Papistacheries

Vains petits écrits

mercredi 23 avril 2008

Thé CDLXXIX

Ce matin, la routine  filait, légère.
La bouilloire chantait comme chantent les bouilloires.
La table était dressée, sur ses quatre pieds. Confitures, croûtons, cuillères... bref tout se tenait à sa place.

Le grain de sable.

Par quel concours de circonstances me suis-je retrouvé la bouilloire dans la main droite et le sachet de thé dans la gauche ?
        Qu’importe, il fallait assumer !
            D’un geste propre et clair, j’ai lancé le sachet en direction du bol.
                Il est retombé juste à côté !




Et je n’ai plus su quoi faire.




                                                        Vraiment !

Si je versais l’eau dans le bol, j’ai immédiatement compris que le sachet ne pourrait pas infuser puisqu’il était hors de son récipient.
Si je versais l’eau sur le sachet, j’ai immédiatement compris que l’eau allait se répandre sur la table et, fort logiquement, sur le sol.

Oh ! J’entends !



C’est facile aussi ! Vous êtes assis, le ventre plein, à siroter cette chronique ; vous êtes jeune ; vous êtes une femme (majoritairement) ; vous êtes réactive.
Je ne clame même pas que j’aurais voulu vous  y voir.
                VOUS auriez su !


JE N’Y AI PAS PENSÉ !


La bouilloire commençait à peser au bout de mon bras et ma tendinite réclamait un soulagement rapide. Je me suis assis et j’ai posé l’amie joufflue sur mon genou. Pour soulager mon coude.




Je voyais ce bol vide et ce sachet échoué à trois centimètres à peine. La ficelle touchait le ventre dudit récipient.
J’ai cru que la bouilloire fuyait et que mon pantalon se mouillait.
— Non ! ai-je fait, en reposant l’objet sur  la paillasse.  Le pantalon est bien sec. Mieux repassé qu’au petit matin, même, aurais-je juré si j’avais eu quelque foi.

Epouse-Occupée-Ailleurs-Au-Moment-Du-Drame est arrivée. Elle a lu dans mon regard et a attendu mes explications.


En m’enduisant d’une épaisse couche de Biafine,
elle m’a expliqué ce qu’elle aurait fait.
Ce que VOUS auriez fait.


La brûlure cicatrisera.
Épouse-qui-sait-se-Taire-Quand-Parler-Est-Inutile ne m’a pas dit que, voici quelques années, j’aurais encore eu la présence d’esprit que vous vous accordez.
Elle a soigné le genou, saisi le sachet entre deux doigts et versé dessus l’eau à 85° C.
Personnellement, je préfère un peu plus chaud.

J’ai baissé le nez !
Qu’avais-je de mieux à faire ?

Le thé fut amer, mais on l’aime assez ainsi.

Posté par Old_Papistache à 23:59 - Commentaires [21] - Permalien [#]

Commentaires

Oh! Chouette! Un thé!

Que c'est doux, de lire un thé comme avant...

Posté par Val, jeudi 24 avril 2008 à 00:19

Hibou, genou, thé où ?
Nouvelle façon de réviser sa grammaire !

Posté par MAP, jeudi 24 avril 2008 à 00:59

Repasser à la bouilloire... wouaow, quelle idée de génie! (excusez du mot , je sais qu'il crisse à vos oreilles) Nous allons enfin pouvoir petit déjeuner tout en nous débarrassant de cette tâche ingrate... quel gain de temps! Merci Papistache pour l'idée...

Posté par tilu, jeudi 24 avril 2008 à 08:03

Tiens ! Me suis-je dit tu thé trompée ? tu as mal cliquethé ? thétais pas réveillée , thé fatiquée ?
Bé non Papistache nous a bien conviés à une de ses thérapies dont il a le secret !
Thé trop fort Papi !
Chat l'heureusement
Joëlle

Posté par LE CHEMIN DU BON, jeudi 24 avril 2008 à 08:14

J’AURAIS sorti le tube de biafine ... mais Mamoune-la-thérapeute-aux-herbes-magiques n’utiliserait jamais ce grossier placebo ... J’ai ouïe dire que le millepertuis soulageait les cautères... En gelée ou en miel ?!... peut-être une huile ? ... Une bise à tous les deux... même si ça ne guérit pas les brûlures....

Posté par miss-ter, jeudi 24 avril 2008 à 08:47

Je lis les commentaires et je m'aperçois qu'apparemment, je suis la seule à être crédule?

Posté par ekwerkwe, jeudi 24 avril 2008 à 10:10

Ekwerkwe , il n'y a pas de brûlure sans feu !.... un peu de bon thé ne peut nuire , plaignons le !
L 'eau de Javel diluée ( pas sur le pantalon ) peut remplacer la biafine mais pas l' Épouse-fée-parfaite .

Posté par véron, jeudi 24 avril 2008 à 14:49

Il valait mieux brûler le genoux plutôt que la table, non?
Et grâce à ce thé, voilà une bonne idée pour le repassage, quand le fer sera en panne...

Posté par tilleul, jeudi 24 avril 2008 à 16:58

Thé 479

"Que c'est doux, de lire un thé comme avant..." Ah ! La nostalgie des années 2007 ! Toute notre jeunesse ! N’est-ce pas ?


MAP, oui, ici, le thé est très ludique. Instructif, un peu ! Ludique toujours !

Tilu et Tilleul sont dans un bateau. Tilu repasse à la bouilloire et Tilleul fait infuser ses fleurs de thé dans le fer à repasser quand sa bouilloire flanche.
Laquelle des deux obtiendra le meilleur thé ? Le meilleur repassage ?
Le linge le plus parfumé ?
Le thé le plus à point (thé délicat, rayonne, thé blanc, soie, thé noir, coton, thé fumé, lin...) ?

Avec les Papistacheries on remonte parfois le temps Joëlle. Thé 479 quand même !

Miss-Ter, Mamoune est meilleure cuisinière que guérisseuse. Sa pharmacopée est assez basique et elle ne se rêve pas en vieux druide de l’antique forêt du perche.

Équouéquoué, quoi ?
Naïve, allons, les lectrices de 2007 ont depuis longtemps appris à faire la part des choses.
Du bidon, la tisane au pépère !
En fait, je vous livre un secret de fabrique.
Tout est authentique jusqu’au moment où je vois atterrir le sachet à côté du bol. Une idée m’a traversé l’esprit : “Je tiens l’écriture de mon billet” Le reste est faribole, crainte, anticipation... mais pas encore tout à fait d’actualité

Véron, vous pensez bien que chez nous l’eau de Javel est hors de portée de mes petites mimines. Mamoune craint bien trop de me laisser seul avec de si dangereux composés.

Posté par Papistache, jeudi 24 avril 2008 à 18:03

Merci

Merci Papistache pour la crise de rigolade ! Votre commentaire à mon petit jeu m'a pliée de rire. Promis je ne dirais pas à Mamoune que vous lutinez la bonne.
J'ai gagné quoi ?
Chat l'heureusement
Joëlle

Posté par LE CHEMIN DU BON, jeudi 24 avril 2008 à 19:21

Et dire que j'étais persuadée avoir posté un commentaire très tôt ce matin....

Posté par kloelle, jeudi 24 avril 2008 à 19:21

Kloelle, c'est gentil de remplacer Teb pendant son absence. Quelle delicate attention de ta part...

Mouarf!

Posté par Val, jeudi 24 avril 2008 à 20:45

Cha prûlleee !

Posté par InFolio, jeudi 24 avril 2008 à 21:15

Ben moi j'arrive a la fin a cause de Netvibes, le the a refroidu et tout le monde est partu!
Poil au nombril!

Posté par Janeczka, jeudi 24 avril 2008 à 21:17

Thé 479 réchauffé

Joëlle conservez les roses, mais sur pied elles seront belles plus longtemps qu'en vase.

Kloëlle, il ne faut pas faire de rétention de commentaires, à la longue cela peut nuire à la santé et puis j'en ai besoin pour ma collec.

Oui, Val, c'est vrai que chacune de vous possède son style.

Ah ! InFolio, je n'arrivais pas à mettre un nom sur cette sensation. Merci, je note le mot dans mon lexique à la lettre P.

A propos de style, Janeczka arrive et permettez-moi de vous dire que je n'arrive pas à croire que vous puissiez parler comme vous commentez parfois. Je n'y arrive pas.
Mais je suis heureux que vous passiez.

Posté par Papistache, jeudi 24 avril 2008 à 21:47

Gel d'aloe vera chez nous. J'ai envie d'un thé, je vais aller me présenter à la bouilloire.

Posté par Loïs de Murphy, jeudi 24 avril 2008 à 21:57

Comment ca?
Vous aurais-je choque? pire? moins pire?
Expliquez votre pensee.
Vous n'y croyez pas? mais c'est parce qu'il faut le voir pour le croire!!

Posté par Janeczka, jeudi 24 avril 2008 à 22:00

Moi, Janeczka, j'y crois!

Janeczka aux deux langages...

Celui du poète, et l'autre du p'tit clown.

Posté par Val, jeudi 24 avril 2008 à 22:06

Confidence publique

Je crois, chère Janeczka, que vous forcez votre côté canaille et que la sensibilité qui s'exprime dans vos poèmes me laisse penser que votre naturel n'est pas celui que vous exhibez dans vos commentaires humoristiques.

Cependant, vous ne me choquez pas et je ne songe même pas un instant à vous conseiller quoi que ce soit. Agissez toujours comme bon vous semble.

L'enchaînement des commentaires se prêtait à ce que je vous livre mon sentiment.

Voilà, c'est fait.

Posté par Papistache, jeudi 24 avril 2008 à 22:07

Comme le dit Val, il y a les deux. J'aime rire en general et raconter n'importe quoi. Vous savez, une petite adulte.
Mais quand je pose le stylo sur le papier, c'est autre chose.
Ou bien aurais-je des problemes psychologiques de double personnalite?
Ce serait drole, tout de meme!

Posté par Janeczka, jeudi 24 avril 2008 à 22:11

papistache, je comprends JessyKitty, nous sommes parfois double et même en triplette et quadruplé question personnalité. Des gens à ne pas mettre dans des cases...

Au cas où, vous y penseriez...

Posté par caro_carito, jeudi 24 avril 2008 à 23:35

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