Voici un an, une vague connaissance laisse un message sur le répondeur :
— On monte une liste pour les élections municipales de mars 2014, ça nous plairait bien de vous compter parmi nous.
Je fais le mort. Quelle idée d’avoir songé à moi !

Relance. Je ne promets rien ; je vais réfléchir puis j’oublie la date de la réunion.

Nouvelle relance. Pour voir, éventuellement apporter une idée, je finis par accepter de participer aux réflexions du groupe qui prend forme.

Engrenage. Tu glisses un ongle, la machine te prend le doigt, la main, le bras, l’épaule — pas mauvais en anatomie, le Papistache, non ?
Bref, le temps passant  voilà le Papistache pièce maîtresse, puis numéro deux et, début janvier, numéro un.

— Faut pas y aller ! T’es malade ! C’est pas pour toi ! Ça sent le pourri ton équipe ! qu’elle me disait, Valérie.

Voilà. Deuxième tour des élections municipales, ce dimanche 30 mars.
— Palpitations ?
— Non !
— Non ?
Vraiment non. Notre liste a été balayée au premier tour — le 23 mars —, 86 % à la droite. Le plus faible score pour une liste de gauche depuis l’histoire du suffrage universel dans le patelin !

« Goshui Kelni ! »