A la radio, une émission sur la poste pneumatique à Paris. Non, non, non, cet article ne se veut pas le chantre de la baladodiffusion. D’ailleurs, je ne dirai ni l’heure, ni la station, ni le jour. Une fois, voici trente ans, j’avais écrit à France Culture pour en savoir plus sur un programme qui m’avait enthousiasmé mais pour lequel j’avais manqué de réactivité et de vivacité, omettant, notamment, de relever les coordonnées des ouvrages dont l’animateur s’était servi pour concocter son sujet ; j’avais reçu une réponse polie (pas par pneumatique !) : on me remerciait de mon allégeance, de ma confiance… mais on clôturait le courrier par une observation, un brin désabusée, et qui sonnait presque comme une remontrance, à savoir que la radio était un média de l’éphémère.


A la radio, donc, une émission sur la poste pneumatique à Paris. Cette historienne qui rappelle que les bourgeoises du temps — certaines bourgeoises ! — pour tromper leur ennui, s’envoyaient, réciproquement, des pneumatiques que de jeunes tubistes ( de seize à vingt ans, ensuite, promotion oblige, on devenait facteur ) leur portaient à domicile.

Comme dit le titre.