lundi 21 avril 2008
De la virtualitude des choses
J’emmerde bien du monde en voulant sortir de mon registre habituel. Je ne devrais pas essayer de penser, c’est au-dessus de ma faculté (fém. sing.)
Caro_carito, me voit prisonnier d’un jeu vidéo, créature fantasmée !
Map avoue rire. Rit-elle de moi ou à cause de moi ?
Tilu, me tend la main en me reconnaissant comme son frère en évasions.
Véron m’invite à faire les trottoirs des villes.
Kloëlle se retient d’imiter mes délires, trop d’éducation, peut-être ?
Walrus apprend la géographie des régions françaises.
Miss-Ter se pose des questions douloureusement existentielles ; elle se recouche tôt.
Ekwerkwe découvre à son tour l’existence de la région qui mobilise Walrus.
Juste avant de me détruire, Val prend quand même la précaution d’user d’un anesthésiant.
Walrus rejoint Miss-Ter en ses préoccupations philosophiques, la Belgique hausse le débat. Elle l’ose également !
Et le merci de Janeczka sonne douloureusement à mes oreilles, son commentaire respire l’antiphrase ou je ne comprends plus l’anglais !
Mon billet d’hier m’avait semblé si léger qu’il avait bien fallu que je contrebalance sa mollesse par un titre un peu profond. J’ai peur que le gouffre ait englouti le peu de sel de ma folie.
Mon délire de cinglé d‘hier — cinglé = un peu fou, peut-on être “complètement cinglé” ? Je ne crois pas, car comment être “complètement un peu fou” ? mais “un peu cinglé”, ce serait “un peu un peu fou” ; optons donc, s‘il plaît à Manu, pour “définitivement cinglé” donc “définitivement un peu fou”, on a connu des précédents de bonne compagnie en cet état —, me paraissait totalement irréel donc absolument pas virtuel.
Mais si son contenu ne l’était pas, mon billet l’était, lui, virtuel ! Imprévisible ! Ou alors était-il déjà sous-jacent dans mes écrits précédents, possible ?
— Personnellement, conclut le praticien en blouse blanche, je pencherais pour un abus de verveine citronnelle.
