J’adresse une amicale pensée à cette amie de blogue qui m’honore en croyant déceler dans mes tortueuses productions un zeste de filiation entre Marcel Proust et votre marionnettiste, lequel, du temps où, assis ou vautré sur son canapé de cuir griffé — même si vendu dégriffé, à l’époque, au prétexte que la varicelle avait tavelé la peau ôtée à l’animal, sans son consentement, j’imagine — il se rêvait capable d’épurer son style à la hauteur d’un Jules Renard.

« La poule pond. »
Cette magnifique, mais courte, nouvelle n’est pas issue de la plume de Jules Renard, ni de celle du volatile. C’est un de ses amis qui la lui lance, en le jalousant probablement, la citation est inexacte, je crois en avoir conservé l’esprit : « Un jour Renard écrira, “La poule pond” et il refermera son cahier sa journée faite ».

Je ne serai jamais Renard, quoique, si renard je devenais, nul greffier ne souillerait, de Mamoune, les jardins en carrés.

« Depuis deux nuits, trois peut-être, un jeune chat, odieux félin — nouveau au quartier, les anciens respectent le pacte que j’ai signé avec eux ( je leur laisse toute minette à dix lieues à la ronde, ils évitent nos quadrilatères alignés sur les solstices) — gratte la terre nue entre les pieds des fraisiers, y dépose ses excréments empuantis par la pâtée industrielle que sa maîtresse — assurément elle vit en appartement —  lui sert en abondance au retour de ses délinquantes sorties nocturnes, disperse le substrat nourri au fumier équin et me laisse interdit, au matin, quand je découvre l’ampleur du bouleversement. »

« Le chat chie. »
Ça n’a pas la classe de Jules Renard, ni le parfum d’aucune madeleine.