Papistacheries

C'est curieux quand je dis que je suis fêlé mes amis de blogue rient mais ne démentent pas...

mardi 16 juin 2009

Libertinage

titanic

 Je n’aurais pas dû intituler mon billet d’hier “Bavardage”.
Bavard, je ne le suis qu’à la pointe de l’index.
En société, je serais du genre taiseux.

Voilà que passager sur un paquebot, cette nuit, je me suis lancé dans une grande entreprise de séduction d’une digne représentante “emperlousée” de ce que la noblesse produit de mieux  afin d’assurer un taux de remplissage optimum des cabines du pont supérieur des navires de croisières, sous le regard dubitatif de mes trois filles et celui, interrogatif, de mon épouse, reléguée à trois chaises de mon assiette, laquelle, bien que je fusse à la table de la baronne ne contenait que trois petites sardines mortes probablement noyées dans un décilitre d’huile de tournesol ;  la baronne, elle, chipotait des mets dont ni mon père ni ma mère jamais ne m’avaient conté l’existence.

Et je parlais, je parlais... et tout en parlant, je me faisais la réflexion que décidément mon écriture déteignait sur mon art oratoire jadis si inversement proportionnel au nombre d’individus composant la société dans laquelle les aléas de l’existence me plongeaient à intervalles incertains avec effroi et consternation.

Et je parlais... et la comtesse (entre caviar d’esturgeon femelle éventrée et foie gras de canard mort, elle avait trouvé le temps, outre de devenir veuve, de se consoler sa viduité en épousant un vicomte que la mort de son père éleva au rang de pair du royaume entre l’explosion de deux bulles de vin de Champagne Corse) la comtesse, donc, un verre de cristal à la main, verre qu’une année de mon salaire n’aurait pu que constituer la première des vingt-quatre traites nécessaires à son acquisition, buvait mes paroles.

Et je parlais... je parlais... et les mots coulaient comme roses et rubis des lèvres de la sœur si aimable avec les fées et je me disais que s’il était si facile de commander à mes rêves en intitulant mon billet “Bavardage” je m’autoriserais volontiers une nuit voluptueuse en donnant à celui-ci pour  titre et  dernier mot : “libertinage”.


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mercredi 11 février 2009

Daphné au bain

Je cuisais, hier soir, des pommes de terre. Excusez-moi, je n’ai jamais su dire “patate” sinon à mon miroir. Enfin, je cuisais ! Ajoutons “in” et disons que je cuisinais des pommes de terre. Dans l’eau de cuisson, j’avais jeté trois feuilles pour la parfumer.

C’est chaud ! frémit une douce voix féminine.
— On me parle ? me suis-je étonné.
Oui, c’est moi, Daphné. Daphné ! La nymphe qui fut changée en laurier pour échapper à Apollon.

Je lui ai demandé si elle voulait que je baisse la température.
Non, m’a-t-elle répondu, j’ai l’habitude... c’est juste que... refuser de passer à la casserole pour finir au court bouillon, c’est pas très glamour. Une fois par siècle — ça tombait hier  j’ai droit à un quart d’heure de communication.

Comme l’eau bouillonnait, la voix s’est faite moins distincte. J’ai néanmoins pu comprendre qu’elle ne m’avait pas choisi pour mes beaux yeux mais parce que, adolescent, j’avais versé une larme sur son tragique destin.

Un quart d’heure ! C’est à peine suffisant pour faire une purée. On a mangé les patates (ah, tiens, j’y suis arrivé) égouttées avec un filet d’huile d’olive. Les feuilles de laurier, je les ai laissées avec l’eau de cuisson sur le bord de l’évier. Je n’ose rien jeter. Pensez, l’eau du bain d’une nymphe !

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mercredi 21 janvier 2009

... et y'a des jours avec (restera à se convaincre s'il ne serait pas préférable de rester dans les jours sans)

Hier soir, j’ai sorti les poubelles.


Analysons la chose.


Hier soir : Pour situer l’action dans le temps. Hier, donc mardi.
j’ : pronom personnel élidé qui signifie que ce n’est pas Épouse-Je-Pars-Pour-La-Piscine qui s’y est collée aujourd’hui, mais le narrateur, son époux.
ai sorti : action terminée, donc ! Les poubelles auront passé la nuit sur le trottoir.
les : pluriel, donc plusieurs poubelles. Deux !
poubelles : l’une pour les ordures ménagères destinées à l‘incinération, l’autre pour les déchets à recycler (couvercle jaune, chez nous ).



Remarques :

a) Les poubelles ne se sortent pas seules.
b) Il n’est rien dit sur la taille ni la couleur des poubelles (hors le couvercle jaune de l’une).
c) On ignore l’heure de passage des employés chargés de la collecte.
d) On suppose qu’elles étaient sinon pleines du moins pas vides (à quoi bon les sortir dans ce cas ?)
e) Les Papistache produiraient donc des déchets !  Ce seraient ainsi des gens ordinaires ! Encore un peu et on risquerait d’apprendre qu’ils paieraient également une taxe d’assainissement sur les eaux usées !
f) Une seule personne suffit à sortir les poubelles au 3 de la rue Léon, en ce cas, ou le Papistache est très fort physiquement, ce que la lecture de son journal ne confirme pas, ou bien les poubelles seraient dotées de roulettes ! !
G) Le doute persiste sur l’identité de qui rentrera les poubelles. Une répartition des tâches orduroménagères existe-t-elle entre les murs de la maison jaune ?
H) L’acte de sortir les poubelles fut-il spontané ou consécutif à une injonction Mamounéenne ? A moins qu’il n’ait été le prétexte d’échapper à la corvée de récurage des marmites sales (sales, parce que les propres... voir “d” )
I) Cette formulation “J’ai sorti les poubelles” laisse supposer que le lecteur est familier du lieu, en effet, le narrateur ne prend pas la peine de se nommer.
J) N’expliquant pas le substantif “poubelles” l’auteur s’autorise à penser que son lectorat ne rencontrera pas de difficultés à visualiser l'objet.
K) A partir de la lettre G, l’auteur a poursuivi sa liste en usant des majuscules.
L) L’auteur n’émet aucune crainte quant à la possibilité de ne pas retrouver ses poubelles au petit matin sur le trottoir.
M) D’où les poubelles furent-elles tirées avant que d’être mises au trottoir ? Qui le dira ?
N) Même si l’auteur ne précise pas s’il est rentré à son domicile après l’acte précité, la lecture de son billet tend à prouver qu’il l’a fait, sans toutefois pouvoir l’affirmer à 100 % : l’ordinateur pourrait se trouver à l’extérieur de la maison et l’auteur rédiger son texte depuis le trottoir où les poubelles crèchent.
O) L’acte fut-il exécuté en une seule fois ou en deux ?
P) Si l’acte fut exécuté en deux fois, quelle poubelle fut sortie en second (ce qui permettrait, par déduction, de savoir laquelle fut installée la première) ?
Q) Ce billet nauséabond illustre l’activité du cerveau du bonhomme dans la moindre de ses tâches routinières. Imaginez quand il s’agit d’une action hors normes !
R) Épouse-de-Retour-De-La-Piscine a-t-elle dû descendre de voiture pour dégager les dites poubelles qui auraient été laissées devant le portail refermé alors qu’il aurait dû rester ouvert dans l’attente de son retour ?
S) L’auteur n’accompagne pas son épouse à la piscine.
T) L’auteur espère-t-il vraiment intéresser ses lecteurs avec un argument aussi ténu, au lendemain de l’investiture du Président des États-Unis ?
U) Pourquoi diable l’alphabet compte-t-il autant de lettres ?
V) Connaissant l’appétence des habitants du lieu pour le thé, calculez combien de sachets de la tisane amère se trouvent dans la poubelle sans couvercle jaune.
W) Comment les ordures parviennent-elles dans les poubelles et qui se charge de la répartition entre les deux contenants ?
X) Des secrets intéressant la presse à scandales (rognures d’ongles, brouillons froissés, cheveux, photographies, courriels imprimés puis déchirés, lettres décachetées) ont-ils l’opportunité d’être soustraits aux poubelles entre le moment où ces dernières sont sorties et celui où les hommes en orange  versent leur contenu dans la benne à cela dévolue ?
Y) Jamais depuis janvier 2007, l’auteur ne s’était tant étendu sur ses poubelles, faut-il y chercher une raison signifiante ?
Z) Combien parmi vous ont-ils regretté de ne pas se trouver sur le trottoir, aujourd’hui, afin de pouvoir vider le contenu de la benne entière sur la tête du pénible ?

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lundi 15 décembre 2008

Esprit de Noël

_pluchures
Ceci n'est pas la suite du billet de dimanche.
Toutefois, cette image illustrant le billet de lundi,
il semble vain de faire croire
qu'il ne suive pas celui de la veille.
Donc, bien que suivant le billet de dimanche,
cette suite n'est pas une suite.
J'aurais pu écrire que ce billet précédait celui de mardi,
mais à la lumière de ce que je disais hier,
le lecteur risquerait d'attendre, pour mardi,
une chronique à la carotène,
or, j'ignore bien ce que je vais pondre mardi,
et, je me garderai bien de me forcer la main.
Il est juste que le titre de ce billet doive intriguer,
car où l'esprit de Noël crèche-t-il dans cette panière ?
et y a-t-il un rapport entre ce titre et le billet d'hier ?
dont celui-ci  n'est pas la suite tout en le suivant ?
Il y est, en cela que "mon" esprit est tout occupé
du récit que je veux entreprendre pour répondre au défi
de Valérie, en son espace de convivialité si bien fréquenté.
Et donc, suite il y aurait car il s'agit encore d'une promesse
de livrer un texte à la lecture des curieux des lieux sus-désignés.
Ce billet suit donc celui de dimanche,
sinon par son image du moins par son titre.

Bon, je passe à table.
Un potage m'attend.
Si vous avez des questions, notez-les sur un coin de serviette
et je passe tenter d'y répondre.

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jeudi 2 octobre 2008

Vous en voulez des barbarismes, vous en aurez !

                         Dénoncez-vous !
                         Allez ! les plaisanteries les plus courtes...
                         Qui m’a joué ce tour ?
                         Laquelle ?
                         Lequel ?

                                                                    Je n’ai pas ri.
                                                                    Pas ri !

Peut-être étais-je fatigué ?

La nuit tombait. Je rentrais d’une journée guère plus difficile qu’à l’accoutumée. À peine plus de dix heures que j’avais fermé le portail, ce matin. La journée s’était bien passée, avec juste ce qu’il faut d’aléas pour éviter de sombrer dans la routine. Quelle routine ? Cette grande étendue dans laquelle, parfois, s’enlisent ceux qui s’endorment sur leurs lauriers. Preuve, s’il le fallait, que le laurier est doté d’un maigre indice de flottabilité. A-t-on vu navigateur creuser son embarcation dans le bois du laurier ?

Je rentrais, un peu las, mais décidé à glisser en la serrure de la boite à lettres la clé que je tenais du pouce et  de l’index.

                                           Ah ! Si je m’attendais à cela !
                                           Il est encore temps de se dénoncer.

Lequel — laquelle — d’entre vous  connait-il (zut, comment placer là mon pronom elle ?) notre adresse à Épouse-Je-Lui-Ai-Rien-Dit et moi ?

                                                Tous, toutes !

Il suffit que je la passe à l’un pour que l’autre se la fasse sienne. Ne niez pas, j’ai fait de même  pour la vôtre et je le referai.

                                                         Dans la boite aux lettres !
                                                         Qui ?
                                                         Qui m’a joué ce tour ?

Pas une crotte de chien ! Non !
Pas une lettre d’injures, ni une demande de rançon, au prétexte que vous auriez  enlevé mon perroquet violet contre  25 × 48 louis d’or. Pas une couronne mortuaire ni une lettre de condoléances.
Non, tout ça m’aurait fait rire. Vous auriez entendu s’enfler mon rire jusques  en Calédonie (pas la nouvelle, non,  au moins celle que Janeczka pourrait visiter sans descendre de sa voiture sinon pour en remplir le réservoir de carburant. )


Oh ! Votre dieu ! Vous dites-vous, le Papistache a perdu la boule.
Où veut-il en venir avec la voiture de notre insulaire amie ?


Quel délire est-ce ?

— Déliresse, c’est joli ça, déliresse, barbarisme certes, mais, joli. Déliresse : substantif féminin ; état proche de l’ivresse alcoolique propre à ceux que l’air soule. L’èressoule, c’est joli ça, l’èressoule, barbarisme certes, mais, joli. Èressoule : substantif féminin ;  période qui précède la déliresse chez ceux dont le cerveau se liquéfie. Voslikéfie, c'est mauvais ça, voslikéfie... STOP !

Dénoncez-vous ou je continue !
Vous me connaissez, je peux tenir comme ça toute la nuit.

Qui m’a joué ce vilain tour ?

Vous pensiez vraiment que j’avais une tête (franchement, vous l’avez vue hier ! ) à téléphoner pour réserver mon essai gratuit de la nouvelle BMW série 3 ?

                                     Qui ?
                                     Qui m’a joué cette sale blague ?
                                     Dénoncez-vous, ou je recommence tout depuis le début !

J'attends !

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dimanche 28 septembre 2008

Revenu d'entre les morts. Déjà !

Depuis que je suis mort, je ne cesse de prendre de la hauteur. C’est vertigineux. Je découvre des pans insoupçonnés (par moi de mon vivant) de la pensée. Des pans de pensée ! Pensez donc !

— Dis, puisque tu prends de la hauteur, tu pourrais dégager le dessus de l’armoire que j’y range les trente-neuf pots de confiture de pêches que j’ai cuites pendant que tu soliloquais sur ton escabeau ?

Terrienne, Épouse-Aux-Doigts-Qui-Pèguent est une terrienne !
Dégagé que je suis désormais des contingences matérielles, je ne vais pas la contrarier ; je ne le faisais pas de mon vivant quand l’ire la haine et  sept  autres encore parmi les vilainies qui enlaidissent les rapports humains habitaient encore mon enveloppe décharnée.

Quelques grammes de poussière arachnéenne, un vieux journal aux pages fragiles comme une gaufrette et ce carton oublié là voici, quoi, trois ans. La place est faite, envoie — eh ! doucement, c’est une image !— les pots de la cuisson de l’an. Trente-neuf ! Le compte y est !

Mais ce carton ?

Je redescends sur terre. Le carrelage brille et sent le sève de pin.
                       Ce carton ?
                                         Bien léger !

Je déplie les rabats soigneusement croisés et de l’intérieur jaillit une lumière exceptionnelle.
                                                             Un trésor !
Un trésor se trouvait là dans ce carton anonyme. Pour le coup, mes velléités de vie  éternelle dans l’éther infini cessent. La cupidité — oh ! la vilaine cupidité — m’arrache les ailes. Je redeviens mortel.

Mortel. Mais riche !
Riche ! Mais mortel !

Je ferme les volets. Je donne deux tours de clé à la serrure de la porte d’entrée. Je décroche le téléphone, mets la radio à fond — pour brouiller l’ouie d’Edvige ou sa sœur — et j’ordonne à Épouse-Aux-Doigts-Qui-Pèguent de se laver les mains.
Elle approche !
Je soulève les rabats du carton.
— Oooooooooooh, laisse-t-elle échapper, elle qui ne s’étonne guère, habituée qu’elle est à partager mes délires.
La même lumière nous saute au visage.
Nous sommes riches !
Riches !

Mais nous restons vos amis. Nous saurons vous inviter à notre table. Cependant, il vous faudra vous contenter des couverts en argent et des verres de Bohême et... si le contact passe vraiment bien, mais alors vraiment bien, nous vous montrerons le carton et son contenu. Plus précieux que l'or et les épices : des assiettes en carton (au moins dix !) des couverts de plastique blanc, deux paquets à peine entamés de serviettes en papier et même neuf gobelets transparents emboités les uns dans les autres.

Ah ! Comme nous fûmes bien inspirés de ne point jeter ces articles de pique-nique dépareillés, derniers souvenirs de cette grande rencontre familiale, au pré, en septembre 2005.

Mortel !
Je n’aurai pas tenu plus longtemps que Lazare, mais je suis riche, riche, riche...

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mercredi 10 septembre 2008

le the c'ets le nunéro 620 enfin je crois je sé pu trop

Bon ben voilà c’est moi le Papisytache jeme lève et je descends en bas et je mefais un bon thé.
j’aime ben lematin boire unbon thé; C’est mon habitude à moi et à ma femme qui s’appelle mon-épouse-que-jaime et qu ej’adore.
Aprèsje me faisd des tartines avec du miel et des fois du chocolat parce qu ej’aime bien lechocolet mais des foisaussi j eprend sde la confitue et c’est rigolo parce que des fois ausssi la confituer en ben elle tombe enfin c’est la isc biscotte qui tombe mais toujorusdu côté qui fau tpas c’est drole et puis aussi c’est marrant .

vouis allait rire mais ma femmme que c’est aussi mon épous eelle rit pas parce que q c’et elle qui doit nettoyer avan td epartir et toujourson est en  rztard meme que de sfois elle klagsonne pou rqu e je me dépêche. C’ets drole hein !
Alor smoi dans la voiture je regard eles gens qu me regardes aussi et des fois y’a personen alor sje regard el soleil qui se l_ve c’est joli le soiel on dirai tdes fois qu’i  va pa ss eleve rmais i s eleve quand meme et des fois mais ces le csoir ben le soiel y s elèv epa s i se couche.
C’est dr^^ole non §

une fois on allait voite on a vu le soleil qui reculait dans le ciel c’été la prmeièr efois qu esa m”’arrivait et à ma femem aissi on s’est dit tiens ca ferai tune belel chronai suer pouir le thé du papauistahce.
Bon je crois que j’ai fini ma cronic du papistahc equi fai trier le sgens
voilà c’est fini je vais monter dmasn la voiture qu ema femem sque j’aime conduit très trsè bien trop cool mma femem kj el’aime bien vbeaucoup.

Bon, ben voil& c’est fini; Rassurez-vous le sgens je vais bien vous voyez je n’ai pas perdu la main j’écris des chronique scomme troujours. Allez à demain je vous enbrassse

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lundi 25 août 2008

Mamoun', e'm' dit : "T'es pas cap' eud'fair' un billet avec un' ablett." Chich' qu'j'y dis. J'm'jett' à l'eau. Y'en avait p'us !

Comm’ un poisson dans l’eau (du lac Wapello ?)
J’ai cherché l’oxygèn’ (au fond du lac Wapello ?)
Fini d’ coincer la bulle (comm’ on dit au fond du lac Wapello ?)
Tout’ la journée, j’ai nagé (comm’ un poisson ?)
Dans les chiffres et les colonnes (hein maît’ Capello ?)
Additions, soustractions (qui a soustrait l’eau ?)
Passif, Actif, Bilan, Déficit (déficit en eau ?)
A l’aise Blaise, comm’ un poisson (du lac Wapello)
Heureux comme un poisson (pas ceux du lac Wapello* !)
J’ai aligné des zéros (zéro poisson au lac Wapello)
Aligné des virgules, des comptes, Charges & Produits (là, j’ai rien trouvé pour Wapello !)
Mon bocal est trop petit, l’eau est sale, l’herbe y pousse” (Y z’en disent presqu'autant au lac Wapello !)
Comm’ un poisson dans l’eau (comment faire quand y’a plus d’eau, comme à Wapello, et qu‘on est poisson ?)
J’ai r’ssorti crayons rouge et bleu (y’avait des rougets bleus à Wapello ?)
Tous ces Wapello ( faut pas confondre avec Waterloo ! pas de buste de l’empereur en ce bon appartement chaud où je compte et recompte chiffres, total et  totaux, Eh ! Jojo, mon bilan prend l’eau !)
C’est la faute à Joye (et son lac Wapello, çui qu’est à sec, pain sec et à l’eau, mais sans os, comme la boucherie Sanzo, mais la bouche rit point, y’a pus d’os à Wapello et un poisson sans eau c’est  triste au fond du bocal, surtout quand au bocal l’eau y est sèche et la seiche a besoin d’eau, mais y’en a pas à Wapello , s’pas Maîtr’ Capello ? )
Qui a pris l’eau de Wapello ?
A sifflé l’eau ? (de Wapello)
A bu l’eau ?
"Kou-yage, g’and-pè, Kou-yage !"
Le bulot ?
Qui a le bulot ?
Le bulot à Mowgli.
Y’a p’us d’eau ! p’us d’eau à Wapello !
Comme un poisson sans os, j’arrête
Pas d’aligner les chiffres,
Dans mon bocal.
Y’en aurait deux, des bocaux, j’aurais pris l’eau et laissé le bock (pour remplir le Lake Wapello)
C’est vrai, Wapello sans “o” c’est pas très beau, Wapell.
On a pris l’ ”O” de Wapello
Mais qui l’a pris l’eau de Wapello
A l’heure de l’apéro ?
Et un lac, même avec un “K”, ça c’est un cas, sans eau, à l’apéro sans  un  bock d’eau.
A Wapello y’a p’us d’eau,
Y’a p’us d’bulles au gosier des poissons.
Rendez l’eau aux poissons d’Wapello.
Qui l’a l’eau ?
C’est qu’il en faut des kilos d’eau, pour remplir eul’ lake Wapello.
Mais c’est pas tout ça, faute de bulles au gosier des poissons (du lac Wapello)
J’m’y r’trouv’ pas dans mes comptes,
J’ai des zéros en trop
Mon bilan prend l’eau
La v’là l’eau, Joye !
L’eau qui manque à ton lac, e’ débord’ d’mon bur”eau !"
T’en veux-t’y d’mon eau ?
Pour ton lac Wapello ?
Allez dis-moi, où qu’c’est-y le lac Wapello qu’j’y ramène mon eau.
Dis, tu crois-t’y qui z’en voudront, d’mon eau, les Amerlos de Wapello ?


Comm’ un poisson dans l’eau (du lac Wapello ?)
J’ai cherché l’oxygèn’ (au lac Wapello ?)
Fini d’ coincer la bulle (comm’ on dit au fond du lac Wapello ?)
Tout’ la journée j’ai nagé (comm’ un poisson ?)
Dans les chiffres et les colonnes (comm’ maît’ Capello ?)
Additions, soustractions (qui a soustrait l’eau)
Passif, Actif, Bilan, Déficit (déficit en eau ?)
A l’aise Blaise, comm’ un poisson (du lac Wapello)
Heureux comme un poisson (pas ceux du lac Wapello !)
J’ai aligné des zéros (zéro poisson au lac Wapello)

Mais des zéros, c’est ballot (j’ai pas dit "bulot")
"Kou-yage, g’and-pè, Kou-yage !"
J’en ai trop !
C’est pas ce soir que j’piquerai une tête dans l’eau.
Surtout pas à Wapello,
Pisqu’y ’a p’us d’eau ! ! !

* Bon, j'le coll' un' dernièr' fois, eul lien pour Wapello, et pis j'r'tourn' à mes bilans.

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jeudi 10 juillet 2008

Blanc sec

Blanc et sec.
                        Ou blanc-bec ?

J’écris mal !

Voilà les notes que je retrouve sur ma table de nuit.
Certainement ai-je rêvé un billet d’enfer. J’ai dû penser que ces deux mots : blanc et sec, ou blanc-bec, allaient m’orienter vers l’écriture DU billet ?

Alors ?
J’improvise ?
Cela me fait penser que si j’avais été musicien je me serais certainement tourné vers le  jazz. Je n’aurais jamais pu servir un compositeur en interprétant chaque soir au quart de ton près et à l’identique sa partition.

J’improvise.
Blanc sec ! Boisson du petit matin du sieur  au crâne dégarni ?
Personne ne s’y laisserait prendre, il a tout dit de ce qui transite par son gosier.

Blanc-bec ?
Il a passé l’âge. Longtemps il le fut, jeune homme sans expérience, c’est révolu désormais.
D’autant qu’il a acquis, sinon la sagesse du  monde, du moins de l’expérience, laquelle , chacun sait, est un peigne pour les chauves, ce qui nous ramène à son crâne blanc.

Blanc ? Caucasien, oui ! Blanc, peau blanche tachée de roux. On croirait entendre parler d’un bœuf !
Sec ? Sec, comme à cours d’imagination ? Alors, oui, un peu sec.
Sec ? Pour parler de sa silhouette dégingandée. Alors oui, sec. Grand et sec !
La peau sur les os ? N’exagérons rien, les vers auront de quoi se mettre sous la dent, mais il faudra arriver dans les premiers !

Sec ? Comme aride ?
Certes, les cheveux n’y poussent plus depuis longtemps.

Blanc ? Comme neige ?
Qui l’est aujourd’hui ?

Blanc ? Comme absent ! Nous regrettons , chers téléspectateurs ce blanc de quelques minutes à l’antenne. Il ne faudrait pas que cela survienne le jour où je serais l’invité vedette du “Quart d’heure de gloire“. Vous imaginez :
— Mesdames, Messieurs, fumeurs de haddocks et de pois chiches, nous recevons aujourd’hui, le sieur Papistache...

Grand blanc
Grand blanc

Grand blanc

Grand blanc
Grand blanc
Grand blanc

Grand blanc

Grand blanc

 Merci de votre attention et à la semaine prochaine.
Vous en resteriez comme deux rondelles de saucisson... secs !

A quoi ai-je pu penser ? Blanc, sec !
Impossible que ce soit une liste de course. Je n’en rédige jamais depuis mon sommeil.

Finalement ce devait être plutôt blanc-bec !
Il me reste tant à découvrir, hors ma peau que je laisse à l’abri du soleil.

Finalement (bis) c’était peut-être une liste de courses.
Penser à acheter une crème pour protéger ta peau blanche des ardeurs du soleil.
Pourquoi ?
Partirais-je bientôt en vacances ?
On me l’aurait dit ? Non ?

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mercredi 13 février 2008

RHAAAAAAAAAAAA !

— "RHAAAAAAAAAAA !
— Amour-De-Ma-Vie, que se passe-t-il ? Te serais-tu brûlé en avalant d’un trait ton potage matutinal ?
— Nenni, Epouse-Qui-S’alarme-De-Peu, je suis content.
— ... ?"

RhAAAAAAA !
        Je suis content !
                Je suis content !
                        Je suis content !

Je tourne autour de la table de la cuisine et je crie : RHAAAAAAAAA !

                            Je suis content !
                                        Je suis content !

— "Une raison ?
— Non, aucune ! Je suis content !"

Vrai, je puis dire à l’occasion : “Je suis bien fatigué !” ou “ Je suis indécis !”

Aujourd’hui, je suis content !


La Terre cahote autant qu’hier.
                                                                        Je suis content !

Du haut en bas,
    de long en large,
        en épaisseur,
            superficiellement,
                je suis content.


RHAAAAAAA ! Je suis content !


Peut-être est-ce l’effet de ma bannière provisoire ?
Je me sens plus jeune,
                                    plus gai,
                                                    plus alerte,
                                                                            plus vivant...


J’ai même découvert un poil noir dans ma barbe ce matin.


RHAAAAAAA !  Je suis content !

Tellement content que je me satisfais de cet adjectif en dépit des synonymes qui se bousculent à l’extrémité des phalanges carpiennes de mes doigts.

Je suis  content !


Ne cherchez pas !
Non, je n’ai pas consacré la nuit à repeindre ma nouvelle bannière, comme au bon vieux temps passé enfermé dans un placard mal ventilé et que je tirais des photographies sous une ampoule inactinique.


RHAAAAAAA ! Je suis content !


Au moins voilà un billet qui sera facile à résumer.

Papistache est content !
Ça le rend content.
Il s’en contente.
L’imbécile !
Heureux !


RHAAAAAAAAA !

Posté par Old_Papistache à 06:01 - Commentaires [23] - Permalien [#]
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