Je reviens de la poste. L’air est humide et froid, mon col relevé et mon bonnet enfoncé sur le crâne. Les poings dans les poches, je marche sur le bas-côté. A gauche de la route. Vite.


Derrière moi, une voix :
— Bonjour !
Avant que je ne regarde en arrière, une jeune cycliste me dépasse. Je lui rends son bonjour. Mal assurée sur son vélo, elle ne se retourne pas. Je n’ai pas reconnu sa voix.


Elle s’engage dans une rue à sens unique. A contre-sens. Ce n’est pas un indice suffisant.


Ce matin, une jeune inconnue qui, elle, a identifié ma silhouette de dos, m’a souhaité une bonne journée. Je ne sais pas qui elle est.