vendredi 25 avril 2014

Certains ont le chic pour mettre le nez des autres dans le caca, non ?

Les petits-enfants sont repartis : un bâton de craie, oublié hier dans la descente vers le garage, se délite peu à peu sous la pluie. Un escargot, sortant de sa coquille, rampe vers son destin d’escargot.  Qu’il vienne à s’approcher du morceau de craie, qu’il s’en repaisse, que je le retrouve demain, sous un pot retourné ou entre deux iris de Florence, qu’il relâche alors ses sphincters, ou qu’il l’ait fait quelques instants plus tôt, et que je photographie la grosse commission du colimaçon, alors vous connaîtrez la couleur du... [Lire la suite]
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mercredi 6 novembre 2013

Du couronnement d'un chef à la peau lisse

Guilleret, dans le duplex de Rosette, je dévalais l’escalier — notons, pour circonscrire les lieux du drame, que le plafond de la cage de ladite suite de marches présente une arête fort contondante à qui dépasse six pieds de haut pour peu que sa foulée manifeste quelque allégresse à la descente (pour la montée, nulle liesse jamais ne provoqua ce que ma narration laisse anticiper ; les mystères de la physique, une fois encore ! ) — je me suis ouvert le crâne : rien ne s’est perdu, il était vide ! J’ai recouvert la béance de mon... [Lire la suite]
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mercredi 8 février 2012

Sophisme

« Si vous n’êtes que dans la rationalité, vous vous asséchez ; que dans l’imaginaire, vous devenez fou. » assure Hubert Reeves.Tous les fous sont-ils donc gras ?
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dimanche 15 janvier 2012

Ficelle que je te ficèle

Le froid est vif. Une cordelette a élu domicile en ma poche. Jaune. Torsadée et de coton. Trois brins, eux-mêmes composés de cinq fils.La main enfoncée dans la poche, je joue avec la ficelle. Je la tisse entre mes doigts frileux. Savants entrelacs.Sur le trottoir, face à moi, un non-inconnu survient.Vite, se débarrasser de la corde qui emprisonne mes phalanges.Trop tard, nous sommes face à face.Vais-je lui tendre une main entortillée de jaune ?L’autre ? Hé, pas la gauche !Tant pis, je l’embrasse et je garde mes mains au fond de mes... [Lire la suite]
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mercredi 11 janvier 2012

Combien de temps faut-il pour être enceinte ?

Je ne devrais pas lire ce qui me saute aux yeux.                   Mais comment oublier qu’on sait lire ?                                   Fermer les yeux ? Non ! Je connais la réponse : choisir avec intelligence le média qui nous grandira et nous enrichira.Mais quand on est né bête et... [Lire la suite]
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mardi 1 mars 2011

Staubsaugerbeutel

Épouse-Régénérée a aspiré la chambre. C’est bête, j’y dormais encore. Heureux que je ne sois pas koniphobe ; l’aurais-je été, mon épouse n’eût jamais eu à brancher son aspire-poussière : un édit prohibant tout droit de séjour à la moindre escarbille en mon logis se fût vu placardé au-dessus de ma couche. Car si koniphobe j’eusse été, imaginez mon désarroi, tout esquiché, cul par-dessus tête, avalé en compagnie des meubles, lit, couette, oreillers, carpettes et tutti quanti, brassé, trouillé, embobiné, entortillé, roulé, empêtré au... [Lire la suite]
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mercredi 5 janvier 2011

Ouaf !

Mais non, je ne suis PAS mort.Même la vieille ne veut pas de moi, c’est vous dire...Et non seulement je ne suis pas mort, mais, ce matin, j’ai mordu un chien. Enfin, mordu ?J’ai VOULU mordre un chien.Enfin, un chien ?Comme une peluche blanche, avec des crocs, qui me collait à la jambe pendant mon footing du siècle.Je ne sais pas si la chose souhaitait me mordre ou m’intimider, mais moi, j’ai eu envie de la mordre.Voyez la scène. Une longue ligne droite de plus d’un kilomètre, au milieu d'icelle, une voiture arrêtée, sur la... [Lire la suite]
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mardi 7 septembre 2010

Tiens, c'est bête, avec juste un peu plus de temps je glissais trois mots de ma boisson favorite et je livrais un énième thé

Mamoune, la Mamoune à Mowgli — "de Mowgli" eût été plus correct mais m’ôtait une allitération “ma-mou-na-mou-gli” plaisante aux lèvres et à l’oreille — me harcèle aux petits déjeuners — déjeuners chez Walrus et son ministère en formation, et tant qu‘à ouvrir un aparté réglons le sort du pluriel, c‘est  que la scène s‘est trouvée reconduite quelques matins :— Mon amour, montre-moi tes lunettes, il me semble y voir comme un éclat au verre droit.¹Moi, je suis réticent à confier ma monture, c’est vrai, même si peu rétive,... [Lire la suite]
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samedi 4 septembre 2010

C'est que, imaginer MAP toujours pliée en deux me chagrine, aussi souhaiterais-je qu'elle se redresse un peu

Sous l'influence de Mowgli et de la senescence réunies (la mienne de senescence, Mowgli touche à peine le stade phallique et émerge de l'anal) ne voila-t-il pas que mes rêves se peuplent d'incongruités régressives. Je crois que je n'ai jamais autant été proche de mon dernier souffle qu'avant aujourd'hui, aussi, foin de toute pudeur, souffrez que je me libère de mes fantasmes pré-œdipiens.P-S : Je suis navré, Tilu, je crains de n'être pas plus clair aujourd'hui qu'avant-hier. Disons pour vous mettre sur la voie (pardon !) ce serait... [Lire la suite]
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jeudi 2 septembre 2010

Hommage à Prouts (c'est Prouts et non Proust ; ne croyez pas que je sois si décati que je confonde et les uns et l'autre)

— Grand-Père, j’ai une surprise à te montrer. Le bambin sommeillait dans la voiture après trois heures et plus de route, sanglé comme un taïkonaute sur son siège même pas éjectable ; ses pas  lourds de l’ankylose trahissaient son réveil récent : n’empêche, sa première phrase à mon adresse, sûrement méditée depuis le départ du domicile parental — voire plus tôt encore — fut celle que j’utilise pour amorcer ce billet. — Une surprise ? fis-je un brin figé — j’écris “figé” pour éviter “surpris” dont la redondance vous eût,... [Lire la suite]
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