dimanche 30 août 2009
CHANGEMENT DE RYTHME
Le marionnettiste du Papistache a pris beaucoup de plaisir à écrire un billet quotidien jusqu’à aujourd’hui. Des tâches professionnelles accrues, une présence renforcée auprès de son épouse dont le retour au monde du travail est reculé à janvier 2010, le bonhomme va adopter un nouveau rythme.
Le castelet n’est pas fermé, la programmation des séances de Guignol risque seulement de connaître quelques fluctuations.
La blogosphère est immense.
mercredi 12 août 2009
Deux ans, sept mois et douze jours avec Papistache
1007 billets, celui-ci inclus, depuis que je vous connais, même pour ceux qui sont montés en route. Tous d’ailleurs. Reconnaissons que c’est assez minable de s’esbaudir sur ce nombre qui n’est ni rond, ni palindrome, ni magique, ni premier.
C’est comme deux ans, sept mois et douze jours. A quoi cela rime-t-il ? Neuf-cent-cinquante-cinq jours. 955 pour les amoureux des chiffres et des nombres.
1007 - 955 = 52
Ah, quand même un nombre signifiant. 52 semaines = un an, mais quoi ? 52 billets de plus que de jours passés en votre compagnie.
52 ? ce n’est même pas le nombre qui donnerait mon âge — enfin ce le fut bien voici un certain temps. 52 ? Serait-ce ma pointure ? Pas même.
On en restera à 2 ans, 7 mois et 12 jours. Quoique, 1007 ?
1007 : 955 = 1,05
Un virgule zéro cinq.
105 centièmes.
J’ai écrit un texte et cinq centièmes de texte par jour de bloguitude.
Un texte, bon, je vois à quoi cela correspond, mais cinq centièmes de texte ? C’est émouvant de penser à ce temps consacré, chaque jour, à écrire mes cinq petits centièmes de texte.
Cinq centièmes, c'est vingt jours pour parvenir à publier un texte de plus que de jours passés.
C’est émouvant. Je m’émeus seul, ce sont les vacances.
— Je vous en mets vingt-et-un pour la vingtaine ?
— C’est un bon poids, merci monsieur le marionnettiste.
21 sur 20. Aujourd’hui, on peut avoir son bac avec 21 sur 20, grâce au système des options.
21 sur 20. 10,5 à chaque œil. Bon pour le service.
21 sur 20. Côte d’Or sur ancienne Corse. Dijon sur Ajaccio.
21 sur 20. Vingt-et-un survint : « Bonjour, je suis Vingt-et-un et je viens de loin...»
21 sur 20. Vingt thés ? Un sur vingt. 1/20 c’est peu. Qui a noté ? Des options pour rattraper le coup ?
Deux ans, sept mois et douze jours.
Voilà. Bon poids. Bonne journée.
A propos, quelqu’un a-t-il pensé à vérifier si le produit 1,05 × 955 était bien égal à 1007 ?
Oh non, c’est la faute de ma calculatrice du Conseil Général de l’Eure-et-Loir, elle arrondit au centième près, je vous jure ma bonne foi, en Eure-et-Loir on arrondit au centième près.
Bon, vous savez quoi, je vais écrire ce dernier paragraphe ton sur ton, il est possible que personne ne relève l’erreur. Il y aurait bien quelques esprits pointus mais... avec la canicule... je vais quand même tenter.
mercredi 5 août 2009
Ça ne peut pas vous avoir échappé...
« Ça ne peut pas vous avoir échappé » me dit Valérie.
Ça ne peut pas vous avoir échappé !
Comment pourrait-elle savoir ce qui est de l’ordre de l’inconscient dans mon écriture ? Je l’ignore moi-même.
Ça ne peut pas vous avoir échappé !
Serais-je celui qui contrôle tout ?
Je ne contrôle rien.
Pour écrire un billet, j’ai souvent une idée. Une idée, c’est de l’ordre de la fraction de seconde, ensuite, les mots viennent se ranger les uns à côté des autres comme de bons petits soldats. Comme de bons petits soldats, parfois certains sont encore un peu brouillons, un peu endormis, un peu rétifs... mais dans l’ensemble ils ne remettent pas en cause l’ordre et le fondement des choses ni la nécessité d’observer la discipline.
Ça ne peut pas vous avoir échappé !
Je crois que si. Ça peut.
En revanche — j’aime bien écrire « en revanche » ; c’est une expression que je ne connaissais pas enfant ; enfant, j’entendais toujours « par contre », je l’entends toujours d’ailleurs — en revanche, ce qui ne peut m’échapper c’est le permis de paraître. Je suis investi du droit de censure. Immense pouvoir. Pouvoir qui ne s’exerce que sur ma propre prose. Heureusement.
Ça ne peut pas vous avoir échappé !
Non, bien sûr, je me suis relu et j’ai laissé passer. Je suis empreint d’une grande indulgence envers moi-même. Que resterait-il si je me montrais sévère ? Déjà, ce billet-ci, je le froisserais et ne le donnerais jamais à lire.
Que serait un billet écrit sans retenue à l’écriture et sans filtre de relecture ?
Un improbable fouillis constellé de fautes de frappe : mes doigts ne suivent pas ma pensée, ma main droite est plus rapide que la gauche et comme je tape l’espace du pouce de la main droite je dois bien souvent revenir en arrière pour corriger mes erreurs de synchronisation.
Exemple : « Je décide d’écrire ce qu im etravbers el’esprit » va ressembler à ce qui précède, je dois donc me relire pour toiletter la phrase. Ainsi, nul ne peut soutenir que ce que j’édite m’ait échappé et Valérie a donc raison, en un certain sens.
Fautes de frappe, certes, mais fautes de gout ? Lesquelles.
Le Papistache joue devant un parterre tout public. Il opère des choix. Ainsi, le texte qsue vous avez sous le syeux n’aurai tjamai sdû parapître, jamais dû être donné à lalecture d’une part parce qu’il n’aurai tjamasi dû être nui pensé ni écrit et d’autr epart parceque s’il l’avai tété il n’aurait jaamsi obtenu le feu vert,il aurai tété jeté à la corbeille, oublié, nié, jugé cruex et sansintérêt aucun.
Ça ne peut pas vous avoir échappé !
Valérie a raison.
jeudi 30 juillet 2009
Mamoune jardine en carrés
Mamoune jardine en carrés.
Suis-je bien clair ?
Mamoune — mon épouse — jardine — cultive — en carrés — de petites parcelles de terre de forme carrée.
Voici six ans, nous installant au sein de la maison jaune, en août — il faisait une chaleur extravagante en terre percheronne — nous dessinâmes — tiens, un passé simple ? — quatre carrés que nous encerclâmes de bordures de bois traitées et censées résister à la pourriture. Six ans, le contrat me semble rempli.
Nous décidons, d'un commun accord, que tous les membres mâles de la famille se chargeront de réaliser de nouveaux cadres aux jardinets carrés. J'ai un projet pharaonique à base de fontaine, allées pavées et jardinets clos de briques collées à la chaux, mais je le repousse afin de meubler ma retraite professionnelle, laquelle je ne cesse de différer dans le même temps. Soyons fous jusqu'au bout.
Hier matin, un camion me livre cinq bastings de quatre mètres. Pour le premier des carrés, je découpe quatre longueurs de 125 cm : le côté intérieur du carré devant impérativement mesurer 120 cm, le basting ayant une épaisseur de 5 cm.
Auparavant, la veille, nous avions fait l'achat de 32 équerres afin de rendre solidaires les quatre côtés du cadre.
Quatre vis par équerre — de 50 mm chacune — 128 vis seront nécessaires, j'en achète 150.
Aïe, aïe, aïe !
Muni de mon tournevis à manche orange, j'entreprends de viser la première des 128 vis. Un petit coup de marteau pour amorcer la chose et 50 tours de poignet plus tard la vis est logée dans le dur bois du basting de 125 cm.
Vous, oui, mais moi, non.
Oui, vous avez compris que 50 multipliés par 128 représentaient 6400 tours de poignets (j'ai mis un "s" à poignets car je suis ambidextre au tournevis) et que mes articulations ne résisteraient pas à ce traitement de forçat.
Jugeant que les ampoules naissantes à la paume de ma main gauche ne m'empêchaient pas de tenir le volant de la voiture, je me suis rendu au magasin de bricolage le moins éloigné de mon domicile pour y faire l'acquisition d'une visseuse-dévisseuse de 18 V, en attendant le jour où, la science progressant, le bricoleur occasionnel pourra se faire poser, par les hommes de l'art, des prothèses articulaires de 24 V.
lundi 29 décembre 2008
Rassasier
C’est Joye qui me donne l’idée.
Rassasiement me glisse-t-elle, gourmande, en se
félicitant de pouvoir utiliser ce mot que jamais encore elle n’avait pu
placer dans une conversation.
Pour moi, ce sera amphigouri ! Parce que, si j’abuse trop souvent du concept, je m’abstiens de le nommer.
C’est fait.
Il était temps, dans cinquante heures il aurait été trop tard.
Amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri, amphigouri...
N'ayez pas peur, cela ne signifie pas que je songe à rendre mon tablier, c'est qu'en 2008 2009, je ferai simple.
jeudi 27 novembre 2008
Qué bonni-menteur, ce Papistache
Grenouille.
Vous vous souvenez de Grenouille ? Non, pas la grenouille, Grenouille, l’épouse de Nelson-Aux-Boucles-Blanches. Enfin, j’ai parlé d’eux en 2007. Val, Claire, Kloelle et Tilu n’ont pas oublié. Qui d’autre encore ? Ah ! oui, ça commence à dater.
Grenouille ! Cette amie qui s’est fait construire une... oui, ça vous revient, bon.
Grenouille, ce matin, me demande de lui toiletter un rapport. Trois, quatre virgules, une majuscule, cinq espaces oubliés, du menu fretin et... un mot curieusement écrit.
— Eh ! me dit-elle, j’avais un doute et voici ce que mon correcteur d’orthographe me propose : “bonni menteur !”
Ce n’est pas à moi qu’on va apprendre à orthographier ce mot. N’importe quel autre, mais pas celui-là ! Souvenez-vous ! Je l’ai punaisée sous les yeux depuis cette date.
Ce soir, je sollicite mon correcteur d’orthographe. Bingo ! Il me propose “bonni menteur” en lieu et place de bonnimenteur, ce qui fut la première graphie qui jaillit sous la pulpe des index de Grenouille.
Comment un correcteur (deux !) d’orthographe peut-il proposer cette fantaisiste version ? Bonni ? pour bonniche ?
Sur ce, Grenouille a accepté la proposition du correcteur (je ne dénonce pas le fabricant, et je suis preneur d’une explication, car, elle doit exister, le contraire est impensable) et je suis inquiet.
Inquiet, depuis que je sais qu’elle a commandé à Papa Noël (oui, cela paraît naïf de le nommer ainsi, mais en nos collines nul n’use d’un autre vocable, alors, je me conforme aux usages) un GPS.
Inquiet, car, bien que de la grenouille elle tire son surnom, je doute que se retrouver au fond d’un étang par ces températures de saison lui convienne outre mesure : Tournez à gauche et rejoignez la berge opposée - Tournez à gauche et rejoignez la berge opposée.
Je la connais, elle obliquerait à gauche et autant, toiletter un rapport de ses scories est un plaisir qui m’honore, repêcher un monospace au fond d’un plan d’eau tourbeux me semble hors de mes capacités.
Mon tourment, d’ailleurs, semble ne pas vouloir prendre fin, voilà que monospace m’est refusé et qu’il m’est proposé monosperme à la place. Monosperme, que voulez-vous que je tire de ce substantif ?
mardi 7 octobre 2008
Une histoire qui ne vaut pas un clou
Une canette de bière, rarement de la même marque, à l‘occasion. Un paquet de cigarettes, c’est plus fréquent, mais pas trop souvent quand même. Des boites de bonbons grosses comme trois mouchoirs en papier serrés-serrés. Une fois, une seule, un litre de vin parallélépipédique.
La rue Léon n’est pas très sale. Elle est courte. Léon, quatre lettres, trois maisons, un jardin et nous sommes déjà ailleurs. Alors, quand trainent ces divers reliefs de la vie citadine, ils sont gentiment conduits vers la poubelle. La poubelle ? Bien. Correcte. Jamais une plainte. Le genre de poubelle qui dit amen à tout. Bon appétit. Bonne digestion. Pas une grève. Pas une protestation. La bonne fille quoi.
Mardi soir, 18 heures. Temps un peu menaçant mais route sèche. Oui, sèche ! La pluie ne viendra que plus tard, une fois la nuit tombée. Un bonheur ! Mais ce n’est pas le sujet. Route sèche mais brillante. Brillante ? Brillante !
De la grêle ? Seulement dans cette rue ? Mais ? Brillante ! ! ! !
Pas de portail automatique, juste une ouverture à l’ancienne. Clé dans la serrure, tour à droite — deux — premier ventail (oui, avec un “e”), second ventail, etc... classique en somme, quotidien.
Brillante ?
Alors ? De la grêle ? Nenni, des clous !
Des clous ? Oui, des clous, des pointes de 60 (millimètres, n’allez pas croire) semées sur la route devant notre entrée.
Combien ? Quatre-vingts, cent, plus !
Qui ?
Qui sème ainsi des pointes de 60 devant le portail de paisibles travailleurs de retour du turbin ?
Oh ! mais, j’en vois jusque devant chez madame Yvonne, et plus loin encore. La rue est jonchée de pointes de 60.
Mamoune s’énerve — avec dignité — c’est que son époux ne veut pas risquer la crevaison — pas tant pour lui que pour les pneumatiques de la voiture, lui il s'en moque, s'il doit partir ce ne sera pas du pneu, peut-être d'une pneu... monie, mais le temps est sec au moment de l'aventure, alors... le voilà qui se baisse et entreprend de ramasser tous les clous éparpillés. Un bon quart d’heure, quand même.
Alors ?
Alors, la porte arrière d’une fourgonnette de menuisier (pointes de menuisier, neuves, brillantes et acérées) mal close qui sème au cul du véhicule les aiguilles d’acier assassines. Un chantier se tient à deux pâtés de maisons.
Vous voyez une autre hypothèse ?
Ah ! Si le bijoutier de la rue des Poils Frisés avait semé autant de diamants que le menuisier de clous , vous perdiez votre rendez-vous quotidien. La fièvre de l’or m’aurait cloué au lit. C'eût été un comble qu'à cause d'une poignée de ferrets, en guise de clous, je me visse alité !
mercredi 1 octobre 2008
Je suis mauvais juge
Val trouve que la trombine qui suit me ressemble assez.
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jeudi 3 juillet 2008
Je pourrais en poster vingt autres... mais vous risqueriez de vous lasser
Je suis désolé, j'ai jeté à la corbeille le long texte que je venais d'écrire pour tenter de répondre à l'insinuation déposée lundi par une lectrice anonyme.
Il était trop mauvais.
dimanche 6 janvier 2008
Un blog en bois
Oui, je monte (nous montons) notre cuisine.
Un blog en bois, quelle belle idée ! Moi qui n'avais, jusqu'à présent, que réussi un rétroviseur [en bois] — j'ai provisoirement renoncé au pare-brise [en bois], le galbe est bien difficile à obtenir — mais alors, au XXIe siècle, menuiser un blog en bois, ça me donne des idées.
Et ce petit caillou ?
Justement, à votre avis ?


