vendredi 19 juin 2009
Adversité -1-
Dans les poches de mon pantalon — je ne suis pas de ceux qui partent travailler en bermuda — : un canif à trois lames dont une à dents de scie, un poinçon, une vrille et un tire-bouchon ; un mouchoir en papier froissé ; une clé USB munie d’une dragonne blanche — ça c’est pour une poche — un petit bristol plié sur lequel on peut lire : tomates, mozarella, salade, fruits ; un boulon ramassé sur le trottoir ; un porte-monnaie fatigué (très fatigué) ; un trousseau de clés identifié comme le mien par une reproduction en plastique souple d’une case de bande dessinée de Boule et Bill sur laquelle Boule conduit une caisse à savon rouge, Bill à son côté, les oreilles au vent, sourit, le garçonnet tient le volant à deux mains, au dos du morceau de plastique noir et souple se tenait l’adresse du fabricant de l’objet : elle est effacée, quatre clés autour de l’anneau d’acier dont une en alliage de couleur laiton et une plus petite que les trois autres pour ouvrir la boite à lettres, un ingénieux petit dispositif pour glisser un jeton de charriot de supermarché, le couvercle translucide mais qui s’opacifie avec le temps, pivote autour d’un axe, le logement destiné au jeton est vide, la clé magnétique de la voiture s’apparente à une carte de crédit un peu épaisse, sur un des côtés, une encoche libère, moyennant une traction conséquente, une clé de secours au cas où la pile défaillirait ; une bobinette de fil de coton vert DMC ; une épingle à nourrice : la boucle destinée à donner l’effet de ressort de l’épingle s’est écrasée, on jurerait un bretzel d’acier ; un noyau de cerise blanc ; un papier de bonbon transparent roulé en boule.
J’aurais juré y avoir mis, en quittant mon travail, une enveloppe qu’un mien collègue m’avait glissée à l’attention de Mamoune ; il faudra croire que je l’aurais insérée dans la poche d’un qui me ressemble.
Je voulais écrire sur mon bol de thé, le chagrin que m’a donné la perte de cette enveloppe m’en a ôté et le caprice et l’appétit.
Commentaires
Etes-vous sur que le mouchoir en papier froissé en est-un? N'est-ce pas l'enveloppe chiffonnée?
Elle est peut-être tombée dans la voiture sur le chemin du retour.
Une autre idée : vous n'avez pas changé de pantalon en rentrant du boulot ? Non, y aurait pas la clef de voiture.
Peut-être est-elle restée tout simplement sur votre lieu de travail ? !
C'est pas des poches! c'est des sacoches! Si ça tombe tout au fond ,il y a votre lettre bien pliée ,à plat... Envoyez un spéléo, il vous dira.. Je vous charrie.. mais je comprends que ça doit être très embêtant ...
Vous allez la retrouver...
Oh, mais oui Papistache vous allez la retrouver. Vous la lui donnerez ce soir, et puis tout sera terminé.
C'est vrai qu'il y a plein de choses dans vos poches... je me demande comment vous faite pour y garder tout ça.
Je vous souhaite de la retrouver! Peut-être s'est-elle glissée sous une couverture dans le coffre de la voiture? comme la carte de crédit de Mamoune?
Je comprends que vous en perdiez l'envie d'écrire sur votre bol de thé... Il n'y a rien de plus énervant que d'égarer des choses auxquelles on tient! Ce soir, vous nous annoncerez sans doute que vous l'avez retrouvée!
ce ne sont plus des poches,c'est le sac à main de TEB!!!
C'est une grande injustice envers les femmes. Leurs vêtements ont rarement de grandes poches fourre-tout. On nous condamne à avoir des sacs.
Bisous à tous les deux
mais que diable, faites-vous avec du fil vert dmc dans la poche ? Nostalgie des prés, de la forêt, de votre jardin ou faites-vous du point de croix ?
Rebisous
Plaignez vous ! Les miennes sont sous mes yeux !
Je suis sûre que vous allez la retrouver cette enveloppe, mais, qu'importe le flacon, c'est comme pour votre bol..;
J'ai peur d'être bien trop elliptique...
Un manque de bol?
Il y en a donc un qui vous ressemble, je vous croyais unique !
Papistache, vous vous êtes sans doute trompé de pantalon.
C'est drôle mais je ne vous vois pas aller au boulot avec tout ce fatras dans vos poches !!!
Dans la poche du veston ?
Dans la poche poitrine de la chemise ? (zut, vous l'avez lavée hier soir ;-))
Ma grand mère faisait un noeud à une ficelle qu'elle accrochait à une porte. Quand la ficelle tombait, l'objet était retrouvé...
Remarquez, elle n'a jamais retrouvé son paquet de coquelicots (la ficelle est peut être encore sur la porte ??? à vérifier !!!)
Heu... bon, je divague et le boulot attend
Bonne fin de semaine
Un inventaire à la Prévert .... on y retrouve la pelotte de ficelle, les épingles de sûreté, la seconde d'inattention et la fleur qu'on appelle souci !...
Si Papistache était une Mamiestache, je vous dis pas le contenu de son sac....
Ah ça, c'est tout à fait le genre de note qui plait à mon côté voyeur, j'aime entrer dans l'intimité simple du quotidien, qu'il soit vrai ou faux d'ailleurs ;-)
*<;o{ )
Aude, je ne suis jamais sûr de rien, savez-vous !
Il ferait beau voir cela, Walrus ! Quant à changer de pantalon sans viser les poches, je ne fais jamais !
Seule, toute la nuit ? Brigou, est-ce sérieux ?
Ce sont des sacoches, Tilu, effectivement.
Valérie, deux poches devant, deux poches derrière, quatre poches...
Tilleul, allez j'avoue, je voulais surtout donner l'inventaire de mes poches, l'idée de l'enveloppe m'est venue à la fin de mon inventaire, j'aurais dû arrêter plus tôt.
Oui, Maminette, mon sac à poches.
Claire, mais j'ai aussi une serviette noire...
Le fil DMC ? Il date de l'époque où j'ai montré à Grenouille comment nouer un fil d'une seule main.
Couchez vous plus tôt Tiphaine...
Oui, MAP, vous avez raison, fausse piste...
C'est que vous regardez trop vite, Teb, à quoi serviraient des poches si elles restaient vides,
Bien vu Miss-ter, je voulais juste écrire un petit inventaire.
Caro, si j'étais une femme, Mary Poppins m'envierait mon sac.
Vous n'êtes pas la seule Cartoonita à revendiquer votre voyeurisme. Ne le sommes nous pas tous, un peu.
ça me fait penser que sur la tablette de l'entrée, dans le tas d'enveloppes à poster, j'ai une enveloppe pour vous depuis un certain temps : faudrait que je mette le nez dehors pour pousser jusqu'à la poste moi, la semaine prochaine...
*<;o{ )
Ah ! Vous y avez repensé, Sandrine, j'avais peur de paraitre un peu lourd. A quoi ne faut-il pas se résoudre...
Prenez un chapeau, je vous trouve pâlotte, le soleil pourrait vous étourdir...
