhomme ; l’auteure me propose d’aller plus loin.
J’assume.
Je ne vais pas laisser tomber mon nouveau compagnon alors qu'il traverse une mauvaise passe.
Je vais donc lui donner un peu d’épaisseur et essayer de convaincre les lecteurs du danger qu’il y a à lapider trop hâtivement.
L’auteure ? Une signature rencontrée chez Val (la Val d’autrefois) qui se pose parfois sous un de mes billets.
Le texte à l’origine de ce défi ? Impossible d’en donner le lien, l’auteure le cache après plusieurs jours.
Ma plaidoirie ? Pas encore écrite. Le président du tribunal m’accordera encore quelque délai pour parachever mon enquête.
Je vous tiendrai informés.
Je lui avais promis que je commencerais le billet de ce jour par son prénom, mais je lui avais tu — essentiellement car je l'ignorais— que je le terminerais également par le mot Valérie.
jeudi 14 mai 2009
Personnellement je trouve que Lulu-l'éditeur pourrait renforcer ses emballages mais les délais ont été respectés...
vendredi 10 avril 2009
Optiboudi (Maginaire)
Optiboudi (Maginaire)
Pièce en un acte
Acte I, scène 1.
L'Épouse-Opalescente : Chéri, quel est le sujet du défi cette semaine ?
(Elle achève de se brosser les dents)
L'Époux-Aux-Pas-Lents : Il s'agit de peindre la soif.
(Il se brossera les dents après elle)
L'Épouse-Opalescente : Tu n'oseras pas l'aquarelle ?
(Elle lui tend son front)
FIN
samedi 21 mars 2009
Joyeux anniversaire
C'est l'anniversaire des défis du samedi.
Il vous reste encore du temps pour envoyer un petit mot ou trinquer.
Vous pouvez envoyer votre hommage
tout le weekend (et même, osons le dire, toute la semaine) à
mercredi 4 février 2009
En promo, cette semaine, le subconscient du Papistache. Personne n'en veut ? C'est cadeau !
04 : 44, les cristaux liquides du radio réveil m’interpellent. Je me suis couché tôt, hier soir. La fatigue m’a saisi devant l’écran de l’ordinateur. Je me suis couché tôt.
Cartoonita. Il est 04 : 04 et je pense à Cartoonita. Je ne suis pas allé commenter les défis de la semaine passée. Je pense à Cartoonita. Normal, c’est moi qui ai mis en ligne la nouvelle consigne, celle, précisément de Cartoonita. Je n’y pensais pas. Je me disais que j’allais écrire ma participation samedi matin entre huit et dix. Le samedi matin, entre huit et dix heures, j’ai souvent une petite plage de temps libre pour écrire.
J’ai, quand même, trouvé un instant pour jeter un œil aux commentaires laissés sous la consigne de la semaine. L’un deux s’est glissé entre deux méninges et, la nuit aidant, plus une ou deux moisissures nobles qui trainaient par là, la pâte a fermenté.
Ma participation est prête. Rien eu à faire, cette fois-ci. Tout a été écrit à l’ancienne, tout au subconscient. Chacun son tour. La précédente, c’est moi qui ai dû quasiment tout me coltiner. Bon, j’aime les roses, d’accord... mais cirrhose ! ! !
Sinon, j’ai aussi été rattrapé par mon frère qui pleurait la mort de notre père sur le chemin de l’école. Je lui ai passé le bras autour du cou et nous avons cheminé vers la maison en parlant de lui. Malgré notre chagrin, j’ai reconnu toutes les maisons de la rue, les grilles, les portails, même celui, tout rouillé du château. Le château ! Personne ne l’a jamais vu ouvert ce portail. Un chemin envahi de ronces et d’orties. Il faudra que je demande à mon père s’il y a jamais eu un seul château au bout de ce chemin. Cette rue ! Voilà plus de vingt ans, vingt-cinq ! que je n’y ai pas remis les pieds.
05 : 25 Je n’ai plus sommeil. J’aurais pu passer l’aspirateur, mais, outre que Mamoune dort encore, je n’y ai pas pensé. Mon subconscient ne fait jamais le ménage à ma place alors qu’il écrit mes participations au défi du samedi, une fois sur deux. Je ne dois pas avoir un subconscient manuel.
Pas une fois, il n’aura lavé la vaisselle, bêché le jardin, taillé la haie, planté un clou... Pourtant, planter un clou, même un intello de caricature parvient à planter un clou. Mon subconscient est nul en travaux pratiques. Il ne vaut pas un clou. A Castorama, mon subconscient, on l’offrirait en cadeau pour l’achat d’un lot perceuse-scie-sauteuse-ponceuse-défonceuse que personne n’en voudrait. A la FNAC ? Il fouillerait les sacs des jolies femmes à l’entrée du magasin.
05:59 Je suis dans les temps pour poster à 06:01 sans devoir modifier la date du billet. Ce sera la première fois dans l’histoire des chroniques et des papistacheries réunies. Zut ! Il va me rester une heure à tuer avant que Mamoune ne soit prête. Vous allez voir qu’elle va me suggérer de passer l’aspirateur. Je vous préviens, il fait du bruit !
lundi 26 janvier 2009
Pour qui le mouarf d'or ?
Mouarf d'or
Le mouarf d'or ! Il faudra un jour l'attribuer à quelqu'un.
Une idée de consigne qui irait avec ? Les gens ?
Si ça ne tenait qu'à moi, j'attribuerais le mouarf d'or à celui ou
celle qui me raconterait une anecdote dans laquelle il s'est retrouvé
dans une situation terriblement embarrassante pour lui, mais très
comique pour les autres.
Parfois, le lis sur la page "vie de merde" tout un tas de textes qui me donnent envie de lancer le "mouarf".
Postulant au titre du mouarf d'or
Quand je me suis marié, j'étais loin d'être aussi gros qu'aujourd'hui (68 kg tout mouillé pour mon mètre et ses quatre-vingt-trois centimètres) et pourtant, il m'est arrivé une mésaventure qu'on s'imagine survenir plutôt à un ventripotent bonhomme qu'à un squelettique jeune homme.
Au sortir de la mairie, je me
baisse pour prendre dans mes bras notre (notre, car Mamoune et moi
étions désormais mariés) nièce de deux ans et demi.
Las, ce faisant, mon pantalon se fend en deux !
Le pire était à venir.
Comme
nous nous épousions dans la ville qui avait vu grandir Mamoune(1 m 57,
quand même ! ) c'est ma belle-mère qui s'est proposée pour recoudre
l'objet du délit.
Eh ! bien ! Epouser une souriante jeune fille
et devoir quitter son pantalon, une heure à peine après la cérémonie,
devant sa belle-mère (toute la noce s'était rendue à l'auberge où
l'apéritif se réchauffait) alors qu'on avait rêvé en faire l'hommage à
sa Dulcinée, fut une expérience que je ne raconte aujourd'hui que pour
solliciter les suffrages du jury.
Mouarf, alors ?
Et le vôtre ?
jeudi 22 janvier 2009
Le petit frère de François (Titre susceptible de modifications)
Cette nuit, je ne dormais pas. Non ! Pas d’insomnie, je ne dormais pas, c’est tout. Disons... que je me suis réveillé à une heure à laquelle, habituellement, je dors.
Des soucis ? Non ! Pas de soucis, j’étais préoccupé, c’est tout. Disons... qu’on a la droit d’être préoccupé sans avoir, soi, des soucis.
Mais le sujet n’est pas là, la cause de ce réveil n’est pas encore tombée dans le domaine public, de plus, elle ne m’appartient pas, alors...
Alors ! La chaleur d’Épouse-A-Mon-Côté diffusant, je me suis pris à rêver éveillé (puisque je ne dormais pas ! ! ! ). Moitié inconscient, moitié conscient, mon esprit a tourné — oh, pas bien vite, il a tournicoté — et j’ai fini par me rendormir. Rendormi, car, j’avais dormi avant d’être réveillé à cette heure inhabituelle pour moi, si nous suivons bien.
Le souci — voyez qu’il en a un quand même le bougre et qu’il le cache — enfin, non, puisqu’il le dévoile— à ses lecteurs — le souci, donc, c’est que du produit du rêve ne restait, au réveil — officiel, celui-là — que bribes et lambeaux.
Balayant les objections de son épouse en même temps que les scories du sommeil au coin de ses yeux, le bonhomme soucieux s’en vient confier son trouble à ses lecteurs, lesquels, il en est sûr, sauront réparer, du sommeil, le désastreux effet sur sa pensée “nocturnale”
Oh, là, là ! Où s’embarque-t-il ?
Le bonhomme a la conviction que les feuillets épars de sa construction de la nuit se sont logés chez l’une et l’autre d’entre vous. Si je suis trop clair, ne lisez qu’un mot sur deux !
J’ai échafaudé une histoire pour enfants — notez : pour enfants — dont il ne me reste que le principe et les première et dernière pages :
Le héros est un garçon de six à sept ans environ. Il se prénomme François mais c’est sans importance aucune, il aurait pu répondre à Charles, ou Louis.
La première phrase de l’histoire — c’était un album, à la couverture cartonnée — je la livre :
François avait échangé son petit frère contre les moufles bariolées de Vincent.
La dernière :
Au tirage de la tombola, c’est de son petit frère que François hérita.
J’aimerais que vous cherchiez bien en votre domicile si, par hasard, vous ne retrouveriez pas les pages manquantes de l’album. Vous me les enverriez en commentaires et je scotcherai tout cela proprement.
La première personne qui répondra, sera celle qui aura trouvé ce que Vincent aura fait du petit frère de François. La seconde s’emparera de la page apportée par ce premier pour donner la sienne, et ainsi de suite. Si vous trouviez deux pages, laissez au moins un autre de nos amis blogueurs se glisser entre les deux vôtres.
Le verbe “échanger” ayant été utilisé une fois, nul ne devrait le trouver chez lui. La langue française est si riche que je me doute que j’avais bien dû imaginer de saugrenues situations saupoudrées de verbes imagés.
Comme j’ai parlé d’album, je vous entretiendrai, une autre fois, de la manière dont j’espère que la page illustrée réintégrera sa place et sa fonction.
Cherchez bien, comme je pensais à vous, cette nuit, en composant cet album, une page est obligatoirement cachée quelque part dans votre univers familier. Il ne sera fait aucun usage commercial de l’album reconstitué, à moins du contraire, évidemment !
lundi 19 janvier 2009
Le cri de la Krevette
Je suis un peu surpris, encore que pas trop, par le nombre de visites et de commentaires sur mon faux blog de samedi.
Vous ne vous y êtes pas trompé(e)s. Cette Krevette et son complexe du homard ont bel et bien donné naissance à ce vieux crabe dont vous suivez les non-aventures sur les Papistacheries.
Walrus a eu la belle idée de nous pondre un récit de science-fiction et de paradoxe temporel ; je n’ai eu qu’à me souvenir de mon adolescence pour tirer du vivier le petit crustacé que je vous ai servi en apéritif.
L’une de vous l’a bien dit : “Mais c’est le blog de Papistache à quinze ans !” Exact !
Exact, sauf l’orgueil du jeune homme. A quinze ans, je ne pensais pas à devenir célèbre, juste à survivre un jour de plus au précédent.
Je n’ai que retrouvé l’essence des textes que j’écrivais alors. Je me gorgeais de mots parce que, du fond de mon ignorance, je pressentais qu’ils deviendraient mes maîtres et mes compagnons.
Le jeune LaKrevette a recueilli, en une journée, plus de visites sur son espace rose et bleu que LePapistache n’en obtient, les grands jours, sur le sien.
“Il y a de ça !” a dit une autre visiteuse. Forcément, il y a de ça. A quinze ans, on se torture et les soupirs qu’on exhale sont faits de notre chair et de notre âme.
Je suis content pour lui, le petit LaKrevette — je mesurais déjà un bon mètre quatre-vingts à quinze ans —, qu’il ait trouvé, ne serait-ce qu’une journée, un public pour écouter son cri. Le cri de la crevette, il faut une bonne oreille pour l’entendre.
Cette consigne fut très réjouissante. C’est formidable de nous voir suivis dans le moindre de nos délires. Et si plutôt qu’une cour de récréation le défi du samedi était un lieu de thérapie ?
Je viens de terminer de me confectionner deux dés en bristol et je les jette en direct, sous vos yeux. Penchez-vous vers l’écran et comptez vous-mêmes. Vous jugerez, samedi prochain, si j’ai convenablement exécuté la contrainte.
Bon lundi !
Bonne semaine !



