Papistacheries

C'est curieux quand je dis que je suis fêlé mes amis de blogue rient mais ne démentent pas...

lundi 17 août 2009

Ai-je dit déjà Mowgli ?


Il est blond comme un angelot de Léonard ou Raphaël. Dans la jungle, le tigre le croquerait, pour faire passer le temps, entre deux cuissots de cerf axis, avec deux olives et une rondelle de citron.
C’est un enfant sauvage urbain comme le définit sa mère.
Urbain, pas sauvage.

J’ai dit sa passion pour les sapeurs pompiers, pour les livrées automobiles et les bruits de la ville : sirènes, cloches, alarmes.

Mamoune, sa Mamoune, la mienne, la nôtre, lui offre un modeste cadeau. Oh ! modeste. Le calendrier des sapeurs pompiers de notre petite ville de 4000 âmes. Ses yeux s’illuminent ; lui qui ne maîtrise pas encore la syntaxe se fend d’un commentaire qui tire les larmes à sa grand-mère.

Tentative de reconstitution de la scène :

—  ‘est une s‘prise, c’est une belle s‘prise, Baboune donner calend’ier  ‘amions de pompiers... case’ne pompiers, belle s‘prise... Baboune donner “owgli calend’ier ‘amions de pompiers. ‘amions ‘enault, ‘amions Mam, ’amions ‘veco... ‘bulance ‘enault, ‘amions pompe... cadeau ‘owgli, donner Baboune. G’and-Pè’e regarder calend’ier donné Baboune, ‘amions pompiers, case’ne maison G’and-Pè’e et Baboune... c’est une belle s‘prise...

Urbain.

Il connaît tous les itinéraires de balade autour de son immeuble, s’arrête aux passages pour piétons et c’est heureux car l’animal est doté de roues caoutchoutées. Sa mère lui a offert une draisienne. Oui, ma langue n’a pas fourché, c’est bien une draisienne. En bois, dépourvue de pédales, privée de freins, il faut courir derrière le couple (vélocipède + enfant) pour ne pas se faire semer sur le bitume fort roulant des trottoirs nantais. Les sorties sont sportives, d’autant que tel un papillon, l’angelot peut très bien planter là son engin — lequel est pourvu d’une poignée fort pratique pour le porter tel un sac à main XVIIIe — et entrer dans une cour privée — visiblement déjà connue et explorée — pour sauter depuis telle marche et recommencer jusqu’à plus soif. Parfois, il jette l’engin à terre, vous fait face, tend ses menottes et, l’enfant au creux d’un bras, la draisienne au bout de l’autre, un sourire fendu jusqu’aux oreilles, vous regardez votre reflet dans la vitrine d’un boulanger marocain et vous vous trouvez beau.

— Là, Maman acheter tickets bus. Fermée maison p’esse, pas acheter G’and-Pè’e tickets bus ?
Les boucles blondes frôlent votre oreille une seconde. Un chat qui passe réveille le petit d’homme qui pose de nouveau le pied au sol et repart de plus belle poursuivi par le plus jeune grand-père du quartier, une draisienne à la main, découvrant le charme des cours intérieures des immeubles dont il n’aurait jamais pu croire qu’elles recelassent autant de recoins propices à allonger l’itinéraire de retour de la balade matutinale. Vous songez, un instant, un instant seulement, qu’il sera utile de lui apprendre que la distance la plus courte entre deux points est la ligne droite, mais vous posez votre mouchoir savant sur l’idée saugrenue et vous savourez la leçon qu’il vous donne, à savoir qu’entre deux points il existe une infinité de possibles et qu’une seule existence ne suffit pas à les explorer toutes.


Posté par Old_Papistache à 09:01 - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

mardi 14 juillet 2009

Faire comme si...

 

  • Faire comme si chaque matin était le premier.
  • Faire comme si chaque matin allait être le dernier.
  • Faire comme si chaque matin était unique.


Pas facile.
Pas sûr que ça aide quelqu'un.
Aussi, personne ne m'a rien demandé.

Essayer quand même.

  • — Mais qui êtes-vous, Madame ?
  • — Laisse, pas la peine de faire le lit, ce soir, on est morts !
  • — Cette lumière qui filtre aux volets ? Serait-ce le jour qui se lève ? Il a neigé, c'est magnifique. Lève-toi ! Trop tard, tout a fondu. Oh ! Une rose s'est déclose, ses pétales, en tombant, ont formé les initiales de nos deux prénoms sur l"herbe rase du jardinet. Sur un fil, deux pigeons se..

— PRENDS DES CROISSANTS AVEC LA BAGUETTE, MOWGLI VA SE RÉVEILLER DANS MOINS D'UNE HEURE.

Essayer quand même.
Chaque matin.

Posté par Old_Papistache à 09:01 - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : , ,

dimanche 28 juin 2009

Verbe du premier groupe : Mamouner

Je vais très bien.
Je cherchais comment expliquer la désaffection passagère du lieu.
En posant une casserole sur la plaque, j'ai trouvé.
En fait, voyez-vous, je mamoune.

Si le lieu était fréquenté par des blogueurs de passage, je serais dans l'obligation d'en dire plus, comme ne me lisent que des habitués, ils comprendront aisément  ce que cache ce verbe lequel se conjugue comme  le verbe "aimer".

Posté par Old_Papistache à 18:01 - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : ,

lundi 1 juin 2009

Comme si dimanche devait durer toujours

Pas huit, pas dix, pas douze : vingt.
Vingt papillons au-dessus des crucianelles.
Non, je ne les ai pas photographiés.
Faites-moi confiance.

Le couple de tourterelles, sur le fil noir tendu en travers du jardinet, qui lâche sa colombine sur les pavots épanouis. Touché, coulé !

Des abeilles sur les fleurs du thym, des abeilles, des abeilles, tant, et tant que l’arbrisseau s’agite comme si le vent endormi ne s’éveillait que pour lui.

Dans les doigtiers ocellés de la digitale pourpre les bourdons s’enfoncent et, couverts de pollen, à reculons s’ébrouent puis recommencent à l’étage supérieur.

Deux, trois, cinq moro-sphinx. Pas un, l’an dernier, de toute la saison. Le moro-sphinx, oiseau-mouche de nos latitudes. Papillon de nuit butinant en plein soleil.

Dans la lumière du soir, des centaines d’insectes éclairés à contre jour. Poussières d’or agitées en tous sens. Les hirondelles, bec ouvert, se gavent des petites étincelles à cent à l’heure.

Et moi, sur une chaise, moi qui regarde bruisser la vie, les mains croisées sur l’occiput, jambes tendues, pieds croisés : la voix de Mamoune qui me berce tandis qu’au soleil refroidit le café allongé que je ne boirai pas.

Comme si dimanche devait durer toujours.

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

vendredi 22 mai 2009

Où l'intrépide auteur de ces petits écrits vains entreprend de narrer sa folle journée du 21 mai 2009

Je renonce à ma tentative de provoquer l’ennui chez mes lecteurs. Plus ma figure s’allonge, plus le public en redemande. Après ma conclusion d’hier, je ne puis plus (décemment) aller plus loin.
Xxxx xxxxxxxxx, xx xxxxxx x xxx xxxxxxx.


Hier, avec Épouse-Redressée, nous avons, main dans la main, effectué le grand tour du parc — fléché en vert et donné pour près de trois kilomètres— en cinquante-neuf minutes. Nous ne nous serions pas arrêtés pour photographier des orchidées que nous le bouclions en cinquante-huit minutes. Appréciez l’allure de la dame de mes orchidées (pensées).

orchidees

Auparavant, nous avions déjeuné ensemble dans la salle de restaurant (le réfectoire) du centre médical. Face à face.
— Je vous ai mis là,  les amoureux !
A notre âge, ça a fait sourire l‘une de mes moitiés, celle qui se corsète de l‘intérieur.
Ce qui m’a fait sourire, moi, c’est une vieille dame qui se servait à boire sans ôter le bouchon de sa bouteille d’eau minérale — Mamoune protège l’environnement, elle boit l’eau du robinet— et s’énervait que l’eau refusât de couler. La préposée au service de salle l’a secourue et a reposé la bouteille en disant (et c’était vrai, je puis témoigner) :
— Madame Mireille, de toutes façons, votre verre était plein !
On a échappé à une belle inondation. J’en frémis encore. En revanche, nul n’a pu enrayer la chute de la tasse de Monsieur Joseph, laquelle a rebondi sur le revêtement caoutchouté, mais pas son contenu qui s’est étalé en une jolie carte de France post-nucléaire. Heureusement, la gentille serveuse veillait, monsieur Joseph a eu droit à une nouvelle tasse de café.
— Avec un sucre !
Après qu’il l’a eu bue, je l’ai distinctement entendu dire :
— Je croyais que c’était du thé. Moi, je n’aime que le thé.
Mais là, la demoiselle a fait mine de régler le sonotone d'un doux monsieur en fauteuil roulant..

De retour de la promenade, Épouse-Lasse-Un-Peu a souhaité se reposer sur son lit. J’avais apporté du travail administratif à pré-digérer — je me doutais du tour que le tour du centre prendrait.



J’ai sauté trois lignes pour vous laisser le temps de relire la dernière phrase.

Que croyez-vous que je fis ? Le sommeil me prit. A ma décharge, apprenez qu’au matin, ayant cru lire 5 h 30 à la pendule, je me suis levé à 4 h 30. Je dors peu depuis que ma moitié dort loin de l’autre—celle qui me reste et qui n’est pas la meilleure—.

En fin d’après-midi, dans le rétroviseur, j’ai vu la silhouette de mon épouse qui rapetissait à mesure que je m’éloignais. Mon demi-cœur s’est un peu serré mais j’ai fait le brave ; ce soir, je vais chercher les deux ventricules manquants pour les conduire sous notre toit d‘ardoises. Je vous laisse à penser (orchider, n’est pas français) que ce weekend, on va faire couture à la maison jaune.

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags : , ,

mardi 19 mai 2009

C'est un type qui dit qu'un jour il écrira un billet qui ne plaira à personne en espérant que ce ne sera pas le cas de celui-ci

Un jour, j’écrirai un billet qui ne plaira à personne.
Ni aux lectrices tôt levées, ni au lecteur qui trempe sa plume dans le vitriol, ni aux lectrices d’après la pause café de dix heures, ni à la lectrice d’outre-océan, ni au lecteur de passage, ni aux inconnues qui ne déposent aucun commentaire jamais, ni à celles qui repassent en coup de vent, ni à celles qui requêtent Papistache sur leur internet... à personne.

J’écrirai un billet sur mes pieds.
J’écrirai comme un pied.
Je dirai que j’en ai deux, pas plats, blancs et situés à l’aplomb de mon corps, lui-même plat, blanc mais unique.

J’écrirai la vie de mes pieds.
Je dirai que mes pieds sont aveugles, que leur perception du monde doit être bien obtuse. Ce sera à mourir d’ennui.

Je dirai la corne au talon, les doigts déformés, les ongles dépareillés, les poils sur les phalanges, la peau fine et les veines gonflées qui saillent...

Je dirai la dimension, l'Achille ridé, le relief de la malléole, l’attache fine, la jambe maigre, le poil usé, les tendons comme des cordes, le durillon près du pouce, les marques de textile au cou-de-pied, ce muscle-là qui palpite comme le ventre d’un agneau...

Je dirai l'exhalaison de plaisir qui suit l’extension des orteils pour délasser les muscles, le grec ou l’égyptien, les extrémités fraiches et la plante tiède, la petite cicatrice dure au toucher, la symétrie...

Un jour, j’écrirai un billet qui ne plaira à personne.
J’écrirai un billet comme un pied, sur un pied, à deux pieds...
Je n’écrirai pas avec le pied, ni pour les pieds...
J’écrirai mes pieds.
Ce sera un billet sans intérêt, un billet à gâcher le papier...
Je n’écrirai pas de lieux communs : ni l’odeur, ni les tongs, ni la plage, ni les doigts en éventail, ni les charentaises...
J’écrirai un billet qui ne plaira à personne.
Un billet sans queue ni tête, ni tête à queue. Un billet qui parlera de mes pieds. Je ferai un lot : deux pieds pour un billet.

Dimanche, pour la première fois de ma vie, j’ai manucuré (j'ai eu peur d'oser "pédicuré", aurais-je dû ? pu ?) les pieds de Mamoune. A genoux, à ses pieds, j’avais déjà joué l’amoureux ; dimanche, je les ai menuisés, eux si menus qu’ils tiennent dans la main, les deux tout entiers. Dimanche, les pieds de Mamoune dans ma main, je me suis senti plus Camille Claudel que Rodin. La prochaine statue que vous approchez ( la croiser serait fantastique) regardez ses pieds, vous aurez un avant gout du billet, qu’un jour, j’écrirai.

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

lundi 18 mai 2009

Du lard ou du cochon

Mon père  fut charretier.
               Pas longtemps.
                         Comme tout ceux de son siècle, il a quitté la terre pour grossir le prolétariat urbain.

                                       Mais il m’a communiqué le goût du sol.
J’ai jardiné avec lui, enfant. J’ai admiré ses sillons bien droits, le bêchage régulier de son terrain, etc. Résumons et disons qu’il était autant jardinier que moi, même si différent pour certaines amours : celui de la symétrie pour lui ; à moi, le goût du hasard.


Ce weekend, il est venu à la maison, avec son épouse — ma mère donc— et ma sœur (je ne sais plus si je l’ai affublée d’un pseudo, disons Avanille) pour embrasser Mamoune.

Du jardinier, il a conservé le goût de se débarrasser des mauvaises herbes. Hélas, comme il ne distingue plus les espèces végétales les unes des autres, il arrache tout. Ma mère se désole.

Au jardinet, je laisse cohabiter plantes “nobles”  et “sauvagettes”, c’est dire que mon père a du travail.
Il entreprend de nettoyer un pot de fleurs à sa portée. Il arrache le mouron et laisse les bidens. J’aurais fait de même. Pourtant, des bidens, je n’en avais jamais vu autrefois à la maison.

Je lui propose de m’aider à préparer des boutures de pervenches que ma mère souhaite planter à tel endroit de leur pavillon. Il tente d’arracher un rosier à mains nues et se déchire la peau des doigts.

Plus tard, au salon, je lui propose une bière. Il n’aime ni le café ni la tisane et encore moins le thé (fût-il des amants et d’Albi). Je lui tends la bouteille et le décapsuleur ; il tourne ce dernier dans sa paume, le soupèse, le retourne, touche la capsule de métal d‘un bout de l'objet, de l‘autre. Ma mère le regarde d’un air sévère. Il sourit et lance :
— Bien sûr que je sais m’en servir.
Il décapsule sa canette d’un coup sec et la boit lentement à petites gorgées. Il ne conduit plus, il peut boire un peu d’alcool avant de rentrer.

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : , ,

lundi 11 mai 2009

Qu'une oreille amie est une douce chose...

Ces trois derniers jours, au centre médical, les couloirs se sont désertifiés. Ne sont restées que les personnes les plus récemment admises, comme Mamoune, et celles qui n’ont pas d’endroit où se rendre.

Vendredi, dans la salle du restaurant — c’est noté ainsi sur la porte — l’ambiance était au recueillement. De nombreuses pathologies se retrouvent ici : amputations, ablations, prothèses, etc... Néanmoins, Épouse-Charpentée-d’Inox a trouvé le moyen de briser l’épaisseur de l’atmosphère et elle a dû sortir son carnet de bal pour y noter quelques rendez-vous arrachés entre le yaourt et la compote.
Venez donc me voir dans ma chambre, je reçois si peu de visites...

Samedi, l’hôtesse d’accueil a tenu à s’entretenir avec notre Mamoune : un mal de dos chronique devrait la contraindre à subir une opération. Elle appréhende. Voyant notre chevrette fouler à pas menus les longs couloirs du labyrinthe et ayant eu vent de la nature des arthrectomie, ostéosynthèse et autre arthrodèse récréatives réalisées sur le squelette de qui vous savez, on put voir une patiente convalescente délivrer son expérience à la préposée à l’information à l’entrée principale du bâtiment de soins.

A l’occasion, le soir, Épouse-Au-Dos-De-Fer-Hérissé, quémande, avec force gentillesse, une bouillotte chaude à l’infirmière de garde — comprendre qu’elle a su trouver un palliatif à l’absence de celui qui d’ordinaire préside à la régulation de sa température, mais mon lectorat ne sera pas surpris de l’ingéniosité féminine, quand moi je me gèle sous la couette en solitaire—.

A noter que, là-bas, les bouillottes sont remplies de paraffine et que, abandonnées, au petit matin, au pied du lit, elles deviennent dures comme béton.

L’infirmière de garde ! Enfin, nous en venons au titre de ce billet.
Épouse-Au-Torse-Galvanisé s’enquiert du moral des patients restés au pavillon les 8, 9 et 10 mai. La dame à la blouse liserée de bleu répond qu’il lui est facile de gérer les états dépressifs des malades esseulés mais que l’agressivité et l’insolence de certains la mettent toujours mal à l’aise.

Et Épouse-Bi-Squelettée de lancer :
Si vous avez envie d’en parler, vous savez où me trouver. Chambre 91.

Et moi, je dis qu’il ne faudrait pas que Mamoune s’attarde trop en ce lieu. J’en connais qui seraient capables de lui casser un os ou deux pour la garder plus longtemps auprès d‘elles. Cela s'est vu et pas seulement chez Stephen King.

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

lundi 4 mai 2009

13


Treize nuits que je dors sans Mamoune.

Treize nuits que Mamoune dort sans moi.

Treize nuits que je dors seul.

Treize nuits que Mamoune dort mal.

Treize nuits  où je m’endors tard.

Treize nuits où elle s’endort dix fois.

Treize nuits ponctuées d’un réveil  qui anticipe la sonnerie.

Treize nuits ponctuées de réveils  intempestifs.

Treize nuits courtes.

Treize nuits qui s’étirent.

Treize nuits de sommeil abruti que rien ne dérange.

Treize nuits dont certaines  meublées des gémissements de la voisine de chambrée.

Treize nuits sans même boire un verre d ‘eau.

Treize nuits  pendant lesquelles se servir un verre d’eau trompe l’ennui.

Treize nuits.

Treize nuits.

Les mêmes.

Différentes.

Treize nuits dont on recule l’heure de début.

Treize nuits semblables à treize jours.

Treize.

Treize.

Treize nuits dont on sort d’un bond.

Treize nuits où l’on calcule ses gestes pour  poser le pied par terre.

Treize nuits toutes identiques.

Treize nuits pendant lesquelles on s’amuse à en mesurer les progrès.

Treize.

Treize.

Demain quatorze.

Demain, peut-être, un sommeil retrouvé.

Quatorze.

Quatorze.

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : ,

samedi 2 mai 2009

En route pour la manif unitaire

1ermai

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [24] - Permalien [#]
Tags : ,



« Accueil  1  2  3  4   Page suivante »