Papistacheries

Vains petits écrits

mercredi 30 avril 2008

Allez ! Asseyez-vous, la leçon reprend

Ce matin Grisette est repartie de bonne heure.
Finalement ce ne fut qu’une courte halte
sur la route vers Saint-Brieuc.

Un fest-noz pour lequel
une amie l’a invitée...
à tenir la buvette !

La couture mène à tout !
Elle repassera — ça, c’est plus dans ses cordes.
Repasser ! — en fin de semaine.
Peut-être !



Petit cours de jardinage sommaire (suite)


Avertissement : Je ne vais livrer que mon expérience personnelle.
Elle ne vaudra donc qu’à titre d’illustration et non de dogme.


                Mes lectrices s’interrogent.
                Un jardin exige-t-il énormément de soins ?
                Oui et non !
                Oh ! Je croyais que le Percheron n’était point Normand !

Un jardinet !
J’ai choisi un terrain à la mesure de ma disponibilité. Essentiel.
Ne pas se montrer gourmand si on sait devoir compter son temps.

Exemple : les rosiers !

Exigeants les rosiers ?
Oui,

    entretenir la terre nue au pied des arbustes se révèle assez contraignant.
Outre que la terre est basse, éliminer les herbes indésirables (pas mauvaises, juste indésirables) cela prend du temps et la fréquentation des branches couvertes d’épines est susceptible de provoquer quelques égratignures disgracieuses. Je suis manucure !


Solution : Faire en sorte que la terre ne soit jamais nue au pied des rosiers.
Ma solution ( j’ai dit que je ne traitais que mon expérience) : J’ai repiqué cent boutures de pervenches qui forment un paillasson qu’aucune indésirable ne parvient à franchir. Nos rosiers émergent d’un tapis émeraude et bleu du plus bel effet !
Pour combler quelques trous dans la moquette, j’ai semé des graines d’herbe à Robert.
Si vous saviez comme l’herbe à Robert me plaît. C’est une conquérante qui s’étale et fleurit jusqu’aux gelées.


Les rosiers = sort réglé = quasiment pas d’entretien hors la suppression des fleurs fanées.


Je n’ai pas dix règles, ni cinq, ni quatre. J’en ai une !
Je couvre le sol.

Exemple : les rhododendrons, les azalées, les hortensias. Je répands des écorces de pin au pied. Le sol reste frais et ne demande pas de sarclage épuisant.



Les fleurs annuelles sont contraignantes : semis, éclaircissage, arrosages, repiquage, désherbage.
Je leur préfère les plantes vivaces. Pour les néophytes, ce sont celles qui résistent à l’hiver et repartent de leur souche au printemps, ou qui gardent une partie aérienne en hiver et qui bourgeonnent dès que les beaux jours reviennent.
Très vite, elles s’étalent et leur masse freine l’ardeur des indésirables, de plus le sol est recouvert d’écorces ou de végétaux broyés.


Mes chouchous : des buis, des lupins, des pavots, des bleuets, des marguerites, des bruyères, des crucianelles, des fraisiers des bois, des iris, des hémérocalles, des lavandes, des fougères, des lysimaques, des arums, des asters, des œillets, des violettes, des plumbagos, des pivoines, des menthes, de la mélisse, des fuchsias, des géraniums (pas des pélargoniums, attention !), et des bulbes, des bulbes, des bulbes...

Autre secret : accepter que poussent des plantes qui ont décidé de s’installer là, à leur guise. Co-habiter avec elles, ne pas jouer son petit Louis XIV. Les primevères qui se ressèment partout, ainsi que les euphorbes, les violettes, les marguerites, les myosotis, les lunaires, les nigelles, les campanules, les delphiniums, les onagres, les digitales, les soucis, les pensées, les giroflées, les bugles, etc...


Exemple : La pelouse. Pourquoi vouloir un gazon anglais si c’est se rendre esclave d’une tonte tous les six jours ? La laisser fleurir, la pelouse. Une pelouse fleurie, c’est joli, surtout si on a pris soin de mêler des graines de fleurs aux graines de gazon. Se contenter de tondre des passages sinueux pour aller d’un point à un autre.


                    S'amuser.
                    Etre spectateur.
                    Se laisser surprendre.

                                                                J’en ai trop dit.
                                                                Un résumé ?

Non, je vais plutôt souligner quelques points clés.
Logiquement, vous auriez déjà dû les repérer.

Sinon, passez faire un tour à la maison.
Un jour où on est là !

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mardi 29 avril 2008

Petit cours de jardinage sommaire

"Petit cours de jardinage sommaire :
    Un jardin...est un lieu clos... en forme de
jardin...qui comporte huit côtés. Si l'on partage le
jardin en deux par le milieu
(ce qui n'est pas à
conseiller...)
    On obtient deux moitiés de jardin..."

Euh ! Papistache, ce n'est plus du pastiche mais du plagiat... et piètre encore !

Que tu souries aux doux poèmes de l'ami Bobby soit...
mais au moins, si tu veux lui rendre hommage, hausse un peu le niveau.

Deux amies internautes me demandent un conseil pour réduire l'entretien du jardin sans pour autant tout riblonner ni bétonner  à outrance, ou en Charente voire dans les Vosges.

"... voilà, voilà comment on s'y prend...
la toute première fois, on hésite un peu...
après ça va beaucoup mieux..."


Les chœurs : "Non, on veut du vécu, de l'authentique. 
(On cultive de l'authentique, dans ton jardinet, Papistache ? )

Toi, ma Galinette, tu poses trop de questions...

Déonnnng ! Déonnnng !
— Qui sonne à cette heure ?
— Oh ! C'est Grisette !
— Grisette ? Elle est à Toulouse !
— Eh ! Non ! Ou alors, Toulouse touche au jardinet !














Veuillez m'excuser pour l'arrêt brutal de cette chronique. Une visite éclair de Grisette pour ses vieux parents z'émus mérite une suspension d'audience.

Le cours reprendra demain, à la même heure.


A demain !

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lundi 28 avril 2008

Migration pendulaire

Chaque matin,
    en voiture,
        toujours au même endroit
de l’avantage et des inconvénients de partir à  heure régulière
            nous le croisons.

                            Même dégaine,
                            même silhouette,
                            même coup de pédale un peu heurté.

                            Un homme.


        Un homme,
            à vélo,
                blouson ouvert,
                    tête nue
même en hiver
                mains au guidon ;
            il quitte le lieu
        où nous allons
    pour se rendre
là d’où nous venons.

Un navetteur.


Peut-être vient-il de plus loin pour aller encore plus loin ?

Nous ne le connaissons pas et pas facile de nouer une conversation  sur une départementale. Zou !

Ce n’est pas le coup de pédale de l’amateur de cyclotourisme.

                    Une allure lente
                    — ça monte un petit peu dans ce sens, on quitte la vallée
                     des vêtements civils
                    (point de panoplie à la publicité et aux couleurs tapageuses).

Un ouvrier qui se rend à son travail ?


Ce n’est pas l’allure d’un promeneur du dimanche.

                        Dans l’obscurité des mois d’hiver,
                        sous la pluie,
                        la grêle,
                        il monte son petit chemin de croix
                        chaque matin où nous descendons vers le fond de la vallée.

                   

Nécessité.


Ce n’est pas un écologiste adepte des transports alternatifs.
Encore que : une ! deux ! une ! deux !

    Il pédale.
    En force.
    Pas en souplesse.
    Peut-être un avare voulant économiser sa voiture ?
    Ou un masochiste ?
    Ou un pauvre ?
    Un navetteur de retour d'un after ?

Un amant qui quitte de bon matin les draps accueillants d’une maîtresse aimée et qui s’en retourne au domicile conjugal ? Amant chassé par l'arrivée du mari veilleur de nuit ?

Il me ressemble, comme se ressemblent deux Percherons secs, barbus et chauves.

    J’aurais cette position sur le vélo.
    La selle un peu plus haute peut-être ?
    Il me ressemble dix fois plus que mon frère ne me ressemble.

D’ailleurs, si Épouse-Aux-Ongles-De-Nacre ne me pinçait pas la cuisse, chaque matin, je pourrais croire que c’est la part de mon être se refusant à pointer qui s’en revient à la maison quand l’autre poursuit sa route vers la salle des machines.

— "Aouille !"
                                Je tourne la tête,
                                                                il a disparu.

A demain !

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dimanche 27 avril 2008

MAMOUNERIES CHAPITRE I

galet_trou_Oui, ce galet, je l'ai retrouvé.
Il lévite au-dessus de la masse de ses non-semblables.
J'espère que vous ne voyez pas l'artifice qui le maintient en l'air.

Ce matin, pendant  que Papistache poursuivait sa nuit, ( il ne se lève plus aux aurores depuis que notre thé nous le dégustons de nouveau seul à seule) j'ai brassé le monticule.

Vous m'avez convaincu qu'il portait bonheur : deux jours consécutifs de soleil ! ! !


galet_rouge

"Petit Rouge !

Que fais-tu là ?
Chaque fois que je te vois, j'ai envie de t'éplucher et de te manger, mais tu es trop dur pour être une pomme de terre."

Il me sourit tous les matins.
Je rentre : il me sourit encore.

        "Mille percés, peut-être,
        ou cent, mais...
        rouge ? Un seul !"


rivi_re_galets1900 kg de galets pour une rivière sèche et sonore.
Il en rêvait, il l'a faite (voici deux ans).

Cette photographie, je l'ai prise depuis la chambre rose ce matin.

Votre Papistache  (il m'arrive maintenant de l'appeler comme ça, moi aussi ) promène sa brouette. La récolte semble avoir été bonne.

Un bon potage aux galets ! !
Je vous ferai goûter quand vous passerez.

Clin d'œil !

Mamoune


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samedi 26 avril 2008

Comment occuper un après-midi avec un simple trou dans un galet

Mamoune a troué un caillou.
Attendez ! J’ai un doute !
— Épouse-Aux-Épaules-Rosies-Par-Le-Soleil, tu m’as bien dit que tu avais troué un caillou, en triant les  galets.
— Petit-Homme-Pas-De-Savoie, si tu écoutais avec plus de concentration, tu m’éviterais les répétitions.
— J’écoute !
— J’ai trouvé un caillou...

Oh ! Pardon ! Elle a trouvé un caillou.
En triant les galets ?

— Épouse-Aux-Épaules-Rougies-Par-Le-Soleil, quel intérêt à me dire que tu as trouvé un caillou dans un tas de galets.
— C’est que, Époux-Trop-Dilué, si tu avais écouté ma phrase jusqu’au bout , tu aurais entendu que le caillou trouvé était troué.

Elle a trouvé un caillou troué dans un tas de cailloux triés.
— Pas triés ! A trier !

Je sens que d’aucunes souhaiteraient savoir de quels jeux nos samedis sont faits pour que Mamoune trie, au soleil, des galets dont l’un était  troué.

Photographie.


Sous la fenêtre de la cuisine, Mamoune aime à voir s’épanouir d’odorantes espèces végétales or elle aime également, le soir venu, à fermer les volets. D’où l’ingénieux dispositif qui consista, voici quelques années, à dresser d’instables, mais élégantes,  bûches, destinées à supporter les  jardinières, à l’intérieur desquelles s’enracinent, au printemps, selon l’année, surfinias, géraniums ou pissenlits.

Mais les galets ?
Ah ! Les galets !
C’est que les bûches avaient une fâcheuse et répétitive tendance à quitter leur station verticale les jours de brise. Votre ami, buveur de thé, avait donc cloué une large base circulaire à l’une des extrémités de ladite bûche et ayant posé cette dernière  sur la terrasse, il avait savamment balancé une brouettée entière de galets  pour lester la marmoréenne colonne de sapin. Ce qui, cerise sur la sellette, offrait l'avantage de cacher le disque inesthétique, et la réalisation plut... jusqu’à ce matin, où Mamoune décida de rénover l’ouvrage.

Armée de patience, elle entreprit de nettoyer— à la brosse à dents (usagée)— chacuns des galets (deux brouettées, une paille !) avant de les remiser jusqu’à la prochaine glaciation. Et c’est ainsi, qu’elle en trouva un troué — à mon humble avis, nous l’avions acheté en cet état — mais allez vérifier l’intégrité de deux tonnes* de galets bennés au fond de la cour ! D’autant que c’est moi, le buveur de thé patenté,  qui avait réceptionné la livraison !

Voilà ! Épouse-Aux-Épaules-Brunies-Par-Le-Soleil dort du sommeil du cantonnier heureux. La terrasse attend son nouvel aménagement, les galets lavés, briqués, polis dorment en un endroit dont je ne vous révèlerai pas l’existence, pour deux raisons et surtout la première.

Le galet troué trouvé attend que nous ressortions la facture pour nous faire rembourser, à moins que je ne parvienne à persuader Mamoune qu’il n’existe pas meilleur porte-bonheur au monde, auquel cas je le lui ferais monter en  sautoir. Il me reste la chaîne d’un antique cadenas qui barrait le portail, quand voici cinq ans nous acquîmes la maison.

Épouse-Bronzée sera sensible au symbole !

*Une autre fois, je vous conterai l'usage que nous fîmes des 1900 kg restant. J'assume l'entière responsabilité de cette erreur : commander deux tonnes de galets, à la légère, ne pouvait venir que du Papistache, vous l'aviez deviné !

Et en prime, à partir d'aujourd'hui, un feuilleton signé par votre buveur de thé (préféré ?) qui paraît chez les Fanes de Carottes.

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vendredi 25 avril 2008

MES COLLEGUES DE TRAVAIL SONT FORMIDABLES

— "Tu sais, Papistache, j’ai pas envie que tu prennes ta retraite !
— Et pourquoi ?
— Parce que moi, j’ai pas encore profité de toi et que ça me manquerait si tu partais.
— ..."

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jeudi 24 avril 2008

Le thé fut amer

Le thé fut amer,
mais on l’aime assez ainsi.

Le thé nous fut amer.
Nous futâmes.
Nous foutîmes.
Nous foutûmes.
Foutu thé,
thé foutu,
foutu t'es !

Le thé fut ta mère ?
Le thé ? Fut’ amer !
Fut’ pour futal, pantalon.
Pantalon amer.
Pantalonne amère.
Amère pantalonnade.

Le thé fut amère maison. Lait ! Massez ! Un scie.
Lait massez un scie pour “Massez-les ! Hein ? Si !” ?

“Massez-les ! Hein ? Si !”
Et j’embraye sur “le thé fut”, le thé fut c’est  le futé !
Le técélefuté !

Futé maison.
L’amer futé, mais on l’éminçait assis  hein ?
La mère futée, on l’éminçait ? Hein ? Mais ? Ah ! Si !
Ah ! Si la mère futée on l’éminçait, hein ?
La mère ? Hein ?
La mère  Hein dit hein ?
L’Amérindien ?

L’Amérindien ? On fut télé mince, hé !
On fut. Futon.
Futon ! Télé ! Hé, mince, l’Amérindien !
Mince fut ton thé. Héler l’Amérindien !
L’Amérindien ? L’Apache ?
Elle est l’Apache ?
L’Apache ailé ?
Mince fut ton thé , l’Apache ailé !
Lapachélé !
Ailé ! Pas ailé ? Emplumé  ?
Pas zélé l’emplumé !
L’Apache emplumé, pas zélé, ton thé fut mince.

Mince ? Tant que cela ? Très, très ?
Très mince ! Tremens !

Thé tremens de l’Apache.
De l’Apache ailé pas zélé.
Délire de thé et des litres. Hé. Litres de thé.
Élytres de thé ?
Élytres de cafards.
Cafard.
Délire. Tremens. Cafard. Pas zélé, Fêlé !
Pazéléfélé !

Le thé fut amer.
Mais on l’aime assez ainsi.

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mercredi 23 avril 2008

Thé CDLXXIX

Ce matin, la routine  filait, légère.
La bouilloire chantait comme chantent les bouilloires.
La table était dressée, sur ses quatre pieds. Confitures, croûtons, cuillères... bref tout se tenait à sa place.

Le grain de sable.

Par quel concours de circonstances me suis-je retrouvé la bouilloire dans la main droite et le sachet de thé dans la gauche ?
        Qu’importe, il fallait assumer !
            D’un geste propre et clair, j’ai lancé le sachet en direction du bol.
                Il est retombé juste à côté !




Et je n’ai plus su quoi faire.




                                                        Vraiment !

Si je versais l’eau dans le bol, j’ai immédiatement compris que le sachet ne pourrait pas infuser puisqu’il était hors de son récipient.
Si je versais l’eau sur le sachet, j’ai immédiatement compris que l’eau allait se répandre sur la table et, fort logiquement, sur le sol.

Oh ! J’entends !



C’est facile aussi ! Vous êtes assis, le ventre plein, à siroter cette chronique ; vous êtes jeune ; vous êtes une femme (majoritairement) ; vous êtes réactive.
Je ne clame même pas que j’aurais voulu vous  y voir.
                VOUS auriez su !


JE N’Y AI PAS PENSÉ !


La bouilloire commençait à peser au bout de mon bras et ma tendinite réclamait un soulagement rapide. Je me suis assis et j’ai posé l’amie joufflue sur mon genou. Pour soulager mon coude.




Je voyais ce bol vide et ce sachet échoué à trois centimètres à peine. La ficelle touchait le ventre dudit récipient.
J’ai cru que la bouilloire fuyait et que mon pantalon se mouillait.
— Non ! ai-je fait, en reposant l’objet sur  la paillasse.  Le pantalon est bien sec. Mieux repassé qu’au petit matin, même, aurais-je juré si j’avais eu quelque foi.

Epouse-Occupée-Ailleurs-Au-Moment-Du-Drame est arrivée. Elle a lu dans mon regard et a attendu mes explications.


En m’enduisant d’une épaisse couche de Biafine,
elle m’a expliqué ce qu’elle aurait fait.
Ce que VOUS auriez fait.


La brûlure cicatrisera.
Épouse-qui-sait-se-Taire-Quand-Parler-Est-Inutile ne m’a pas dit que, voici quelques années, j’aurais encore eu la présence d’esprit que vous vous accordez.
Elle a soigné le genou, saisi le sachet entre deux doigts et versé dessus l’eau à 85° C.
Personnellement, je préfère un peu plus chaud.

J’ai baissé le nez !
Qu’avais-je de mieux à faire ?

Le thé fut amer, mais on l’aime assez ainsi.

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mardi 22 avril 2008

Les proverbes sont particulièrement utiles dans les cas où, de nous mêmes, nous ne trouvons pas grand-chose pour nous justifier.

proverbe

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lundi 21 avril 2008

De la virtualitude des choses

J’emmerde bien du monde en voulant sortir de mon registre  habituel. Je ne devrais pas essayer de penser, c’est au-dessus de ma faculté (fém. sing.)

Caro_carito, me voit prisonnier d’un jeu vidéo, créature fantasmée !
Map avoue rire. Rit-elle de moi ou à cause de moi ?
Tilu, me tend la main en me reconnaissant comme son frère en évasions.
Véron m’invite à faire les trottoirs des villes.
Kloëlle se retient d’imiter mes délires, trop d’éducation, peut-être ?
Walrus apprend la géographie des régions françaises.
Miss-Ter se pose des questions douloureusement existentielles ; elle se recouche tôt.
Ekwerkwe découvre à son tour l’existence de la région qui mobilise Walrus.
Juste avant de me détruire, Val prend quand même la précaution d’user d’un anesthésiant.
Walrus rejoint Miss-Ter en ses préoccupations philosophiques,  la Belgique hausse le débat. Elle l’ose également !
Et le merci de Janeczka sonne douloureusement à mes oreilles, son commentaire respire l’antiphrase ou je ne comprends plus l’anglais !


Mon billet d’hier m’avait semblé si léger qu’il avait bien fallu  que je contrebalance sa mollesse par un titre un peu profond.  J’ai peur que le gouffre ait englouti le peu de sel de ma folie.

Mon délire de cinglé d‘hier — cinglé = un peu fou, peut-on être “complètement cinglé” ? Je ne crois pas, car comment être “complètement un peu fou” ? mais “un peu cinglé”, ce serait “un peu un peu fou” ; optons donc, s‘il plaît à Manu, pour “définitivement cinglé” donc “définitivement un peu fou”, on a connu des précédents de bonne compagnie en cet état  —, me paraissait totalement irréel donc absolument pas virtuel.
Mais si son contenu ne l’était pas, mon billet l’était, lui, virtuel ! Imprévisible ! Ou alors était-il déjà sous-jacent dans mes écrits précédents, possible ?

— Personnellement, conclut le praticien en blouse blanche, je pencherais pour un abus de verveine citronnelle.

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