jeudi 1 mai 2014

Qui retrouverait le titre de ce roman où un père de famille (Japonais ?), guéri de sa cécité, renonce finalement à la vue ?

Une cousine reçoit un courriel qui ne lui était pas destiné. Lapsus digital ? Précipitation ? Un échange entre ses deux filles où les donzelles — par ailleurs mères de famille toutes deux ; oui, mes cousines sont grand-mères — portent des jugements sévères et dénués de retenue sur leur génitrice. Pour le prix d’un email reçu, Bécassine — elle se prénomme Chantal, mais si je veux préserver son anonymat, disons Bécassine — a eu accès à tous les échanges ! Digestion difficile !Serais-je allé au bout de la lecture si pareille... [Lire la suite]
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samedi 12 avril 2014

Je ne suis pas un rat, mais Monsanto le sait-il ?

Madame Yvonne, feue notre voisine, mange désormais les pissenlits par la racine. Pas assez vite, semble-t-il ; les nouveaux locataires aspergent la pelouse de désherbant. Pas sûr qu’un no man’s land roux soit plus séduisant qu’un vert carré d’herbe moucheté de jaune, et au vu de l’ardeur à empoisonner la petite parcelle, couplée à la nocivité du produit, je me demande si je ne vais pas céder à la tentation d’un retour à la vie sauvage auprès d’une petite rivière, loin de toute activité humaine : le prix du m² du côté de Pripyat doit... [Lire la suite]
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vendredi 17 mai 2013

Radar

 Flashé ! En pleine nuit. Ça surprend.Je n’avais pas vu le panneau de limitation.Flashé ! J’étais bien, détendu, les mains souples… une nuit noire, épaisse... comme j’aime… et là, flash, bref, intense, et de nouveau la nuit noire…Je ne savais même pas qu’il existait une limitation sur cette portion de la nuit.Flashé, en plein sommeil, comme je le disais, ce matin, parodiant Alain Bashung et buvant mon thé vert à l’amende : « J’ai dû rêver trop vite. »  
mardi 7 mai 2013

De l’intelligence du pissenlit

  C’est la saison : le pissenlit dresse sa hampe florale à 25 ou 30 centimètres au dessus du sol. Que l’on vienne à tondre une prairie où prolifèrent  ces dents-de-lion et, fort malignement, les nouvelles capitules iront s’ingénier à fleurir au ras du sol. Merveilleuse adaptation à la dictature des pelouses  calibrées au millimètre. Ma voisine, Madame Yvonne, laisse la nature reconquérir son jardin ; qu’elle cueille une poignée de fleurs jaunes pour donner de l’amertume à son omelette du mardi et dès le lendemain... [Lire la suite]
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jeudi 14 mars 2013

Comme Cadet Rousselle

J’avais trois bonnets. Un noir, un gris et un bleu. Comme je ne suis pas très soigneux, j’en quittais un là, un autre ici, et le dernier juste à côté, ou derrière. Trois, c’était un bon chiffre. Au moment de sortir, c’était pratique ; cherchais-je le bleu que je tombais sur le noir ; voulais-je me couvrir du gris le bleu me sautait aux yeux ; le noir m’aurait volontiers attiré que le gris me faisait du plat pour cacher ma calvitie. Commode. Depuis des mois, la cohabitation ronronnait.Imparfait, vous avez noté, je conjugue ce... [Lire la suite]
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mercredi 12 décembre 2012

In Nomine Patris

Cher Père Noël,Hier, t’écrivant — sans vraiment t’écrire, tu sais que je cultive le paradoxe, comme d’autres le cannabis sous leurs combles (oui, sans doute en est-ce un), et d’ailleurs pourquoi m’autorisé-je à te/vous tutoyer (parfois, je perds toute décence, est-ce extravagant, non) ?Hier, vous écrivant — sans vraiment vous écrire, vous n’ignorez pas combien j’aime à cultiver paradoxes et singularités (au pluriel, ne trouvez-vous pas que singularité sonne comme une bizarrerie, non ? pas plus que pluralité au singulier, je vous... [Lire la suite]
mardi 11 décembre 2012

Cher Père Noël

Je n’ai jamais écrit au Père Noël, ni sur le Père Noël, ni pour le Père Noël, ni contre, ni avec, ni chez, ni grâce au Père Noël, ni à cause de lui, ni comme le Père Noël, ni de temps en temps, ni déjà, ni à côté du Père Noël, ni devant, ni derrière, ni à la place du Père Noël, ni à son ombre, ni en son nom, ni en même temps que lui, ni à son propos, ni malgré le Père Noël, ni à travers, ni en face, ni par excès, ni en faveur, ni faute de Père Noël… en fait, je ne croyais plus en lui avant de savoir écrire. Alors ? ou bien j’ai cessé... [Lire la suite]
samedi 13 octobre 2012

Des clopinettes

Un caillou dans sa chaussure !Elle s’arrête, s’appuie au mur et quitte la chaussure.Se masse le pied et, pour ce faire, pose la chaussure sur le mur. Le muret. Disons le muret. Enfin, un haut muret. Presque un mur.Un coup de vent ? Le hasard ? Une mauvaise position ?La chaussure choit. De l’autre côté du mur.Elle choit la chaussure. De l’autre côté. Le pied est massé, la main tâtonne. De chaussure, point !A l’évidence, elle a chu. Quoi d’autre ? Elle aurait filé sans prévenir ?Le muret entre deux immeubles. D’entrée point sinon... [Lire la suite]
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lundi 8 octobre 2012

Une roue qui tourne

Elle lui parle : sa voix se trouble. Lui, qui l’écoutait sans la regarder, perçoit le nœud dans la gorge, lève la tête, quitte la rédaction de son mémoire, voit les larmes ruisseler sur la joue. Elle, regarde la fenêtre, ou au-delà de la fenêtre. On ne sait pas. On ne saura pas. Il voit couler les larmes, ne dit rien. Enfin, surtout pas qu’il a vu couler les larmes. Elle ne saura pas qu’il les a vues. Peut-être craindra-t-elle qu’il les ait vues : « Il n’a rien dit. » Il fait comme s’il n’avait perçu que le trouble dans la voix et... [Lire la suite]
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