mardi 10 juin 2008
Éphémère
Elle fleurit à deux mètres de l'entrée de la cuisine.
C'est une éphémère de Virginie.
lundi 9 juin 2008
Il se pourrait que vous trouvassiez mes participes barbants ?
“Dix, vingt, matous couchés, tapis, tendus, avachis ou fuyant.”
J'arrive un peu tard pour commenter cette jolie ballade dominicale.... D'ailleurs, tout a été dit et je ne voudrais pas rajouter une couche de "compliments" !... des fois que vous preniez la grosse tête ou la tangente....
J'attends la prochaine promenade (à droite, tout droit ?!....).
Juste une petite question ... : il n'y a donc qu'un seul matou qui soit "fuyant" ?!...
Je me suis posé la question en écrivant, chère Miss-Ter. Cette ribambelle de pluriels suivi d’un participe présent ne portant pas les stigmates de la soumission à la règle. J’ai été tenté de poser un “s” après le “t”. Devais-je écrire “fuyants” ?
Des chats fuyants ? Non ! l’idée m’a paru choquante.
Que vous me trouviez l’air sournois, voire pervers, j’accepterais que vous m’attribuiez une mine fuyante.
Mais nos minous ?
A notre approche, ils s’enfuyaient ! J’ai donc pensé vous peindre des greffiers fuyant. Fuyant, pour dire “qui fuyaient” donc une forme verbale ayant valeur de proposition subordonnée.
Quand Colette écrit :
“Un boucher coupant, tranchant, élaguant, façonnant, ficelant vaut un danseur, un mime.”
elle ne qualifie pas le boucher mais elle en développe les actions. La bouchère coupant, tranchant, élaguant, façonnant vaudrait une danseuse, un mime.
Pensez-vous que j’aie eu tort ?
Négligeant les règles de grammaire, l’ancien du collège de La Planche Aux Carpes laisserait-il ses billets se remplir de négligents accords ?
Mais, je cesse là mes lourdes explications, dites-moi vraiment si vous pensez que je me suis trompé quelque part.
Les radoteurs convainquant leur public aimé gagneraient à choisir de plus convaincants exemples !
Voyez, ce soir, ma vue vacille. Je m’y perds. Je ne sais plus et c’est troublant.
J’attends, de vous tous, les avis excellents car, en la matière, je vous sais excellant.
Si j’ai commis quelque impair, soyez indulgents, n’allez pas, pour autant, me chasser de vos favoris. J’ai essayé de répondre au commentaire de Miss-Ter à propos de vingt matous fuyant à notre approche. Ce serait un comble, qu’à votre tour, vous vous enfuissiez.
dimanche 8 juin 2008
Ça tombait comme à Gravelotte
Au début, j’ai cru que c’était une invasion de Martiens. J’ai composé le 17, pour raconter toutes ces soucoupes volantes qui se posaient sur mes pissenlits. Je me suis présentée et j’ai bien entendu le préposé qui disait à son chef :
— C’est la vieille qui habite près de la gare, chef, cette fois, elle a vu des soucoupes volantes.
La vieille, la vieille ! Petit morveux ! Je pourrais être son arrière-grand-mère ! J’ai raccroché. De toutes façons, ils ne se dérangent plus, sauf pour les calendriers ! Qu’ils y viennent ! Je les recevrai avec un grand verre d’eau froide. Mécréants.
Les soucoupes continuaient à atterrir et j’ai pensé à monter le volume de mon sonotone. Et j’ai compris. Je ne suis pas née de la dernière alerte. Ça bardait chez les petits voisins, au numéro trois. Enfin ! Depuis le temps que j’attendais ça.
C’est vrai, quoi ? Et je te tiens par la main ! Et je te fais un bisou dans le cou ! Et ma chérie par-ci, mon amour par-là. En cinq ans, rien, pas une dispute, pas un cri, pas une fâcherie. Des extraterrestres ! Des extraterrestres, jusqu’à aujourd’hui. Justement le jour où il pleut des soucoupes. C’est trop drôle. Je vais l’écrire à Jacques Martin. Il soufflera l’idée à Thierry Le Luron pour ses sketchs du dimanche soir. Il a changé Le Luron, je l’aimais mieux avant. Mais, c’est pas tout. Je vous raconte.
C’est elle qui criait. Et la vaisselle valsait. Elle a des biscottos la Mamoune, on pourrait la prendre pour les jeux Olympiques de Berlin, elle ferait führer. Ben quoi ? Vous riez pas ? Mon défunt mari, ça le faisait se tordre, à chaque fois, en 36.
Je reviens à la dispute. J’ai noté. J’ai une mémoire en faillite, comme elle disait la maîtresse d’école. Jamais je ne me trompais pour le compliment à Monsieur le Maire. Vous voulez que je vous raconte ?
Faites pas les mijaurées. Vous en mourez d’envie.
— "Eh bien, vas-y ! Vas-y ! Va les retrouver tes blogueuses. Elles comptent plus que moi maintenant. J’en ai marre, tu entends. Le lavabo n’est toujours pas réparé. Le tiroir de la salle de bains, hein, le tiroir c’est moi qui vais le recoller ? Vas-y ! Elles t’attendent ! Oh ! Si elles te voyaient là, tout péteux, tout minable. Mais vas-y, je te dis. Tu n’attends que ça."
Lui, je le voyais pas. Il devait se tenir dans l’arrière-cuisine. Remarquez, je ne l’aime pas beaucoup, lui. C’est un mou. Un homme qui caresse trop sa femme, c’est un mou. Mon mari me le disait toujours, de son vivant. Elle a repris :
— "Et moi ! Je passe après le blog ! S’il reste du temps, hein ? Je suis ta muse, je suis ta muse ! Tu sais ce qu’elle en pense ta muse. Il n’y en a plus que pour elles. Et une telle qui a écrit ceci, et une autre qui a pensé cela, et la troisième qui s’est cassé un ongle. J’en ai assez ! Laisse-moi pleurer toute seule, va les retrouver. Elles sont si fragiles, elles ont tellement besoin de toi. Et moi, je peux...
Non !
J’arrête...
Je n’y parviens pas.
C’est mauvais.
C’est un peu de votre faute aussi,
avec l’unanimité de vos compliments ces jours-ci.
Je ne m’y retrouve plus.
En trente années de vie commune on n'a pas encore réussi à se disputer, et comme je n’ai aucune imagination... je ne sais pas faire, moi !
samedi 7 juin 2008
Crépuscule
Monsieur Levoisin se tient sur le pas de sa porte. Il serre son petit roquet sur sa poitrine pour se réchauffer les bronches.
— Tiens, les amoureux qui font une petite balade.
Monsieur Levoisin dit toujours la même phrase. Normal, nous passons toujours devant sa maison quand nous sortons nous promener à pied.
Il doit penser que c’est la première fois qu’il nous taquine de sa petite remarque humoristique.
Monsieur Levoisin est un drôle, en son genre.
En rentrant, il doit pouffer à son épouse-qui-ne-quitte-plus-son-fauteuil :
— J’en ai sorti une bien bonne au vieux couple de la maison jaune. Il faudrait que je la note mais j’ai peur de lâcher Kiki !
Monsieur Levoisin dépassé, plusieurs choix s’offrent à nos pas. Ce soir, nous avons tourné à gauche.
Le temps était doux, pas chaud, doux ! Et puis, avec un gilet de laine, cela allait comme ça. Pour une balade du soir, j’entends !
Nous avons marché main dans la main. Nous marchons souvent main dans la main. Ou alors, je pose ma main sur son épaule — à Mamoune ! pas à Monsieur Levoisin — gauche. Elle — Mamoune, pas ma main — se débrouille pour attraper mes doigts. Ne me demandez pas comment elle s’y prend ! Je n’ai jamais compris !
Nous cheminons. Ici un fuchsia déjà en fleurs ! Là un lis orange. Plus loin...
Un jardin abandonné repris par les herbes folles. Un portail écroulé qu’une chaîne cadenasse encore, pour arrêter les courants d’air. Une maison rajeunie par une couche de peinture. Un jardin remplacé par douze garages flambant neufs. Le lotissement “Les logis de Chloé” pas encore démarré ; la pancarte qui s’écaille. Dix, vingt matous, couchés, tapis, tendus, avachis ou fuyant. Des graffiti ; les mêmes... d’autres... Deux trois couples de jeunots en vadrouille, main dans la main. La maison de Jean-Jacques, pas encore vendue. L’imprimerie désaffectée encore plus saccagée que la dernière fois, les vitres jetées à terre, les plafonds arrachés, la toiture explosée... Un pavot qui lutte pour sa survie, poussé au creux d’une fissure près de la gouttière en fonte. Encore un chat, la queue coupée haut, une silhouette inachevée. L’odeur du chèvrefeuille qui passe au-dessus du mur.
Main dans la main. La nuit qui tombe. Lentement. A droite. La maison. Le jardinet à traverser avant de rentrer et jeter ces notes glanées sur nos trottoirs.
J’aurais pu emporter l’appareil photo. Vous auriez feuilleté l’album de notre sortie. Une image vaut mieux qu’un long discours. J’ai fait des phrases courtes. Je sais que vous auriez apprécié les photographies.
J’aimerais vous montrer les lieux que je fréquente, mais... mais... il faudrait que je lâche la main de Mamoune et ça... ça... je ne sais pas faire !
vendredi 6 juin 2008
Rose et vert
Hmmmph ! Hmmmph ! Hmmmph !
J’ai le souffle court.
J’arrive juste. Je suis rendu !
Tôt levé ! Tard rentré !
Ce que je sens ?
L’herbe !
J’aurais pu me rouler dessus.
Non !
Je viens de toiletter le jardinet.
— Lave-toi les mains, me lance Grisette.
— Je laverai le clavier ! Des mains si vertes ne vont que m’inspirer un billet champêtre de bon aloi.
Après ces jours de pluie et avant un week-end de fastidieuses paperasses, je me devais de profiter du relatif beau temps pour peigner pelouse et parterres.
Je n’ai pas trouvé d’onomatopées pour traduire cette gêne intercostale, elle est inodore, mais qu’est-ce que je la sens, moi.
Doigts verts, ongles verts, paumes vertes... le tout sur fond rose.
Vert et rose. Couleur des hortensias. J’ai des mains hortensias !
Je les regarde mes mains. Ce sont des mains_sales !
Les sillons qui les parcourent sont de roses allées sur lesquelles cheminent ma vie, mes amours, ma santé.
Ligne de vie ?
Ligne de vie !
J’ai fini par les laver, mes mains.
Mes mains sales !
Avec un savon vert, à l’huile d’olives.
Ne reste plus que le rose. De belles mains roses.
Enfin ! Belles ?
Si !
J’aime bien mes mains roses et vertes. Même si tout le vert est parti en tourbillonnant dans le lavabo.
Elle sentent bon maintenant.
Tout à l’heure également.
Maintenant le savon, tout à l’heure l’herbe coupée.
J’aime bien mes mains.
Dans la gauche, quand elle est propre — quand elle est sale aussi, mais je ne la montre pas, ou à vous seulement— je lis un grand M majuscule pour Mamoune — son vrai prénom commence par un M majuscule — dans la droite, tout pareil, un M symétrique et majuscule.
Et dans les siennes ? Je n’ai jamais pensé à lui demander si un P majuscule — un minuscule me satisferait tout autant — s’y cachait.
Ça pourrait constituer l’occupation du week-end qui me délasserait de mes obligations scribouillardes !
Je vais lui en toucher deux mots.
On aura l’air malin, avec nos lunettes, à rechercher des indices signifiant que nous serions, peut-être, faits l’un pour l’autre !
Et si nous ne trouvons rien, nous pourrons toujours graver, de la pointe de l’Opinel, un cœur avec un M et un P enlacés.
Pas au creux de nos mains !
Vous avez de ces idées.
Sur le tronc du figuier, ou un tout petit, à la base d’une fleur de courgette.
Nous aviserons !
jeudi 5 juin 2008
Ce n'est pas mon habitude, mais pour une fois...
Pardon, donc ! Essayez cela !
Ça traînait sur le net en 2006,
mais ça reste sympathique.
Pas un de ceux que j'accompagne au cimetière ne viendra à mon enterrement
Quelqu’un qui fume du caporal qu’il n’aime pas ;
Quelqu’un qui boit de l’eau-de-vie qu’il ne distille pas ;
Quelqu’un qui brasse de la monnaie dont il n’aime pas l’odeur ;
Quelqu’un qui remue du lisier qui ne l’engraisse pas ;
Quelqu’un qui souffle dans un ballon qui lui ressemble trop ;
Quelqu’un qui joue d’une guitare dont le son ne lui parvient pas ;
Quelqu’un qui astique une table à laquelle il ne s’assied pas ;
Quelqu’un qui caresse une main qui ne l’étreint pas ;
Quelqu’un qui tape un code bancaire qui n’en finit pas ;
Quelqu’un qui vend son enfant qui ne lui revient pas ;
Quelqu’un qui mouche une chandelle qui ne brûle pas ;
Quelqu’un qui publie un livre qu’il ne lira pas ;
Quelqu’un qui cloue une planche sur laquelle il ne dormira pas ;
Quelqu’un qui rit d’un bon mot qu’il ne comprend pas ;
Quelqu’un qui creuse un trou pour un autre que lui ;
Quelqu’un qui pense que son nombril tourne autour du soleil ;
Quelqu’un qui fait une objection qu’il ne conçoit pas ;
Quelqu’un qui ne mange jamais que du plat qui est devant lui ;
Quelqu’un qui tourne court...
mercredi 4 juin 2008
Ce n'est pas ici que vous apprendrez comment pallier la pénurie de carburants fossiles
Le verre de ma montre est carré.
Son remontoir est tordu.
J’ai porté la montre chez le bijoutier.
Il va commander la pièce.
Vous avez eu peur ?
Ma vie est si excitante.
Samedi matin, un carton, lourd, lourd, lourd, refusant de quitter le caddie du supermarché s’est agrippé à ce qu’il rencontrait. Je suis revenu à la maison plus tôt que prévu ; la montre ne fonctionnait plus !
Ma première montre — à l’époque, chez nous, la communion solennelle consacrait l’arrivée du bijou aux poignets maigrelets — avait un verre carré. Une idée de l’épouse de mon parrain. Ma tante !
Un verre carré, trois aiguilles et aucun chiffre. Huit repères : midi, six heures, trois et neuf heures ainsi que deux, quatre, huit et dix heures.
Cinq traits horizontaux et en bas à droite le nom de la marque surmonté d’un grand accent circonflexe.
Vous voulez un dessin ?
Aucun de mes amis n’avait de montre carrée.
La femme de mon parrain — ma tante — avait bien compris le singulier neveu qu’était le filleul de son époux (mon parrain, tout se tient dans la famille !). Je l’ai aimée cette montre. Un jour, j’ai recollé le verre — il avait une fâcheuse tendance à s’ôter naturellement — avec de l’araldite. La colle a bavé un peu sur un bord, mais c’était toujours ma montre.
Ma montre carrée s’est endormie un matin ; elle dort encore ! Jeune adulte, pendant des années, j’ai cessé de porter une montre. Je lisais l’heure au soleil. Sur mon bureau, un petit réveil de voyage aux angles droits et aux côtés de la même longueur.
Un jour d’anniversaire, Épouse-Faire-Des-Cadeaux-C’est-Ma-Passion m’a offert une montre multifonction. L’aisance financière pointait son nez ! C’était l’époque où régnaient les montres à quartz et cristaux liquides.
J’ai adoré cette montre dont le verre était rectangulaire.
Chronomètre ! Réveil matin ! Date ! Fuseaux horaires ! Toutes les heures, minutes et secondes que vous voudrez bien imaginer. Toutes !
Un matin, elle est entrée en cours-circuit. Irréparable, a tranché l’horloger.
J’ai acheté celle qui m’attend chez le bijoutier, avec son verre carré. Voici bien quatre ou cinq ans !
J’y vois deux enseignements :
1/ C’est toujours le matin que mes montres m’abandonnent.
2/ Je n’ai jamais possédé de montre ronde !
J’embrasse ma tante, mon oncle, mon parrain et sa femme et si je ne me dépêche pas, je n’aurai pas le temps de griffonner mon petit dessin. Il me semble que l’aube apparaît à l’horizon. Mais, je ne saurai pas vous dire l’heure.
mardi 3 juin 2008
Six mots
Il m'arrive, voyez-vous, de me glisser chez Loïs de Murphy, laquelle, parfois, vient déposer un commentaire sous mes lignes, ce qui ne manque jamais de m'étonner, car son public habituel me semble si différent de ma petite personne.
Parfois, j'ose y laisser une trace de mon passage..
Les 31 mai et 1er juin, Loïs de Murphy a compilé quelques jolies phrases auxquelles je n'ai pas pu résister. Elle en aurait même perdu le sommeil (pas moi, je vous ai dit mon rapport à l'oreiller !) aussi, je vous suggère d'aller y jeter un œil, voire de vous prêter au jeu — mais pas d'en altérer votre santé au point de laisser la lumière allumée toute la nuit !
Vous me direz ce que vous aurez pensé du dépaysement !
lundi 2 juin 2008
D'abord, sauver les apparences
Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, en ce début de semaine, mais moi, je suis lessivé ; et quand je pense à ce qui m’attend ces prochains jours, je me sens moulu à l’avance.
Je pourrais boire le jus de cinq à six oranges pour me gorger de leurs vitamines mais à l’idée de devoir les presser, mes avant-bras flageolent.
Il me resterait bien l'artifice de me faire porter pâle mais, outre que cela me désobligerait, l’envisager, déjà, me chiffonne.
Alors lessivé, moulu, flageolant — vous attendiez flageolet ! avouez ! ou flagellé ! mais avec Mamoune, nous n‘en sommes pas (encore) là — désobligé et chiffonné, que voulez-vous que je fasse ?
Je soulève ma carcasse branlante — de plus en plus, d’ailleurs, on entend les os s’entrechoquer quand je danse la gigue, m’est avis que les articulations ont fondu — et je me traîne au bas de l’escalier, heureux qu’il n’ait pas plu pendant la nuit car je n’aurais pas trouvé la force de godiller — j’allais écrire gondoler, c’est vous dire ma décrépitude intellectuelle — jusqu’à la départementale.
Rendu enfin dans la cuisine, mu par la force de l’habitude, je prépare le repas matutinal et pendant que les feuilles de thé infusent, je me compose un masque qui pourra tromper Épouse-A-Fond-Dans-Sa-Semaine, à condition d’y mettre un peu de conviction.
— "Alors Petit-Homme ! En forme ?
— En forme de quoi ?
— Ah ! Ah ! Ah ! Tu me surprendras toujours !"
Sauvé !
Une fois encore !

