Papistacheries

Vains petits écrits

samedi 21 juin 2008

Fiction : 1° Vx. Mensonge

Le texte de fiction, dont j'ai fait mention ces jours-ci, est en ligne parmi les défis du samedi.

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vendredi 20 juin 2008

Rendez-vous chez les Fanes

Oh ! C'est vrai que les Fanes publient, aujourd'hui, un rébus que j'avais concocté pour elles voici quelques temps.
Si le cœur vous en dit !
J'enverrai la solution en image(s) dimanche après-midi.
Mais, j'ai vu que ça carburait déjà fort.
Il est vrai que certaines connaissent leur grammaire papistacho-rébusienne sur le bout du doigt.

Posté par Old_Papistache à 20:04 - Commentaires [2] - Permalien [#]

jeudi 19 juin 2008

Requête polie

Souffrez,
                    ce soir,
                                    que je me couche tôt !

Posté par Old_Papistache à 21:51 - Commentaires [13] - Permalien [#]

mercredi 18 juin 2008

Vous rêviez d'être petite souris ? C'est fait !

J’entretiens un rapport, que je juge curieux, avec mes textes de fiction. Premièrement, je n’en rédige guère. L’essentiel de mes écrits constitue en un léger travestissement de la réalité. De ma réalité.

Je commets, parfois, quelques rébus ou devinettes qui ne sont que récréations au demeurant fort réjouissantes. Ce que doivent être des récréations. Je me laisse également aller à de doux délires, mais seulement quand je suis fatigué et qu’un lâcher de vapeur soulage la pression interne de l’organe comprimé.

Aux œuvres (pardon, textes !) de fiction, je ne me frotte guère. Non que je veuille faire de ma modeste existence le centre du monde mais la matière première se trouve au pied de mon lit. Je n’ai qu’à me baisser pour y puiser mon inspiration.

Aujourd’hui, j’ai sacrifié ma pause déjeuner à l’écriture d’une fiction pour les défis du samedi. Je la portais depuis quelques jours. Je n’y pensais pas en proposant ma consigne la semaine dernière. Des héros qui ne logent pas au sein de la maison jaune. Un univers qui n’est pas le mien.

Que je vous dise.

Quand j’achève une papistacherie — ou jadis, quand j’écrivais un thé matutinal — je relis, certes, le texte pour y chasser coquilles et maladresses, mais guère plus. Parfois, à la demande de Mamoune, dois-je — mais c’est un plaisir —  donner une lecture à voix haute.

En revanche, un texte de fiction, je le relis cent fois. Je le polis, comme mon ancêtre le silex sur une pierre de grés tendre. Je le tourne dans ma bouche. Je l’écoute. Je le pèse. Je l’interroge du regard. Je le palpe. Je le tâte. Je change un verbe. Je le replace, le déplace. J’oublie le texte. Mes occupations me reprennent. J’y reviens. Je le remets à plat. Je l’éclate, le morcèle, le recouds, le répare.

C’est fatigant !
Mais plaisant !

Quand le texte est publié, je le découvre à nouveau. Je le reconnais. Il est devenu une part de mon histoire. Je le traite désormais comme une papistacherie ou une défunte chronique autour d’un bol de thé. Il sombre dans l’oubli, ou plutôt il devient un élément constitutif de mon être.

Au fond, je suis un peu comme mon ancêtre alchimiste, je transmute la sueur en  briques.

Posté par Old_Papistache à 23:59 - Commentaires [14] - Permalien [#]

mardi 17 juin 2008

Sans le savoir, j'étais à la pointe du progrès...


Cher Marcel,


Longtemps j’ai cru que je ne verrais pas grandir mes petits enfants. Finalement la recherche scientifique suisse me dévoile un avenir radieux. Voilà que je puis me rêver centenaire. Voire plus !
En revanche, j’en connais qui devraient songer à rédiger leur testament ou... à lever le pied.

Oh ! Et puis... si j’arrêtais là pour ce soir. Peut-être 102 ans ?

Posté par Old_Papistache à 23:59 - Commentaires [13] - Permalien [#]

lundi 16 juin 2008

Quel bruit fait un œuf qui tombe de trois mètres de hauteur

Un œuf est tombé du nid.
Du nid des tourtereaux qui squattent les solives de la soupente du toit.
Du toit qui couvre le garage.
Le garage où les deux volatiles à la robe grège ont élu domicile.

Plaf ! dut faire l’œuf.
Plaf ! ou plouf !
Quel bruit fait un œuf en chutant de trois mètres sur une allée en ciment ?
Plaf ! Je penche pour plaf !
L’œuf également a dû se pencher trop !
Est-ce que ça penche un œuf ?
Non !
On l’aura poussé.
Qui ?
Pas un chat ! Malignes, les bestioles ont su ériger l’aire hors de portée des greffiers pouilleux qui rôdent aux heures sombres.
Le coupable serait-ce l’oisillon déjà emplumé qui m’observe de l’œil droit sans bouger plus qu’une image d’Épinal ? Aimable trompe-l’œil !
Les fornicateurs ailés auraient déjà pondu  alors que leur premier rejeton était encore au nid ?
Plaf !
Encore deux jours de gagnés, a-t-il dû penser !
Est-ce que ça pense un oisillon  sous un auvent couvert d’ardoises ?
J’imagine qu’il aura poussé l’œuf sans prévoir les conséquences.
Fratricide animal la tourterelle turque ?
Non ! Elle aura pensé que l’œuf allait rebondir.
Ses géniteurs ne quittent-ils pas le nid, à chaque fois que je m’approche en courant du garage, pour revenir, après quelques minutes à me sonder du regard depuis le sommet du poteau téléphonique.

Pourquoi courir aussi ?
Eh ! Cette affaire ! Pour réduire les occasions de recevoir un œuf sur le crâne !

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dimanche 15 juin 2008

De l'avantage d'écouter la radio sous la douche


Samedi — autant dire hier, vu que j’écris dimanche — je me préparais pour les Défis du Samedi. Raie au milieu — je suis chauve, et alors ?—,  après-rasage — je suis barbu, et alors ? —, douche — je sens la myrte et le lait, et alors ? —, bref, j’effectuais tout ce qu’il est convenu d’attendre d’un  hôte sachant recevoir. J’espère que mes efforts ont été appréciés.

Samedi, donc — toutes les digressions vers lesquelles vous m’entraînez ne font que retarder le nœud du récit, vous en êtes bien conscients ? — je me séchais entre les orteils — c’est que les mycoses y nichent plus qu’ailleurs — quand de la minuscule radio à transistors — j'ai mis un "s" à transistors, j'imagine qu'ils sont plusieurs, même dans une si petite radio— de la salle de bains — je me sèche dans  la salle de bains, que voulez-vous ? toute une vie ! — sort cette phrase qui me projette quarante ans en arrière —disons trente-cinq et ne chipotons plus — “L'intelligence n'est pas ce que l'on sait, mais ce que l'on fait quand on ne sait pas.”

Les chanceux qui ont pu bénéficier d’études supérieures auront reconnu Piaget — pas le journaliste de France Inter ! — oui, j’écoute France Inter —  le psychologue Suisse — les autres  — dont je suis — opineront du chef en laissant tomber du bout des lèvres : “Ça lui ressemble bien, à Piaget !”

Si je n’étais pas toujours interrompu j’aurais illustré combien cette  phrase m’a rappelé le jour où pour la première fois, de mon propre chef, je me suis senti intelligent.

Ce jour-là, il faisait nuit noire.

Nous — n’entrons pas dans les détails, concédez-moi le pluriel sans discutailler — plantons la tente dans un sous-bois. De nuit ? Affirmatif ! mon capitaine !
Une racine aiguë et assassine menace de percer le tapis de sol — ce qui expose l’humidité à envahir la tente, ignares ! — et la consternation nous gagne. Déjà que la fatigue prenait beaucoup de place.

Que faire ? Consultés, aucun de ceux qui composaient le groupe ne peut répondre. Voyons Piaget : L’intelligence n’est pas ce que l’on sait...
Votre aimable — c’est moi qui tient  la plume ! — ami sort pensivement son couteau de sa poche, se couche au sol, tend le bras sous le tapis de sol, tâtonne et repère l’assassine racine. Si son canif avait été suisse, nul doute qu’il eût été muni d’une scie... c’était un Opinel ! Qu’importe ! L’opération dura bien trente minutes, il vint à bout de l’engeance diabolique.

Revenons à Piaget : “...mais ce qu'on fait quand on ne sait pas.”

Les compagnons, cette nuit-là, oublièrent de saluer l’acte à sa juste valeur, ils s’étaient endormis au pied d’un arbre. J’espère qu’aujourd’hui justice sera rendue.

Depuis, j’ai rencontré de jolis phraseurs qui m’ont assuré que déplacer la tente de cinquante centimètres n’aurait pris que cinq minutes. Je ne les crois pas !

Posté par Old_Papistache à 21:24 - Commentaires [18] - Permalien [#]

vendredi 13 juin 2008

Bonne nuit

Je n’aime pas faire de mes rêves le sujet de mes billets tant du soir que du matin. D’abord parce que mes rêves surviennent assez généralement pendant mon sommeil et que ce dernier est profond. Si profond que, pareil à un trou noir, il ne laisse pas échapper la moindre parcelle de lumière — pour autant que mes rêves soient lumineux —.

En revanche, je suis forcé — enfin, uniquement parce que je le veux bien — d’admettre qu’il m’est arrivé de tenter de parachever un rêve interrompu ; à la main, dirais-je, si l’expression plaquée ici, pouvait signifier quelque chose.

Quel gâchis !

D’un rêve que mon docteur, s’il en avait l’occasion, qualifierait d’aérien et subtil et gracieux, je n’ai jamais obtenu autre résultat qu’une pâte gluante et épaisse et nauséabonde.

Je ne sais pas achever un rêve.

Le résultat est comme ce célèbre tableau de maître, laissé inachevé pour cause de mort subite dudit maître et poursuivi par son fils qui, heureusement pour lui et malheureusement pour la postérité de son papa, n’avait que cinq ans au moment  où il entreprit de succéder à son géniteur.

Au moins sais-je comment produire de la glaise. A ma mort, mes enfants disposeront d’un important tas de boue duquel, si l’un d’entre eux se sent l’âme potière, sortira le mausolée qu’il leur plaira de m’ériger.
Mais, Épouse-Par-Ses-Activités-Retenue ne supporte pas que j’évoque certaine date ultime. Je vais aller me coucher et si d’aventure elle rentrait alors que, paradoxalement, mon cerveau froid était en ébullition, elle pourrait m’arracher une bribe de la merveille sculptée par mon inconscient si âpre à receler ses créations nocturnes.

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jeudi 12 juin 2008

Qui commence par une majuscule et se termine par un point

Une histoire courte qui commencerait ainsi, sans savoir aucunement quel mot précèderait le point de la première phrase.

Ce serait le mot "phrase".

Piètre originalité, puisque la seconde —enfin la deuxième, l’histoire ne va pas s’arrêter là —  s’achèverait également  sur le même mot "phrase".

Consternation, voilà que la troisième — Papistache est bien faible — se clôt à son tour avec le même mot" phrase".

Le pli est pris —  votre ami se laisse entraîner par la facilité — vous allez voir qu’il va vous servir une cinquième phrase avec le même mot "phrase".

Ah ! non, il a osé, ne voilà-t-il qu’il se permet d’utiliser, dans la même ligne une seconde fois "phrase" avec le même mot "phrase".

Imaginez le sourire du bougre grimaçant à l’idée de vous servir encore une fois "phrase" avec le même mot "phrase".

En comptant les mots dont il espère abuser en cette huitième phrase, le vieux rusé aura, au bas mot, servi douze et une fois "phrase" avec le même mot "phrase".

Le malin, dans sa précédente phrase, s’est bien gardé d’écrire “treize phrases”, sinon son petit jeu autour de sa phrase initiale aurait risqué de tourner court ; maintenant il s’aperçoit qu’il lui manque deux fois "phrase" pour écrire vingt et une fois" phrase" avec le même mot "phrase".

Pensez-vous qu’il ait réussi à écrire vingt et une fois "phrase" avec le même mot "phrase" ?


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mercredi 11 juin 2008

Cicéron c'est pas carré

Sa montre est réparée.
Le Papistache est content.
Il a rendu à Grisette le rond boîtier qu’elle lui avait prêté.
Une montre circulaire, ça n'a pas gazé fort cette semaine.
Le Papistache avait l’impression que le temps ne pouvait plus paresser dans les coins.
Sa montre est réparée.
Il est allé la chercher à 17 h 55.
11 juin marquait le calendrier.

Non, la jolie bijoutière ne lui a pas offert un Ipod pour son gentil sourire.
Faut-il croire que son sourire n’est pas digne de décrocher un lot de consolation pour la peine endurée ?
Il faut y croire, ou penser que nul Ipod ne se troque ni se s’échange — ce que se ressemble fort — en cet endroit exigu.
Le Papistache aurait pu négocier une horloge comtoise ou normande.
Il ne l’a pas fait.
Outre qu’une horloge comtoise, voire normande, au poignet, ne serait pas pour arranger la tendinite  chronique, la boutique en semblait étrangement dépourvue.

Le Papistache est content.
Sa montre orne de nouveau son poignet.
Il n’a pas obtenu d’Ipod mais la réparation ne lui a rien coûté sinon la peine de se passer de l‘objet carré pendant une semaine.
Rien coûté ?
A-t-il troqué une brassée de fleurs de son jardinet contre la restitution de sa clepsydre (c’est pour éviter d’écrire "montre" encore une fois) réparée ?
Il aurait pu.
Il ne l’a pas fait.
Outre qu’il n’y a pas pensé, il se serait trouvé fort penaud si le mari s’était tenu derrière le guichet.
Il a souri alors ?
Peut-être ?
Peut-être ou sûrement ?
Qu’importe, cela n’aurait servi à rien.
A rien ? Comme ce billet ?
A rien !
Sur le sachet qui emballait la montre remise à neuf et lustrée comme jamais, sinon au jour de l’achat, l’horloger avait, de sa main, noté : acte gratuit.
Acte gratuit ! Même chez le médecin, cela n’était jamais arrivé au Papistache !
Voyez  comme,
en une semaine, le temps, à force de tourner rond, s'est sensiblement détraqué.

Le Papistache aurait dû profiter de sa bonne étoile pour exiger un chronomètre étanche à cinquante mètres.
Il n’y a songé que sur le chemin du retour.
Toujours cet esprit d’escalier qui le caractérisera avec obstination.

Mais il pense, soudain, que ce billet n'intéresse peut-être pas le moins du monde ses lecteurs habituels ?
Le Papistache ne va quand même pas vous raconter la dangereuse existence des criocères du lis ?

crio

Il pourrait ! Un insecte orange se débat actuellement sous le verre vide et retourné de sa dernière tisane du soir.
Il pourrait mais il ne le fera pas.
Il doit instruire le procès du végétarien chevalier en armure orange.

Il se pourrait même qu’en plus du rôle de magistrat il endossât celui du bourreau.
Ne préjugeons pas de l’issue de l’audience.
Y a-t-il un avocat parmi les lecteurs ?

Posté par Old_Papistache à 23:59 - Commentaires [19] - Permalien [#]
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