Pas de Français sur le podium aux Mondiaux de Valkenburg. Point.
Les titres de France Inter sont invariablement chauvins.  La majorité des alpinistes emportés par une avalanche au Népal le sont, eux, Français.

Les informations sur cette radio qui me tire du lit chaque matin sonnant sont traitées au travers du prisme national.

Je ne suis pas multilingue mais j’ai eu l’occasion de constater qu’ailleurs le prisme est identique. Le cyclisme belge doit pavoiser et l’alpinisme hongrois ignorer qu’un sérac s’est détaché des hauteurs du Manaslu.

En raison d’un mouvement de grève lancé par une partie du personnel de France Bleu Berry — un demi-poste de technicien à Châteauroux (Indre) serait menacé de redéploiement sur Nancy(Meurthe-et-Moselle), ou le contraire — nous ne sommes pas en mesure de diffuser nos émissions habituelles.  Un programme musical de substitution vous est proposé sur l’ensemble des chaînes de Radio France.

Ah, les jours de grève à France Inter*, c’était un déchirement de partir à l’usine ! Mille embrassades aux concepteurs de la bande son de ces jours dédiés à la musique.

Aujourd’hui, retraité, je pourrais m’enfoncer dans un fauteuil et jouir de la programmation.

Non.

Dans un prochain billet, j’exposerai ce qu’il me semble en être de la propension des retraités à se trouver débordés en permanence.


*
— Vous auriez pu choisir une autre station plus conforme à vos goûts !

— Nenni, je vous entends ; en campagne, c’est la radio qui vous choisit pas le contraire. Encore heureux quand on capte également dans la salle de bain.